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RCA: Géopolitique du gouvernement exclusif Ngrébada 2 et identité complète des ministres

 

Par Jean-Bedel Dinga-Kpilè et Mesmin Madidé-Aladila

Par décret n°19.072 du vendredi 22 mars 2019, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a nommé ou confirmé 39 membres du gouvernement, suite aux négociations menées à Addis Abeba entre le gouvernement et les 14 groupes armés, du 18 au 20 mars 2019. L’équipe gouvernementale du 03 mars a donc été légèrement remaniée avec notamment quelques nouvelles entrées et l’augmentation du nombre des ministres de 36 à 39. Enquêtes et décryptage exclusifs du quotidien centrafricain privé indépendant MEDIAS+ qui présente l’identité des membres du gouvernement ainsi que leurs origines régionales, ethniques, politiques et socioprofessionnelles.

A-Identité des Membres du Gouvernement Ngrébada 2

MINISTRES

1- Félix MOLOUA, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération; banda gbambiade la commune de Koro-M’Poko dans la sous-préfecture de Bossangoa (Ouham); ingénieur statisticien démographe, cadre du ministère de l’Economie et du plan où il a gravi tous les échelons: chef de service, directeur et chargé d’études, DG ou Chef de cellule et de division, Expert national, Chargé de mission, Directeur de cabinet, avant d’être nommé ministre en avril 2016. Militant et cadre successif des partis RDC de Kolingba, KNK de Bozizé, avant de suivre le « candidat KNK de précaution », Faustin-Archange Touadéra, dont il a été le Directeur national adjoint de campagne de 2015 à 2016, aux côtés de Simplice-Mathieu Sarandji. Co-fondateur du parti Mouvement des Cœurs Unis (MCU) en novembre 2018, il est Conseiller Politique chargé des Relations avec les autres Partis politiques et les Organisations non-gouvernementales du Bureau exécutif, et donc 4è personnalité du parti MCU. Il occupe ce poste ministériel depuis le 11 avril 2016.

2-Henri-Marie DONDRA, ministre des Finances et du budget; yakoma de Satéma (Basse-Kotto); ancien leader de la jeunesse du parti unique, le RDC d’André Kolingba, avec Emile Gros Raymond Nakombo, l’actuel «maire» de Bangui, président national de cette branche du parti unique à l’époque. A démarré sa carrière professionnelle au sein de la Banque populaire maroco-centrafricaine (BPMC) dans les années 90, avec Emile Gros Raymond Nakombo comme DG Adjoint de ladite banque. A été DG de FAGACE, le Fonds africain de garantie pour le commerce et l’économie, dont siège à Cotonou au Bénin. Candidat recalé à la présidentielle de 2015 par ses parents et frères et sœurs du RDC qui n’acceptaient pas qu’il aille en compétition avec le fils Kolingba alors candidat déclaré du parti de leur père commun, il dut se résoudre à ne pas être candidat et à soutenir le candidat indépendant KNK de précaution, Faustin-Archange Touadéra, lequel qui le lui a bien rendu: il est le Grand argentier de la République depuis le 11 avril 2016. Sa confiance au chef de l’Etat est telle qu’il aurait renoncé à créer son propre parti politique, d’après de gentilles indiscrétions. Membre fondateur du MCU, il est le 1er Secrétaire Exécutif National Adjoint du Bureau exécutif du MCU, et donc la 2è personnalité du parti, juste après son beau-père Sarandji.

3-Guismala HAMZA, ministre des Travaux publics et de l’entretien routier; précédemment ministre de développement de l’Energie et des ressources hydrauliques pendant 19 jours (du 03 au 22 mars 2019); goula de Gordil à Birao (Vakaga) et parent direct du chef de l’ex coalition séléka Michel Djotodoa Am-Nondroko, c’est un Instituteur qui aurait étudié le droit, jusqu’à à la maîtrise. Il fait partie de la liste envoyée par Nourredine Adam du FPRCmais apparemment, certains gros calibres intellectuels et politiques de la région du nord-est contesteraient les proposés qui seraient en majorité les parents de Michel Djotodia, l’ancien patron de la coalition séléka, du_ village Gordil à Birao. Le mécontentement est perceptible dans le camp du FPRC.

4-Herbert Gotran DJONO-AHABA, ministre du développement de l’Energie et des ressources hydrauliques; goula de Gordil à Birao (Vakaga) et parent direct du chef de l’ex coalition séléka Michel Djotodoa Am-Nondroko comme le précédent ministre, c’est un juriste titulaire d’une Maîtrise semi-professionnelle de droit de l’Université de Bangui, et d’un diplôme de 3è cycle Section: Régies financières de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) de Yaoundé (Cameroun). Fonctionnaire inspecteur des impôts, il a été ministre de l’Urbanisme et de l’habitat en 2010-2011 puis député de Birao 2 pendant la législature de 2011 abrégée par le coup d’Etat de mars 2013. Ancien soutien politique et combattant UFDR puis coalition séléka aux côtés de cousin et idole Djotodia, il avait occupé le même poste sous la brève transition de 2 mois (février-mars 2013) dirigée par Bozizé avec Me Nicolas Tiangaye comme Premier ministre à l’issue de l’Accord de Libreville. Avec Djotodia au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, il était le tout puissant ministre d’Etat aux Mines, au pétrole, à l’énergie et à l’hydraulique, et l’homme des gros sous, comme le fut Sylvain Ndoutingaï sous le régime Bozizé. Avec l’éclatement de l’ex coalition séléka, il a créé en 2014 son propre groupe armé, le RPRC qui, depuis lors, participe à tous les foras, pourparlers et négociations pour la paix en RCA. Y revient après 3 semaines de limogeage et de négociations hyperactives.

5-Mme Marie-Noëlle KOYARA, ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’armée; souma de Nanga-Boguila amputé de Markounda (Ouham) mais qui a grandi en milieu gbaya à Bouar dans la Nana-Mambéré où elle est plus connue; première femme ingénieure agronome de la République centrafricaine diplômée de l’ISDR de M’Baïki, cadre du parti MLPC, a été ministre des Affaires sociales puis de l’Agriculture et de l’élevage sous le régime Patassé, avant de faire une carrière internationale onusienne à la FAO qu’elle a représentée au Cap Vert puis au Burkina Faso, jusqu’en 2013. Membre du parlement de transition (CNT) en 2013-2014, elle a été ministre de l’Agriculture et du développement rural, ministre des Travaux publics, de l’équipement et de l’aménagement du territoire, puis ministre de la Défense nationale sous la transition dirigée par Mme Catherine Samba-Panza. Elle est la première femme centrafricaine à diriger les départements de la Défense et des TP. Nommée Ministre conseillère à la présidence de la République en matière d’agriculture et du développement rural de 2016, elle a été nommée le 12 septembre 2017 au poste de ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’Armée. Un come back qui lui donna l’occasion de se jeter à l’eau pour réussir la signature, le 28 août 2018, à l’abri des radars français, britanniques et américains, d’un Accord militaire avec la Fédération de la Russie, suite aux discrètes démarches menées par le directeur de cabinet présidentiel de l’époque, devenu son Premier ministre il y a peu. Elle est reconduite à son poste avec la délicate mission de pacifier le pays et de reconstruire l’Armée, ce qui n’est pas une sinécure.

