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CPI: Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé libérés sous conditions

Le Figaro / La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a ordonné vendredi la libération de l’ancien président ivoirien, acquitté en janvier. Les juges ont toutefois assorti leur décision de plusieurs conditions, dont celle de résider dans un État membre de la CPI.

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye ont ordonné vendredi la remise en liberté conditionnelle de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.

La décision, lue par le président de la CPI, Chile Eboe-Osuji, a été prise à la majorité des cinq juges. L’ancien président ivoirien avait été acquitté en janvier par les juges de CPI des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et ordonné sa libération.

L’accusation avait fait appel de cette décision, sans grand espoir. En première instance, les magistrats avaient en effet mis en avant le manque de preuve solide dans le dossier du procureur. Sans grande surprise, les juges d’appel ont donc confirmé la décision. Ils ont cependant répondu en partie à la demande du parquet mettant une limite à la liberté de mouvement des deux accusés. «La Chambre d’appel a décidé à l’unanimité l’ajout d’un ensemble de conditions qui assortissent la mise en liberté» de Laurent Gbagbo, dont l’obligation de résider dans un Etat membre de la CPI en attendant un éventuel procès en appel, a déclaré le juge président.

Cette limite aussi était attendue. Laurent Gbagbo devrait selon toute vraisemblance se rendre en Belgique où vit sa seconde épouse depuis plusieurs années. Bruxelles a donné son accord pour recevoir l’ancien chef d’État. Charles Blé Goudé, ex-chef charismatique des Jeunes Patriotes, un groupe pro-Gbagbo, pourrait se rendre dans un pays européen. Plusieurs demandes ont été adressées par ses avocats, notamment à l’Allemagne.

La décision semble écarter pour l’instant un retour de Gbagbo en Côte d’Ivoire. Elle lui rend en revanche sa liberté de parole ce qui n’est pas sans conséquence à Abidjan.

Laurent Gbagbo avait été arrêté en avril 2011 et transféré en novembre de la même année à La Haye. Il était incarcéré depuis lors.

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