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Centrafrique : la Minusca condamne les affrontements entre les anti-balaka et les rebelles de l’UPC

 

Parfait Onanga-Anyanga, Chef de la Minusca, Général Balla Keïta, Commandant de la force@Erick Ngaba

 

Par Erick NGABA

Bangui 25 mars 2018 (Ndjoni Sango) : – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne les affrontements ayant opposé mardi dernier des Anti-Balaka aux éléments de l’UPC (l’Unité pour la Paix en Centrafrique) dans le village de Tagbara, situé à 70km de Bambari au centre du pays. Ces affrontements, qui ont eu lieu tôt le matin du 21 mars 2018, ont causé d’importantes pertes en vies humaines dont le prêtre de Maloum et des enfants parmi les civils.

La préfecture de la Ouaka au centre de la République Centrafricaine a plongé de nouveau dans les affrontements armés. Les belligérants ont également occasionné plusieurs blessés et un déplacement important de population civile. Des maisons ont été brulées et des biens saccagés.

Dans un communiqué, la Minusca dit avoir déployé des patrouilles sur le terrain en vue de protéger les civils, en réponse à cette escalade de la violence. Selon le communiqué, les blessés ont reçu des soins de premières urgences de la part des Casques bleus, et ensuite ont été transférés vers un centre de santé.

« Lundi 19 mars 2018, des éléments de l’UPC et des Anti-Balaka s’étaient déjà affrontés à Alindao. Les Forces de la Minusca étaient intervenues pour protéger les civils et avaient riposté à des tirs. Des éléments de l’UPC avaient perdu la vie et deux soldats de la paix avaient été légèrement blessés », indiqué le communiqué.

La Minusca exige la cessation immédiate des hostilités. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga a condamné ces violences dont l’impact est selon lui dévastateur sur les civils.

« Je tiens à rappeler aux leaders des groupes armés, que les attaques contre les civils et les Casques bleus constituent une violation grave du droit international humanitaire et des droits de l’homme et que leurs auteurs en répondront devant la justice », a-t-il rappelé.

La République Centrafricaine continue de faire face aux violences armées depuis la prise de pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle de la séléka. Les groupes armés occupent une bonne partie du territoire en dépit de l’élection du président Faustin Archange Touadera en 2016, et de la présence des casques bleus de la Minusca.

L’auteur de l’article:

Erick NGABA est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence professionnelle en Journalisme. Free-lance, il est le Directeur de Publication et Webmaster de ce site d’informations. Courrier : doctarngaba@gmail.com , +236 72614325

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