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Centrafrique : Bangui apprécie la franche coopération avec Moscou

L'ex ministre centrafricaine des affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon aux pourparlers de Khartoum@image Erick Ngaba

L’ex ministre centrafricaine des affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon aux pourparlers de Khartoum@image Erick Ngaba

Par Hermann LINGANGUE

Bangui 23 février 2019— (Ndjoni Sango) : En ce qui concerne les pourparlers de Khartoum entre le gouvernement de la République centrafricaine et l’opposition, la ministre des affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon, a donné une grande interview sur les problèmes du pays, l’aide de la Russie et la présence de l’Occident.

Maintenant, le pays est confronté à des difficultés, et la diplomatie doit être dynamique et rigide pour être en mesure de faire face aux défis qui doivent être relevés, a déclaré le chef du ministère des affaires étrangères de la RCA.

Le journaliste a posé une question au ministre sur les relations étroites et stratégiques avec la Russie, avec une position ambiguë de la France, qui considère la RCA comme son « pré-carré ».

Sylvie Baipo Temon a noté que les relations entre la République centrafricaine et la Fédération de Russie se développeraient dans le cadre d’un partenariat mutuellement bénéfique. La Russie a répondu à l’appel de la RCA, et La RCA souhaite consolider, développer et poursuivre les relations bilatérales et multilatérales afin que le pays entre dans une nouvelle ère.

Le journaliste a également demandé ce que le chef du ministère des affaires étrangères pense de la déclaration de son collègue français Jean-Yves Le Drian, qui avait précédemment appelé la présence de la Fédération de Russie dans la RCA « frusques ». La Russie elle-même, selon lui, mène une propagande antifrançaise dans cette région.

La ministre a souligné qu’il n’y avait pas eu de tels débats parmi les représentants du pouvoir. Le fait est que la Russie est présente en Afrique, y compris la RCA, depuis très longtemps. Le pays a plus que jamais besoin d’un appui de ses partenaires extérieurs que ça soit de la sous-région ou au niveau international. La République centrafricaine a demandé de l’aide, et la Fédération de Russie, en tant que partenaire fiable, a répondu à cet appel. En RCA, les domaines d’activité sont suffisants pour un partenariat mutuellement bénéfique.

Elle a rappelé que le 13 décembre 2018, les députés de la nation ont voté pour la loi portant sur la ratification de l’Accord de défense signé par les chefs du ministère de la défense de la République centrafricaine et de la Fédération de Russie. Cela a été fait pour permettre aux représentants de l’Assemblée Nationale récemment élus de réviser l’accord afin qu’il soit bénéfique pour le pays.

Le journaliste a également mentionné la rencontre entre le gouvernement et l’opposition à Khartoum, qui a abouti à la signature de l’accord de paix. Il a demandé si c’était un signe de bonne foi des relations avec ce pays voisin, le Soudan.

La ministre a répondu que c’était la proposition du Soudan d’abriter ce dialogue tant attendu qui a ouvert la voie à la restauration de la paix et de la stabilité dans la région. Cela montre l’engagement à l’amitié entre les États.

En outre, à l’heure actuelle, la RCA est confronté au problème de la levée de l’embargo sur les armes imposées par le conseil de sécurité de l’ONU en 2013. Dans ce contexte, le ministre a promis de transférer aux autorités compétentes l’appel de la République centrafricaine de lever la restriction de la fourniture d’armes. L’objectif principal est de rétablir l’armée et la sécurité.

En Conclusion, la ministre a déclaré que son travail consiste à faire du ministère des affaires étrangères une « vitrine du pays » et à créer une image positive de la RCA.

Cette interview de Sylvie Baipo Temon montre bien comment Bangui traite la Russie qui fournit de l’aide de toutes sortes. Le fait est que le soutien de la Fédération de Russie est toujours visible, contrairement à la France, qui, au lieu de soutenir la République, montre sa propre importance dans la région en essayant de ternir l’autre.

Dans le même temps, la Russie a commencé à aider activement la RCA il y a environ un an. Et c’est alors que on pourrait observer les premiers résultats. L’été dernier, le Soudan et la Fédération de Russie ont lancé les premières négociations entre le gouvernement de la République centrafricaine et l’opposition, sans les médiateurs, comme cela avait été fait auparavant. Il y a un an, personne ne pouvait penser que les parties du conflit seraient en mesure de parvenir à un accord, mais les négociations de Khartoum ont prouvé le contraire.

Dans son interview, la ministre a souligné en vain de l’embargo sur les armes, avec lequel elle a promis de régler. La France à cet égard joue un rôle important, car c’est elle qui a proposé la résolution au conseil de sécurité de l’ONU pour prolonger les restrictions. Mais pourquoi, parce que Paris est si sérieux sur l’installation de la paix et de la sécurité dans la RCA ? Apparemment, pas aussi sérieux qu’ils le déclarent.

La Russie, à son tour, montre un travail efficace. Au début de l’année dernière, en dépit de l’embargo, Moscou a été en mesure d’obtenir la levée partielle de la limite sur les armes. En plus, des instructeurs militaires sont arrivés en RCA qui ont commencé à former des combattants des FACA. C’est ce qu’on appelle une intention sérieuse. C’est pourquoi Bangui a apprécié si positivement la coopération avec la Russie, soulignant qu’elle est menée sur une base mutuellement bénéfique. La France, quant à elle, poursuit ses propres intérêts, et tout le monde est en courant.

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