6-Flavien MBATA, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko); magistrat de l’ordre judiciaire, titulaire d’un diplôme professionnel de 3è cycle Section judiciaire de l’ENAM de Bangui, a exercé comme procureur dans plusieurs juridictions avant de se voir confier le poste de Directeur de cabinet de la Cour constitutionnelle, de 2014 à 2016. Il a maille à partir avec les anti-balaka qui lui reprochent (à tort) le fait que ce ne sont que leurs chefs qui soient arrêtés et transférés à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, ainsi que plusieurs parties à des procès qui lui reprochent son ingérence dans des plusieurs affaires judiciaires dont il bloquerait soit l’avancée, soit l’exécution des décisions (cas du Collectif des ex Employés de la SUCAF, et de la Succession Patassé contre la société chinoise WICWOOD).

7-Maxime MOKOM, ministre chargé du Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR); gbaya-Bozoum (Ouham-Pendé); niveau d’études classe 2nde des lycées; général autoproclamé, a signé plusieurs fois des accords de paix et de cessation des hostilités au nom de la milice Anti-Balaka, aile qui porte son nom. Ancien militant des partis MLPC et KNK, a intégré la milice anti-balaka dont il est devenu un des leaders à Bangui. Naïrobiste pro-Bozizé et khartoumien, sa nomination ne ferait pas l’unanimité au sein de son groupe.

8-Arnauld DJOUBAYE ABAZÈNE, ministre des Transports et de l’aviation civile; gouladu village Gordil à Birao (Vakaga) et parent direct du chef de l’ex coalition séléka Michel Djotodoa Am-Nondroko comme les ministres Hamza et Djono; magistrat de l’ordre judiciaire, titulaire d’un 3è cycle professionnel de l’ENAM de Bangui – Section judiciaire. Parquetier; ancien 1er Substitut du procureur de Bangui puis 1er vice-président du Tribunal de Grande instance de Bangui sous la dictature politico-judiciaire de Bozizé, était déjà nommé ministre à ce poste par les présidents Michel Djotodia Am-Nondroko, son parent direct, puis Mme Catherine Samba-Panza, sous la transition. Come back.

9-Mme Sylvie BAÏPO-TÉMON, ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger; mandja du village Baïpo à Kaga-Bandoro (Nana-Gribizi); titulaire d’un 3è cycle en économie, option banque, elle a travaillé pendant plusieurs années dans plusieurs structures bancaires de France et notamment BNP-Paribas avant d’être catapultée à la tête de la diplomatie centrafricaine en décembre 2019. Initialement pressentie pour être DG Ajointe d’Ecobank-Centrafrique, elle se serait laissé faire par la politique. Cadre du parti MCU.

10-Général de brigade Henri WANZET-LINGUISSARA, ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique; tali de père et de Paoua (Ouham-Pendé) mais ngbaka-mandja de mère, il est Général de brigade de la gendarmerie nationale. A été Commandant de compagnie (CC) à Bouar et à Berbérati, Directeur de sécurité du Premier ministre Martin Ziguélé sous le régime Patassé, plusieurs fois DG de la Police puis DG de la Gendarmerie sous Bozizé; DG de la police sous le président Michel Djotodia et le régime séléka; sous la présidence de Mme Catherine Samba Panza, a été nommé DG de la police mais limogé après le mouvement de grève générale des policiers qui avaient contesté sa nomination. Conseiller en sécurité à la Primature des Premiers ministres Mahamat Kamoun et Simplice Mathieu Sarandji. On lui reproche l’affairisme exagéré avec l’immeuble R+3 qu’il a construit en peu de temps au croisement Sica 2- Ben Zvi. A son honneur toutefois, il faut signaler ses descentes régulières sur le terrain même dans les zones occupées par les groupes armés, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a eu à faire. Sans identité politique fixe, il a servi tous les régimes depuis celui du MLPC jusqu’à nos jours. Proche parent de Ziguélé et de Touadéra qui est son cousin germain, on dit de lui qu’il a toujours lutté pour être là où il est actuellement. Ses relations tendues avec son prédécesseur Bokassa, qu’il avait retrouvé momentanément dans le gouvernement en septembre 2017, avec ses frères d’armes de la gendarmerie dont ses anciens (à l’instar du général de brigade Thierry-Marie Métinkoé, qui a été aussi comme lui DG de la Gendarmerie puis ministre de la Sécurité publique) et les policiers en général qui avaient contesté violemment sa nomination en 2015, portent encore des traces. Les policiers disent qu’il ne les aime pas. A preuve: ceux qui ont été promus/avancés dans des grades supérieurs depuis 2018 n’ont pas encore touché les salaires correspondant aux nouveaux grades qu’ils détiennent, alors que chez les gendarmes et les militaires cela est automatique. Les policiers disent que le ministre Wanzet aurait bloqué le processus de paiement des salaires correspondant à leurs nouveaux grades en conditionnant cela à la signature d’un arrêté d’homologation mais qu’il refuse de signer depuis longtemps. Mais un arrêté ministériel ne peut confirmer un décret pris par le chef de l’Etat. Tout cela n’augure rien de bon quant à la délicate mission de sécurité et de stabilisation du pays qui incombe au général Wanzet. Les policiers l’avaient trompé lors de la JMA de Bambari en janvier 2019. On connaît la suite. Tant qu’il persistera à faire souffrir les policiers…, ou tant qu’il restera à la tête de ce département…, (suivez notre regard).

11-Mahamat TAÏB YACOUB, Ministre du Commerce et de l’industrie; salamathtchadien de la préfecture d’Am-Timan (au sud du Tchad voisin de Ndélé, préfecture centrafricaine du Bamingui-Bangoran), il représente dans le gouvernement le groupe armé MPC de son compatriote tchadien Mahamat Al-Khatim; arrivé à Bangui sous Kolingba pour des études en sciences économiques, n’a pu franchir le cap de la 2è année de l’Université de Bangui et s’est converti en homme d’affaires polyvalent: commerce général, transport, bétail, élevage, négoces…. A milité successivement dans les partis MLPC et KNK, après avoir soutenu financièrement la rébellion de Bozizé sous Patassé avec la bande des Abakar Sabone et Yalo; militant du KNK et candidat malheureux aux législatives dans le 3è arrondissement de la capitale Bangui avant de soutenir la rébellion séléka grâce à laquelle il a été nommé ministre de l’Elevage sous la transition; un des faucons et cerveaux des troubles du Km5 avec Ousmane Mahamat Ousmane et autres, il a été nommé Conseiller à la Primature avec et rang et prérogatives de ministre délégué pour le compte des groupes armés ex séléka le 12 septembre 2019, poste qu’il a occupé jusqu’à son come back dans le gouvernement pour le compte du MPC du mercenaire professionnel tchadien Mahamat Al-Khatim. Il n’a pas de noms fixes car tantôt il s’appelle Mahamat Taïb Yacoub, tantôt le même personnage s’appelle Mahamat Yacoub Ataïb (ce qui n’est pas la même chose ni la même personne, juridiquement parlant), exactement comme son alter ego qui s’appelle tantôt Ousmane Mahamat Ousmane, tantôt Mahamat Ousmane Mahamat. N’est-ce pas le propre des terroristes, des blanchisseurs d’argent et wanted? Ce Tchadien est très dangereusement. Le pouvoir de Bangui regrettera de l’avoir nommé là où passent tous les truands, contrebandiers et faussaires du monde.

