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Centrafrique: les obligations des groupes rebelles au respect de l’accord de paix

Les chefs rebelles Abakar Sabone, Mahamat Alkhatim et Sidiki Abbas aux pourparlers de Khartoum@Erick Ngaba

Les chefs rebelles Abakar Sabone, Mahamat Alkhatim et Sidiki Abbas aux pourparlers de Khartoum@Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 4 mars 2019— (Ndjoni Sango) : L’accord de paix en Centrafrique, paraphé le 5 février à Khartoum puis signé le 6 février dernier à Bangui, contient des engagements de part et d’autres des parties signataires. Tout comme le gouvernement, les 14 groupes armés signataires de l’accord ont des obligations et engagements à renoncer désormais aux recours  aux armes et à la violence pour faire valoir toute forme de revendication.

Conformément aux dispositions de l’accord de paix de Khartoum dans son article 5, les groupes armés s’engagent à observer dès la signature, une cessation immédiate, complète et irrévocable des hostilités et tout acte de violence entre eux et à l’égard des autorités de  ainsi que toutes les exactions sur les populations civiles, les éleveurs et les agriculteurs, sur toute l’étendue du territoire.

Selon le point 3 de l’annexe de l’accord signé, les groupes armés s’engagent à s’abstenir scrupuleusement de toute opération ou attaque militaire ainsi que toute tentative d’occuper de nouvelles positions sur le terrain. Ils doivent aussi s’abstenir de tout acte entravant la libre circulation des personnes et des biens, y compris l’érection de barrières illégales.

Par ailleurs au 4ème paragraphe de leurs engagements, les groupes armés doivent procéder à leur dissolution intégrale sur toute étendue du territoire national.  L’accord les contraint également à restituer sans délai tout immeuble occupé et tous biens dont ils se sont accaparés, à leurs légitimes propriétaires, ou à défaut, à l’Etat sans condition et ni dédommagement.

Les parties signataires s’accordent à renoncer, dès la signature de l’accord,  à tout recours à la force armée pour le règlement de quelque différents. Car les parties reconnaissent que la violation de l’accord expose les responsables aux mesures répressives prévues par les garants et les facilitateurs.

Du côté du gouvernement, les premiers pas sont déjà faits dans le respect et l’application de l’accord. Il s’agit entre autres de la création de commission justice, et réparation, la mise en place d’un gouvernement inclusif.

Aujourd’hui hors mis la restitution des clauses de l’accord à leurs bases, aucun groupe armé n’a posé un acte conforment aux dispositions de l’accord, en ce qui les concerne. La population dit attendre du côté des groupes armés la mise en œuvre de leurs engagements.

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