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Centrafrique: dialogue gouvernement-terroristes, un guet-apens dénoncé par le Président National de l’ONG ANA

rencontre de Touadera avec groupes armés au palais présidentiel à Bangui@Erick Ngaba

rencontre de Touadera avec groupes armés au palais présidentiel à Bangui@Erick Ngaba

 Déclaration ONG ANA Centrafrique

Dialogue Gouvernement-terroristes, un guet-apens dénoncé par le Président National de l’ONG ANA

ANA-Centrafrique rappelle l’Union Africaine à l’orde

Pays post-conflit, la République Centrafricaine accepte toutes formes d’initiatives de progrès après la prosaïque crise bénite par la France et le Tchad.

La nouvelle République Centrafricaine attachée à sa laïcité inébranlable reposant sur l’amour de la patrie et la ferme volonté politique de rompre avec les vieilles habitudes, s’investit à la reconstruction rapide de l’armée, au retour durable de la paix et à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du pays, et à la relance de l’économie nationale.

Le Centrafrique renaissant déconsidère les désidératas de toute personne, institution ou nation, inscrite dans la logique de le maintenir sous influence négative même si son pouvoir est limité.

L’initiative africaine pour la paix au Centrafrique – prévoyant des discussions pour parvenir à un accord entre le régime démocratique en place et les forces nuisibles à l’existence fugace – est un véritable traquenard d’illégitimité.

En effet, la République Centrafricaine est sous curatelle sécuritaire et défensive. Elle ne peut négocier avec des hommes  ayant des armes en main avec des revendications constamment évolutives. L’Union Africaine (UA) n’a pas à se donner tant de mal pour légitimer la frénésie des tout-à-l’égout qui resquillent  territoire et  ressources naturelles nationales.

Il est de notoriété publique que l’UA dispose d’assez d’éléments pour feindre ignorer qu’après la déchéance brutale du régime politique centrafricain en mars 2013, les rébellions alors injustement justifiées, tiraient leur révérence à leurs facilitateurs.

Dès lors les groupes armés n’ont plus raison d’exister en République Centrafricaine, leurs revendications étant entièrement prises en compte et même le bonus circonstancié de la prise du pouvoir par les armes.

Les hors-la-loi coalisés et leurs alliés politiques avaient pris le pouvoir en mettant hors-jeu l’armée nationale, instauré une justice expéditive, pillé complètement les institutions républicaines et le peuple, dilapidé le trésor public, bradé les biens de l’Etat, spolié les ressources naturelles et versé plusieurs milliers de litres de sang innocent sur chaque kilomètre de la superficie nationale en huit mois seulement.

Durant la seconde transition, en présence de la force française de la mission Sangaris et son armada tape-à-l’œil, les  insatisfaits criminels se sont reconstitués sans contrainte en plusieurs petits groupes repartis sur la majeure partie du territoire.

Aujourd’hui, ces velléitaires armés, manipulés par la France et certains vendus de la classe politique nationale veulent renégocier le partage du pouvoir et obtenir l’amnistie générale avec le Gouvernement légitime en place, soucieux du bien-être de tous les Centrafricains.

Quel qualificatif attribuerait l’Occident à un groupe d’individus engagés au nom d’un prétexte ou d’une cause dans le but premier est de tuer, détruire, défier l’autorité légitimement établie, infliger des dommages matériels colossaux tout en prenant essentiellement pour cible les populations civiles ?

Oui, ce sont bien des terroristes et le terrorisme se combat de nos jours à la bonne franquette !

Je retiens le cliché de la France exécutant devant des caméras de télévision deux terroristes avec la logistique de deux bataillons militaires, c’était légal.

Vous l’auriez vu également les vidéos de pendaison de Saddam Hussein et d’assassinat d’Ossama Ben-Laden largement divulgués par les Etats-Unis, était légal.

Devant nous le Nigéria avec l’appui militaire de plusieurs Etats africains décimaient des villages après villages pour réduire la menace terroriste Boko Haram, c’était légal.

Or le Centrafrique est contraint de dialoguer avec les mêmes terroristes qui sont abattus froidement sous d’autres cieux. Sinon ceux qui tirent les ficelles des troubles de tous genres dans ce pays crieront au génocide. C’est très illégal.

Le schéma, les stratagèmes et les objectifs politiques latents à atteindre après le cirque d’un énième dialogue sous l’égide de l’UA sont bien connus.  L’histoire ne se répètera pas, même si ce dialogue s’affiche le dernier cartoon d’une conspiration anonyme.

Fort de la mélasse longtemps endurée, le peuple Centrafricain ne baissera plus les bras.

Témoin de l’histoire, je fais retentir le tocsin et mugir la sirène pour dire non à ce guet-apens.

Les Centrafricains désapprouvent l’initiative de l’UA. Ce dialogue Gouvernement-terroristes est un lit de clous aux effets rétroactifs.

Je ne perçois pas mieux ce dialogue qui est le fac-similé de l’holocauste politique ayant précipité la chute en 2013 d’un régime centrafricain au pouvoir.

Cette initiative est incompatible avec notre attente suprême qui est d’aller vers la stabilité définitive de notre Etat, et de dépêcher le peloton de nos bourreaux derrière les barreaux.

Loin d’être anodin, le peuple centrafricain a cerné les enjeux de cette douce duperie. Il ne la soutiendra pas. Par contre, il appuiera toute initiative visant à neutraliser définitivement les nombreuses organisations terroristes actives dans le pays dites « groupes armés».

Par ce rappel à l’ordre, ANA-Centrafrique prend à témoin la Communauté internationale et nationale quant à l’agenda caché de ces négociations.

Le Centrafrique ne disparaîtra pas et ne négociera pas avec des terroristes.

Les passe-droits sont épuisés et la promiscuité avec la terreur tire à sa fin.

Fait à Bangui le 15 octobre 2018

Le Président National

Johnny Yannick NALIMO

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