12-Léopold MBOLI-FATRANE, ministre des Mines et de la géologie; zandé de Rafaï (Mboumou), petit-fils du sultan zandé Mboli-Fatrane; ingénieur statisticien économiste, cadre du ministère de l’Economie et du Plan où il a gravi tous les échelons jusqu’à sa retraite. Cadre du parti KNK à l’époque et ami personnel de Touadéra, a été Chargé de mission à la Primature de Touadéra sous Bozizé, puis ministre du même secteur sous Bozizé. Occupe le poste depuis le 11 avril 2016. Membre fondateur et cadre du parti MCU.

13-Augustin YANGANA-YAHOTÉ, ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et du développement local; mandja de Dékoa (Kémo); instituteur devenu conseiller pédagogique puis Inspecteur de l’enseignement primaire. A milité successivement dans les partis RDC, Convention nationale, ASD, MLPC, PUN, PNCN, KNK, Chemin de l’espérance puis UNDP dont il est le président du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale de juin 2016 jusqu’à son entrée dans le gouvernement. Ancien Directeur du Centre de formation continue (CFC) au ministère de l’Education nationale grâce à son parent feu professeur Jean-Paul Ngoupandé, ancien Directeur des Archives à l’Assemblée nationale sous le régime MLPC, ancien Chef de la Circonscription Scolaire de la Nana-Gribizi, ancien Inspecteur d’Académie du Centre, ancien préfet de la Kémo du régime KNK et ancien préfet de la Nana-Mambéré sous la transition, il laisse toujours de très mauvais souvenirs là où il passe. Sa devise: la bouffe, rien que la bouffe, ou encore « manger partout « (‘’Tè ka mo tè gué’’). Du temps où il était Directeur de cabinet au ministère de l’Administration du territoire sous la transition de 2014 à 2016, il s’était illustré par la pratique du monnayage des postes de préfet, sous-préfet, « maire » et conseiller municipal, SG et comptable de mairie, y compris même des postes intérimaires à l’Administration centrale. En plus, lorsqu’il était préfet à Bouar, il arnaquait beaucoup les éleveurs peuls de la Nana-Mambéré avec la complicité du boucher surnommé Ahidjo, son homme à tout faire, notamment dans l’arnaque et la vente des bœufs, au point de se faire rabrouer et humilier publiquement un jour par le maire de Niem Yélowa, celui-là qui est devenu son adjoint au même ministère. Ironie de l’histoire ! Spécialiste des crocs-en-jambe, ce n’est pas lui qui était désigné par le bureau politique du parti UNDP pour ce poste, mais plutôt son frère du parti Samuel Bissafi. On ne sera pas surpris qu’il devienne frère uni, autrement dit militant du parti présidentiel MCU. Allons-y comprendre. Depuis sa nomination, c’est la consternation et la déception chez les éleveurs peuls de la Nana-Mambéré et les compétences et cadres intègres dudit département, mais c’est aussi la joie du côté des sans niveau et escrocs qui veulent tout obtenir facilement par l’argent et les moyens immoraux et illégaux.

14-Dr Pierre SOMSÈ, ministre de la Santé et de la population; gbaya-boli de gbagbarati dit Berberati (Mambéré-Kadéï). Médecin épidémiologiste, on l’appelait «Monsieur SIDA» en raison des multiples campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation populaires radiodiffusées, télévisées et sur le terrain, qu’il menait dans les années 90 contre le SIDA, avec son binôme, Dr Marcel Massanga du CNLS. Il a fait une carrière internationale au sein de l’OMS d’abord au Bureau régional de Brazzaville puis comme Représentant de ladite organisation en Afrique de l’Est et du Sud pendant plus de 20 ans. Retraité et ami personnel du PM sortant Sarandji, il a la délicate mission de faire régner l’éthique et la déontologie professionnelle et administre dans ce secteur, pour mettre terme aux pratiques de tribalisme, de régionalisme, de concussion, de corruption, de violation de serment, d’abus de biens sociaux, de vols et détournements, et de prédation érigées en règle dans le système sanitaire du pays et surtout ses prédécesseurs et acteurs de la santé. Apolitique mais proche du président Touadéra, il a maille à partir avec beaucoup de ses collègues médecins qui ont saisi le chef de l’Etat par lettre de dénonciation.

15-Amadou BI-ALIOU, ministre de l’Elevage et de la santé animale; c’est un faux nom qu’il a donné, son vrai nom est MAHAMAT ALIpeul oudda (mbororo) du Nigercomme son patron/parent Ali Darass, venu par le Tchad. C’est un analphabète devant l’Eternel: ne sait parler ni lire le sangö ni le français, les 2 langues officielles de la RCA. Comme ses coreligionnaires et co-maquisards Souleymane Daouda et Hassan Bouba, c’est un criminel-né qui avait œuvré dans le FPR, la rébellion du peul tchadien Baba Laddé, avant de suivre Ali Darass dont il est le chef des opérations militaires, et donc le n°3 du groupe armé UPC, après Hassan Bouba. Amadou Bi-Aliou n’a jamais mis pied dans une école. Il ne gardait que des bœufs qu’il convoyait de temps en temps. Il tue sans pitié. C’est lui qui détient et gère tout l’arsenal militaire de l’UPC et recrute les mercenaires étrangers, principalement les peuls oudda du Tchad, pour le compte de l’UPC. C’est lui qui a coordonné tous les massacres des population civiles et des prêtres par les éléments de l’UPC à Alindao, Bambari, Séko, Tagbara, Gbokolobo, Ippy, Kouango, Mobaye, Bangassou, Bria, Mingala, Kembé et Grimari. C’est une véritable machine à tuer, avec son frère Ousmane alias Dogo qu’il a placé comme comzone à Ippy. De sources proches de la communauté peule centrafricaine de Bambari indiquent que lorsqu’un peul du village Maloum lui avait posé en fin décembre 2018 la question de savoir pourquoi il a dernièrement orienté ses assassinats sur les prêtres catholiques, il a d’abord répondu par une autre question: « Combien de ces prêtres catholiques sont morts»? A la réponse « 4 », Aliou aurait dit: « ce n’est pas beaucoup !». Il est l’auteur d’incendie de plus de 300 villages dans le triangle Bambari Ouaka-Haute Kotto-Haut Mbomou, en passant par la Basse-Kotto et le Mbomou… Toujours d’après nos sources locales, c’est ce monstre à visage humain qui avait mené et dirigé personnellement les combats des 09 et 10 janvier 2019 ayant entraîné l’annulation de la célébration de la JMA à Bambari, et déclenché les hostilités contre le contingent népalais de la MINUSCA. N’eût été l’intervention musclée des soldats parachutistes portugais de la MINUSCA que ce monstre aurait repris Bambari depuis le 10 janvier 2019, avec toutes les conséquences. Un analphabète et criminel peul étranger nommé ministre en RCA ! Franchement, Touadéra est allé trop loin avec les Centrafricains qui, de plus en plus, commencent à le détester.

16-Honoré FEÏZOURÉ, ministre de l’Agriculture et du développement rural depuis le 11 avril 2016; gbaya Bossangoa (Ouham). Ingénieur agronome, c’est l’homme du scandale de la Cellule Coton rattachée à la présidence de la République dont il était le DG sous Bozizé, avec l’affaire des 15 milliards de la Chine qui n’ont pas profité à la filière coton. Les lycées techniques agricoles à créer, les usines à réhabiliter avec des nouvelles machines, n’ont pas été réalisés avec ces fonds, sans oublier les arriérés dus aux cotonculteurs qui demeurent impayés. Ce ministre n’est qu’un prisonnier en sursis si l’on confie de dossier de la Cellule Coton à la justice de la RCA. Militant successif des partis MLPC de Patassé et KNK de Bozizé, il est très proche de l’ex Premier ministre Sarandji et désormais cadre du parti MCU fondé par Touadéra dont il avait par ailleurs soutenu la candidature à la présidentielle de 2015.

17-Justin GOURNA-ZACKO, ministre des Postes et télécommunications; mandja de Bouca (Ouham), ingénieur-administrateur principal des télécom, cadre du ministère des PTT et de la SOCATEL à la retraite, a été Directeur des Ressources humaines à la SOCATEL pendant longtemps, avant d’être nommé Chargé de mission au ministère des PTT et Chef du Projet Fibre Optique en Centrafrique depuis l’époque Bozizé jusqu’à l’arrivée de Touadéra au pouvoir. Cadre successif des partis PSD de Lakouè et CRPS de Me Tiangaye sous la bannière de laquelle il a été élu député de la 1ère circonscription de Bouca en 2016, il s’est désolidarisé du président de son parti lorsque que celui-ci s’était retiré en avril 2018 de la majorité présidentielle. Il a intégré le camp Touadéra et son parti, le MCU. Occupe le poste depuis que Touadéra est au pouvoir.

18-Ange-Maxime KAZAGUI, ministre de la Communication et des médias, Porte-parole du gouvernement; nzakara de Bangassou (Mbomou); titulaire d’un baccalauréat, s’est intéressé particulièrement au secteur minier où il s’est spécialisé dans le travail d’expertise du diamant et or. Grâce aux activités dans ce secteur et aussi au confessionnel, et fort de sa maîtrise de la langue de l’Oncle Sam à laquelle il s’est familiarisé pendant un séjour américain, il a plusieurs entrées en Afrique du sud dont il a été le Consul honoraire en RCA pendant plusieurs années. Parlementaire de la transition (CNT) où il avait présidé la Commission Ressources, il dirige le département de la communication depuis le 12 septembre 2017. Candidat malheureux à la présidentielle de 2015 pour le compte d’un micro-parti, l’ANC (Alliance pour une Nouvelle Centrafrique), qu’il a créé en janvier 2014, il est allié au président Touadéra et à son parti nouvellement créé, le MCU. Décidé de relooker les médias d’Etat pour leur audience sur toute l’étendue du territoire, il se pourrait qu’il soit confronté un jour, sinon le gouvernement Sarandji, au problème de la légalité et de la moralité des marchés octroyés à une entreprise de médias privée et de droit camerounais pour les travaux de modernisation et d’équipement de la radio et de la télévision d’Etat. En effet, de sources proches du ministère des Finances et de la Présidence de la République indiquent que des centaines de millions de FCFA auraient été décaissées par le Trésor public sans avis d’appel d’offres conformes aux dispositions du Code des marchés publics centrafricain. Ces marchés de gré à gré ont été octroyés et autorisés par qui? Telle est la question. L’Assemblée nationale, la Cour des comptes, et la Haute autorité chargée de la Bonne gouvernance se seraient déjà saisies du dossier, chacune en ce qui la concerne. La mafia camerounaise est-elle dans nos mûrs? Et ça promet avec l’« Opération Epervier », version centrafricaine.

19-Ahmit IDRISS, ministre des Eaux, forêts, chasse et pêche; rounga de Ndélé (Bamingui-Bangoran); professeur de sciences de la vie et de la terre (SVT), a fait un tour au département de droit de l’Université de Bangui; a milité successivement dans les partis MLPC et PAD de Laurent Ngon-Baba, avant de se ranger derrière Nourredine Adam à la prise du pouvoir de la coalition séléka en mars 2013. Ancien chef de cabinet, il appartient au groupe armé FPRC.

20-Dr Aboubakar MOUKADAS NOURE, ministre de l’Enseignement primaire et secondaire; haoussa du Lac Tchad mais origine nationale vraiment difficile à tracer en raison de ce que les haoussas vivant dans cet espace régional multiethnique ont en une culture quasi commune, qu’ils proviennent du Niger, du Nigeria, du Cameroun ou du Tchad. C’est dire que les haoussas du Lac Tchad n’ont pas d’origine nationale fixe, ce qui les arrange parce qu’ils se disent Tchadiens lorsqu’ils sont au Tchad, Nigériens lorsqu’ils sont au Niger, Nigérians lorsqu’ils sont au Nigeria, Camerounais lorsqu’ils sont au Cameroun. Selon un fin connaisseur du milieu dont nous taisons le nom, on reconnaît facilement les haoussas à travers leurs noms. Les Noure par exemple sont à 99% des haoussas. Mais ils sont des grands nomades. On les retrouve dans toute l’Afrique de l’Ouest, au Sahel, en Lybie, en Mauritanie, au Soudan arabe, et même en Afrique centrale, surtout au Cameroun et au Tchad. En Centrafrique, ils se sont sédentarisés à Birao où ils seraient un peu plus nombreux que les borno, eux aussi venus de loin (Nigeria, région des Boko haram). Il paraît que c’est eux qui auraient amené le vent de l’islam dans la partie Nord-est de la RCA. Mais notre ministre haoussa est né et a grandi au km5 à Bangui, un melting-pot où les musulmans de toutes les origines se trouvent et ont en commun la recherche de l’argent. Docteur en sociologie et Maitre de conférences à l’Université de Bangui, il fait partie des rares cadres musulmans qui honorent l’intelligentsia centrafricaine et la communauté musulmane en Centrafrique par leur brillance intellectuelle, leur sens de la solidarité sans frontières, la non violence, l’acceptation de la différence… Ecrivain et véritable enseignant-chercheur, il est auteur de plusieurs articles de presse et d’ouvrages qui ont le mérite de rappeler et de défendre les bonnes relations historiques entre les chrétiens et les musulmans en RCA d’une part, et la responsabilité de l’intellectuel face aux crises sociopolitiques, d’autre part. Chef du Département de philosophie puis de sociologie dans les années 96-99, Commissaire électoral (CEMI) de 2004 à 2005, il a été Conseiller national, membre du parlement de transition (CNT) pour le compte de la préfecture de la Nana-Gribizi, représentation qui lui a été contestée par les natifs et ressortissants de cette préfecture qui lui dénient toute origine centrafricaine et notamment nana-gribizienne. Contrairement à la majorité des cadres musulmans qui ont pris la carte des partis politiques pour manger ou avoir de la place au soleil, cet universitaire a souvent affiché un apolitisme qui a souvent suscité colère et jalousie de ses coreligionnaires et collègues universitaires. Il est celui qui sait « mettre son intellect au service de la masse » (définition de l’intellectuel selon l’éminent sociologue centrafricain feu Alphonse Blagué). Humainement et politiquement plus proche du président Touadéra et du PM Sarandji ’’ses collègues d’université’’, il vient d’adhérer au parti présidentiel MCU où il occupe le poste de 1er Rapporteur Général Adjoint du Bureau politique, et donc la 7è personnalité dudit parti, tel que rendu public à la fin de l’Assemblée générale constitutive de ce parti le 10 novembre 2018. Tout juste au soir de sa vie professionnelle. Il fait partie des inamovibles ministres FAT. Le dernier mouvement lui ampute l’Enseignement technique et l’alphabétisation, érigé en ministère autonome mais malheureusement confié à un musulman analphabète.

21-Mme Virginie MBAÏKOUA, ministre de l’Action humanitaire et de la réconciliation nationale; kaba du village Bémaïdé à Paoua (Ouham-Pendé). Titulaire d’un BTS, a été secrétaire de direction dans une mairie de France où elle a travaillé pendant des années dans le secteur social et l’assainissement; candidate malheureuse à la députation dans la circonscription de Bimbo 4 (commune de Bégoua) en 2016, elle a soutenu le candidat Touadéra au second tour. Elle fait partie des inamovibles ministres de Touadéra depuis le 11 avril 2016. Membre fondateur et cadre du parti MCU.

22-Dr Jean-Jacques SANZÉ, ministre de l’Enseignement supérieur; mandja de Sibut (Kémo). Instituteur devenu Docteur des universités et ancien Fonctionnaire de l’UNESCO à la retraite, a été Conseiller au cabinet du Premier ministre de transition Mahamat Kamoun. Militant de 1ère heure du parti MLPC, sa nomination sonne comme une justice pour les gens de son ethnie qui ne comprennent pas pourquoi seuls les nordistes du MLPC sont régulièrement promus depuis plusieurs années. Occupe cette fonction depuis le 12 septembre 2017.

23-Mme Ginette AMARA, ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique; mandja de Kaga-Bandoro (Nana-Gribizi), Docteur vétérinaire, Maitre-assistant à l’Université de Bangui, ancienne Directrice des Etudes à l’Institut supérieur de développement rural (ISDR) de M’Baïki, établissement de l’université de Bangui spécialisé dans la formation des techniciens et cadres dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, les eaux et forêts. Elle se préparerait pour l’agrégation du CAMES depuis quelques temps jusqu’à sa nomination. Ancienne cadre du parti KNK de Bozizé, elle est devenue UNDP, le parti du richissime Michel Amine pour le compte duquel elle est dans le gouvernement à ce poste depuis septembre 2017. Mais rien ne dit que son cœur ne bat pas chamade pour le parti MCU. Wait and see.

24-Thierry KAMACH, ministre de l’Environnement et du développement durable; de père Yéménite installé d’abord à Berbérati (Mambéré-Kadéï) d’où sa mère biologique de l’ethnie gbaya est originaire, c’est un enfant de l’immigration choisie opérée par son feu père Joseph Icham Kamach, un gros opérateur économique de la RCA de son vivant. Titulaire d’un baccalauréat et initié très tôt par son père dans les affaires, il est l’un des dirigeants du Groupe Kamach. Ancien président de la Fédération centrafricaine de football et ancien commissaire de la CAF, ancien député du parti PNCN de Cyriac Gonda dans une des circonscriptions électorales de Berbérati, cet ancien proche de Bozizé a cofondé le parti MOUNI (Mouvement national des Indépendants) qui vient d’intégrer la majorité présidentielle après avoir soutenu le candidat Dologuélé au second tour de la présidentielle de 2016. Il est à ce poste depuis septembre 2017.

25-Hugues-Alain TCHEUMENI, ministre du Travail, de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle; bamiléké de Bangui (son père et sa mère, tous deux bamilékés du Cameroun, se sont naturalisés Centrafricains après plusieurs années de vie et d’investissements en RCA qu’ils n’ont jamais quitté et où ils ont donné la vie à tous leurs enfants dont le ministre); cet ancien séminariste de Saint Marcel de Sibut et St Paul de Bangui est économiste et cadre supérieur de banque, formé en Afrique et à Paris. Il fait partie du bureau politique du parti PATRIE de Me Crépin Mboli-Goumba. Il a été DG du Fonds routier pendant la transition, et récemment ministre du Commerce et de l’industrie, du 03 au 22 mars courant. Il est l’unique membre de l’opposition démocratique au sein du gouvernement.

26-Martin KOUMTAMADJI, ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du service public; très connu sous le sobriquet d’Abdoulaye Miskinec’est unsara-ngama des 2 Sido (Tchad et RCA), Tchadien de père et Centrafricain de mère, qui n’avait pas terminé la classe de CM1 de l’école primaire de Kabo où il est né, dans la sous-préfecture de l’Ouham frontalière à Sido-Tchad. Elevé très tôt par sa grand-mère (une voyante et guérisseuse traditionnelle bien connue à Kabo et ses environs) dans l’art du maraboutage, sa mémé aimait l’appeler « mon brave petit fils » (sic). Son père tchadien serait un commerçant nomade qui ne l’a jamais reçu sous son toit pour l’élever. Il doit donc tout à sa grand-mère ainsi qu’à ses oncles, tantes, cousins, frères et sœurs centrafricains. Initié très tôt à la « vie d’homme » (au sens africain du terme), il a mené une vie sobre mais rude, à cause notamment de l’initiation traditionnelle dont les rites lui ont laissé des traces indélébiles: 33 balafres sur le visage ! Sa jeunesse aurait été marquée par quatre activités principales: la pratique du maraboutage (en sangö nganga, qui comprend la voyance, la médecine traditionnelle et la magie noire par laquelle on provoque ou on barre les mauvais sorts) à côté de sa grand-mère maternelle, la lutte contre les zaraguinas (coupeurs de routes) dont la plupart sont des Tchadiens, les travaux champêtres, et le commerce des produits divers entre le Tchad et la RCA. Sorti toujours sain et sauf des pièges que lui tendent ses adversaires et des combats que lui livrent ses frères tchadiens spécialisés dans les activités de braconnage, de contrebande et de braquage, il a été repéré par des responsables locaux du MLPC qui l’ont proposé au président Patassé à l’époque, dont le régime était menacé de déstabilisation par les soldats tchadiens coalisés aux mercenaires et rebelles tchadiens et soudanais. Au temps fort de la rébellion de Bozizé qui voulait faire des sous-préfectures de Kabo et Markounda ses principales bases pour marcher sur Bangui, Patassé nomma le mercenaire-marabout Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine comme Conseiller spécial à la Présidence de la République, chargé de la sécurité et de la protection de la Région nord. C’est nanti de son décret de nomination et fort du soutien et de la confiance qu’il avait du président Patassé que le désormais Abdoulaye Miskine entreprit le travail de « nettoyage » des zones de Kabo et Markounda et ses environs des mercenaires utilisés par le président tchadien Idriss Déby Itno, lequel voulait remplacer Patassé par son valet Bozizé. A la tête des mercenaires centrafricains recrutés, initiés et formés par lui-même, Abdoulaye Miskine avait réussi une croisade armée contre les mercenaires tchadiens, soudanais et rebelles de Bozizé, réussissant toujours à sortir indemne de leurs pièges et des affrontements particulièrement violents. C’est lui qui avait délogé, en octobre 2002, les rebelles et mercenaires pro-Bozizé du secteur Bégoua, et plus précisément du Marché à Bétail de PK 12, avant l’arrivée des rebelles congolais banyamulenges. Une décision des chefs d’Etat de la CEEAC avait éloigné les deux chefs rebelles de la RCA: Abdoulaye Miskine devait aller au Togo et, François Bozizé, en Algérie. Le premier avait respecté la décision des chefs d’Etat de la CEEAC. Mais le second, qui avait le soutien de la France, du Tchad, du Congo-Brazzaville et du Gabon, n’avait pas respecté ladite décision. Il était resté au Tchad et, profitant de l’absence d’Abdoulaye Miskine du territoire centrafricain et du voyage du président Patassé à Niamey au Niger où il prenait part au sommet des chefs d’Etat et leaders de la CENSAD, il viendra lâchement prendre le pouvoir le 15 mars 2003 à Bangui, avec la complicité reconnue de la France, du Tchad, du Soudan arabe et du Congo-Brazza. Abdoulaye Miskine jura ne pas laisser tranquille le pouvoir césarien de Bozizé et prit fait et cause pour la rébellion de l’UFDR, constituée en majorité des goulas et roungas avec qui il a ensemble les langues arabe et sara. Il fut le premier signataire de l’accord de paix dit de Birao en février 2007, puis de Syrte sous la médiation du Guide libyen de l’époque, Mouammar Kadhafi, après la rébellion déclenchée par l’UFDR à Birao le 30 octobre 2006 et qui était stoppée à l’entrée des rebelles à Bria grâce à des « coups de semence » de l’aviation militaire française basée à Ndjamena. Mais cela n’était que partie remise. A cause des problèmes de leadership et de partage de gâteau, il quitta l’UFDR et crée son propre groupe armé, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), qui mena avec d’autres groupes armés dont la CPJP, l’APRD, l’UFR et la coalition séléka, la lutte décisive qui aboutira à la chute du pouvoir de Bangui et la fuite de l’ancien putschiste Bozizé à l’étranger, le dimanche 24 mars 2013. En dépit de ce que Bozizé qui était l’ennemi commun des groupes armés était tombé, les graves dissensions ont persisté entre le FDPC et la coalition séléka. Cette fois-ci, Abdoulaye Miskine reprochait ouvertement à Djotodia le fait d’avoir laissé les mercenaires étrangers qui l’ont aidé à prendre le pouvoir piller et détruire le pays, les biens des populations centrafricaines, de façon sauvage. A cause de cela, il dut s’éloigner des affaires du pays mais tout en maintenant ses troupes en état d’alerte maximale, notamment dans la partie ouest du pays frontalière au Cameroun, ainsi qu’à Markounda. Arrêté en 2014 au Cameroun où il s’était replié pour se soigner des blessures qu’il a eues d’une attaque des ex séléka dans la région de la Nana-Mambéré, Abdoulaye Miskine dut sa libération en 2015 grâce à des démarches menées par Abdou Karim Méckassoua, avec le soutien du président congolais Dénis Sassou-Nguesso. Méckassoua l’avait amené à Brazzaville où il bénéficie de la protection et des largesses de Sassou. Il aurait des entrées faciles aux cabinets civil et militaire de la présidence congolaise. Signataire des accords de paix inter-centrafricains dont le dernier du 06 février 2019 dit de Khartoum, il remplace un autre sans background, le chuiyatier de Sibut, Amadama Chaïbou. Décidemment, ce ministère créé de toute pièce par Touadéra est maudit. Il n’est confié qu’à des bras-cassés qui vont commander des cadres et agents ayant des expériences professionnelles pertinentes et titulaires des diplômes de 3è et 2nd cycles supérieurs, universitaires ou professionnels. Osons le dire: c’est purement scandaleux !

27-Jean Christophe NGUINZA, ministre de la Fonction publique; gbaya de Boda (Lobaye). Politologue, professeur vacataire à l’Université de Bangui (Départements de Droit et Sciences po). Chargé de mission à la Défense nationale des ministres Bozizé à l’époque. Chargé de mission au cabinet N’Guendet alors président du parlement de transition (CNT, 2013-2016). SG du parti RPR de N’Guendet de 2015 à 2017. Ministre RPR dans le 1er gouvernement Sarandji 1 (chargé du Secrétariat général du gouvernement, des relations avec les institutions et du suivi-évaluation des politiques publiques), il fait partie de ceux qui ont élaboré les projets des textes organiques (statuts et règlement intérieur) du parti politique de Touadéra, le Mouvement des Cœurs Unis (MCU). Homme de confiance du PM Ngrébada, a été ministre du Travail du 12 septembre 2017 au 22 mars 2019, date à laquelle il s’est vu confier le poste voisin de la Fonction publique: un jeu de chaise musicale. Mais d’ores et déjà, il aura maille à partir avec les syndicats, et surtout les fonctionnaires et agents de l’Etat qui envisagent plusieurs manifestations pour obtenir le paiement intégral de leurs arriérés de salaires de 2002 (dont l’argent donné par les partenaires extérieurs serait détourné) et la publication du nouveau décret d’application du Statut général de la Fonction publique. Marches pacifiques, sit-in et grèves en perspectives.

28-Mme Aline Gisèle PANA, ministre de la Promotion de la femme, de la famille et protection de l’enfant; gbaya bianda de Berberati, (Mambéré-Kadéï). Titulaire d’une Maîtrise semi-professionnelle de droit de l’Université de Bangui, Administrateur civil, cadre du ministère du Tourisme où elle a été Directrice avant d’être nommée ministre des Arts, de la culture, de la Francophonie et du tourisme d’avril 2016 à septembre 2017. Militante et cadre de longue date du parti MDI-PS, elle représenterait dans ce gouvernement le parti PARC du professeur Gaston Mandata-Nguérékata, candidat malheureux à la présidentielle de 2015. Elle ne participe plus aux activités et réunions du MDI-PS. Occupe le poste depuis le 12 septembre 2017.

29-Souleymane DAOUDA, ministre de l’Enseignement technique et de l’alphabétisation (précédemment ministre de l’Elevage et de la santé animale, pour 19 jours seulement); mercenaire peul-mbororo oudda venu du Tchad, cet analphabète est un ancien élément du FPR d’Abdel Kader alias Baba Laddé, le rebelle peul déclaré au régime d’Idriss Déby Itno, qui avait installé sa base aux villages Gondava et Ouandago dans la commune de Nana-Outa, sous-préfecture de Kaga-Bandoro (Nana-Gribizi); c’est lui qui servait d’intermédiaire entre Baba Laddé et les peuls de la commune d’Ouro-Djafoun à Bambari et ses environs. Après le départ forcé de Baba Laddé en 2012, il avait rejoint la coalition séléka avec le mercenaire peul Ali Darass, ancien chef d’état-major de Baba Laddé, nommé par Michel Djotodia Commandant de la Région militaire de Bambari de 2013 à 2014, avant de créer son groupe armé, l’UPC (Union des peuls de Centrafrique). Souleymane Daouda fait partie des tout premiers combattants de l’ex coalition séléka à rejoindre l’UPC créé par Ali Darass en 2015, avec armes, bagages et famille. Mais d’ici là, posons une question à Touadéra et Ngrébada: comment un analphabète peut-il diriger le ministère chargé de l’Alphabétisation? Voilà un paradoxe révélateur d’un autre scandale.

30- Maxime BALALOU, ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement (SGG); yakoma du village Tondomazoma dans la commune de Ngbandinga, sous-préfecture de Ouango (Mbomou); Inspecteur du Trésor; Chargé de mission à la Primature de Touadéra à l’époque (2008-2013), Conseiller en matière des Finances à la Primature pendant la transition; Directeur de cabinet adjoint du Premier ministre Sarandji de 2016 au 03 mars 2019, a passé 11 ans d’affilée à la Primature; frère en Christ du chef de l’Etat (église UFEB), il est membre fondateur du parti présidentiel MCU dont il assure les fonctions de Secrétaire National chargé des Affaires politiques.

31-Régis Lionel Privat DOUNDA, ministre de la Jeunesse et des sports; karé de Paoua (Ouham-Pendé); ingénieur des travaux des mines et géologie diplômé de l’Université de Bangui, avait travaillé un bref moment à la société française Areva à Bangui; militant du parti MLPC et membre de la diaspora centrafricaine en France, le parent de Martin Ziguélé président du MLPC a remplacé un autre parent décédé.

32-Maouloud Moussa TERAB, ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel; kalambou d’Am-Timam (Tchad); niveau CM2, avait fuit l’école au Tchad pour suivre les convoyeurs de bœufs en RCA, activité qui lui a permis depuis son adolescence de connaître certaines localités de la RCA; combattant du groupe armé MPC de son parent tchadien Mahamat Al-Khatim, ne sait pas parler le français. Encore un scandale car le monsieur en question n’est pas différent de son frère de religion et de rébellion Amadama Chaïbou qu’il remplace dans le gouvernement.

33-Mme Eugénie Lucienne NGBONDO, ministre chargée des Relations avec les Institutions de la République; yakoma de Satéma (Basse-Kotto). Titulaire d’un diplôme de Maîtrise, professeur de lycée, ancienne proviseure de lycée et Chargée de mission au ministère de l’Education nationale à sa nomination, a été parlementaire de transition (CNT) d’avril 2013 à mai 2016. Cadre du parti RDC, elle occupe ce poste depuis le 12 septembre 2017.

34- Dieudonné NDOMATÉ, ministre des Arts, de la culture et du tourisme; mandja de Kaga-Bandoro (Nana-Gribizi); n’a pas fait l’université; on se demande même s’il a fait la classe de Terminale ! Gère une petite entreprise privée; représentant du groupe armé Anti-Balaka–Aile Ngaïssona au dialogue de Khartoum et dans le gouvernement Ngrébada.

35-Me Gina LAWSON ROOSALEM, ministre de l’Urbanisme, de la ville et de l’habitat; zandé de Rafaï (Mbomou); petite-fille du sultan zandé Roosalem, cette femme Notaire était nommée le 28 août 2014 Conseillère de Mme Catherine Samba-Panza en matière de l’Habitat, du logement et de la réforme foncière à la présidence de la République. Membre fondateur du parti présidentiel MCU, elle est le 2è Rapporteur Général Adjoint du Bureau exécutif, et donc la 8è personnalité dudit parti.

MINISTRES DÉLÉGUÉS

36- Chancel SÉKODÉ DEUGBAYI, ministre délégué à la Francophonie et au protocole d’Etat; banda de la Pladama-Ouaka dans la sous-préfecture de Bambari (Ouaka). Titulaire d’un Master en linguistique, membre de la diaspora centrafricaine de France, occupe le poste depuis le 12 septembre 2017. Un des responsables du parti MLPC en France, sa nomination serait l’œuvre de son bel oncle (kogara) Jacquesson Mazette, ci-devant 2ème Vice-président du bureau politique du MLPC.

37-Lamido Issa BI-AHMADOU, ministre délégué auprès du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, chargé du Développement local; peul (mbororo)centrafricain de la commune d’élevage de Niem Yélowa dans la sous-préfecture de Bouar (Nana-Mambéré); après son bac D, a étudié à l’Institut supérieur de développement rural de M’Baïki (ISDR) où il a obtenu son BTS en agriculture. Après, il s’est envolé pour le Burkina Faso où il a étudié à l’Institut de Développement Rural (IDR) de Ouagadougou d’où il est sorti nanti d’un diplôme d’Ingénieur zootechnicien, avec une spécialité en productions animalières à base des produits agricoles. Désireux d’avoir une formation complète dans le domaine du développement rural, il s’inscrit au prestigieux Centre d’Etudes Economiques et Sociales d’Afrique de l’Ouest (CESAO) à Bobo-Dioulasso où il obtint plusieurs certificats dans les domaines de l’animation rurale, l’alphabétisation, l’animation mutualiste, le développement communautaire, l’organisation des associations et coopératives paysannes, etc. Formateur des formateurs en développement communautaire, il était directeur de l’éducation non formelle à la FNEC et eut l’occasion de traduire tous les documents de la FNEC en langue foufouldé pour l’alphabétisation et la formation des peuls dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, sur financement de la FAO. A travaillé un moment à la FNEC comme Directeur avant de se voir confier deux importantes charges au nom de la communauté peule (pseudo minoritaire) dont il se bat pour la promotion: Conseiller national de transition (CNT), le parlement de transition 2013-2016 au sein duquel il a été Rapport général adjoint, puis Lamido (maire et première haute personnalité morale et sociale de la communauté peule) de la commune d’élevage de Niem Yélowa, héritant ainsi de son père Ahmadou Bi-Idjé, assassiné par des hommes armés inconnus en plein exercice de ses fonctions de Lamido-Maire de Niem Yélowa dans la sous-préfecture de Bouar. Depuis l’arrivée de Touadéra au pouvoir, il a été nommé successivement (i) Chargé de mission en matière de Réconciliation nationale au Programme national RSS/RN/DDRR à la Présidence de la République (2016-2017), (ii) Conseiller à la présidence de la République en matière d’Agriculture (12 septembre 2017 – 22 mars 2019), dernier poste qu’il a occupé avant son entrée dans le gouvernement Ngrébada 2. Il est membre fondateur et cadre du parti présidentiel MCU.

38-Gilbert TOUMOU DEYA, ministre délégué auprès du Premier ministre, chef du gouvernement, chargé des relations avec les groupes armés; kara du village Toumou à Birao (Vakaga); niveau 4è des collèges ni moins ni plus; ce fils d’ancien « auxiliaire des douanes » de Birao originaire du village Toumou à Birao est devenu le chef du groupe armé MLCJ après Abakar Sabone. Aimant la facilité comme le lui ont sans doute appris les douaniers à l’époque, la rébellion est devenue pour lui un véritable fonds de commerce, un moyen de vite s’enrichir illicitement, avec des barrières illégales qu’il a érigées sur les axes Birao-Am Dafock où ses éléments assurent les fonctions de la douane, des impôts, de la police, de la gendarmerie, des eaux et forêts, des phytosanitaires, etc. Nommé Conseiller à la présidence de la République le 12 septembre 2017 soi-disant pour la cause de la paix, cet homme a déçu plus d’un par son comportement indécent et rétrograde. Grand ivrogne et étranger à la propreté, il est toujours mal habillé et le très mal habillé des membres du cabinet présidentiel. Désordonné, crasseux (le mot n’est pas fort s’il fallait rentrer dans les détails) et ne sachant ni porter une cravate, il est incroyablement vrai lorsqu’il devient ivre. Un exemple: lors d’une soirée à la boîte de nuit Le Zodiac à Bangui fréquentée par des personnalités tant nationales qu’étrangères, il a sorti sa braguette à côté des toilettes et a crié pour appeler les femmes de plaisir qui le veulent de venir le….. (devinez le reste) moyennant de l’argent. Voilà le monsieur que Touadéra et Ngrébada ont nommé ministre: un sans niveau et surtout un ivrogne, un désordonné, un primitif au comportement indécent ! C’est purement scandaleux !

39-Colonel de Gendarmerie Bienvenu Selesson, ministre délégué au Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR); ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko); a occupé depuis 2016 le poste de Conseiller DDRR à la présidence de la République, puis Coordonnateur général de l’Unité d’exécution du Programme national DDRR (UEPNDDRR) depuis 2016. Le chef de l’Etat vient de le nommer dans le gouvernement pour le mettre à l’abri de la colère de certains employés et partenaires de l’UEPNDDRR, relativement à leurs droits impayés (indemnités pour certains, et salaires pour d’autres), et la mauvaise gestion des ressources de l’UEPNDDRR.

B-Origines régionales, ethniques, politiques et professionnelles des membres du gouvernement

I-ORIGINES RÉGIONALES

RÉGION N°1 (3 Ministres)

1° Préfecture de l’OMBELLA-M’POKO2 (Tous de Damara)

2° Préfecture de la LOBAYE: 1 (Boda)

RÉGION N°2 (4 Ministres)

1° Préfecture de la MAMBERE-KADÉÏ3 (tous de Berbérati)

2° Préfecture de la SANGHA-MBAÉRÉ0 (comme d‘habitude)

3° Préfecture de la NANA-MAMBÉRÉ(enfin!)

RÉGION N°3 (9 Ministres)

1° Préfecture de l’OUHAM-PENDÉ4

2° Préfecture de l’OUHAM5

RÉGION N°4 (6 Ministres)

1° Préfecture de la NANA-GRIBIZI3

2° Préfecture de la KÉMO2

3° Préfecture de la OUAKA1

RÉGION N°5 (5 Ministres)

1° Préfecture du BAMINGUI-BANGORAN1

2° Préfecture de la VAKAGA(3 du village Gordil, 1 du village Toumou)

3° Préfecture de la HAUTE-KOTTOcomme d’habitude

RÉGION N°6 (7 Ministres)

1° Préfecture du MBOMOU4

2° Préfecture de la BASSE-KOTTO3

3° Préfecture du HAUT MBOMOU0 comme d‘habitude

IMMIGRATION CHOISIE ET RÉUSSIE (8 dont 5 mercenaires étrangers nommés ministres, et 3 autres personnalités étrangères ne faisant pas partie des groupes armés)

4 mercenaires Tchadiens (1 salamath, 1 kalambou, 1 sara, 1 peul); 1 seul, Abdoulaye Miskine, est binational (50/50): père tchadien et mère centrafricaine; les autres n’ont aucun côté centrafricain;

-1 mercenaire peul Nigérien 100%;

-1 Camerounais (bamiléké); Centro-Camerounais né à Bangui et ne connaissant que Bangui;

-1 Nigérian (haoussa) dont les géniteurs sont originaires du Lac Tchad, mais né à Bangui et ne connaissant que Bangui.

-1 Yéménite (chrétien) mais né en RCA où il a évolué.

II-ORIGINES ETHNIQUES

Sara = 10 (3 goulas1 rounga, 1 kara, 1 ngama, 1 kaba1 souma, 1 salamath et 1 kalambou);

Mandja= 8 (6 mandja et 2 ngbaka-mandja);

Gbaya6  (3 de Berbérati, 1 de Bossangoa1 de Bozoum et 1 de Boda);

peul (mbororo) (1 Centrafricain, 1 Tchadien et 1 Nigérien);

Yakoma3  (2 Satéma et 1 Ouango-Bangassou);

Banda= 2 (Koro-M’Poko et Pladama);

Mboum(1 tali et 1 karé);

-Zandé= 2

Nzakara1

-Haoussa= 1

-Bamiléké= 1

-Aka (pygmée)= 0

Ngbaka= 0

Mbati= 0

-Langbassi/Ngbougou= 0

-Yakpa/Kpatérè/Baguirö= 0

-Ali= 0

-Borno= 0

-Tôgbô= 0

-Youlou= 0

-Mondjömbö= 0

Banziri= 0

Mbimou0

Gbanou= 0

-Lithos= 0

III-ORIGINES POLITIQUES OU ENTITÉS

A-Partis et Personnalités politiques

-Parti présidentiel MCU: 12 ministres

-Partis politiques de la Majorité présidentielle: 10 ministres (4 MLPC, 2 UNDP, 1 RDC, 1 PARC, 1 MOUNI, 1 ANC);

-Personnalités proches du chef de l’Etat: 4 ministres

-Partis politiques de l’Opposition démocratique: 1 seul du parti PATRIE de Mboli-Goumba;

-Partis centristes: 0

-« Autres partis »: 0

-Personnalité indépendante: 1 ministre

B- Groupes armés

-Groupes armés ex séléka: 8 ministres (2 FPRC, 2 MPC, 2 UPC, 1 MICJ et 1 RPRC);

-Groupes armés anti-balaka: 2 ministres (1 Aile Ngaïssona et 1 Aile Mokom);

-FDPC d’Abdoulaye Miskine: 1

-RJ-Aile Sayo: 1 Ministre Haut Commissaire chargé de la JPN;

-Autres groupes armés: 0 (UFR, RJ-Aile Belanga, UFR-Fondamentale).

C-Société civile : 0 (nous disons bien ZÉRO).

NB: Total des ministres pro-Touadéra: 12+10+4= 26.

Les 2 groupes armés Anti-balaka et la RJ-Aile Sayo sont proches du président Touadéra.

IV-ORIGINES SOCIOPROFESSIONNELLES

Enseignants : 9

Financiers : 7

-Mercenaires professionnels : 5

Acteurs Judiciaires : 3 (2 Magistrats et 1 Notaire)

Agronomes : 3

Commerce/Affaires 3

Administrateurs 2

Forces de défense et de sécurité (FDS) : 2 Officiers de la Gendarmerie

Télécommunications : 1

Médecin 1

-Géologue : 1

Sans qualification : 2

NB: Géopolitique fait sur la base du décret du 22 mars 2019 non encore abrogé ni modifié.

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