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Centrafrique: Gouvernance forestière, l’UE signe un accord de partenariat volontaire avec le gouvernement

Signature de l’accord de partenariat union européenne et gouvernement centrafricain@Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 12 février 2018 (Ndjoni Sango) : Le gouvernement centrafricain a conclu avec l’Union européenne un accord de partenariat volontaire sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et produits dérivés vers l’union européenne (APV FLEGT). L’accord a été signé par l’Ambassadrice et Cheffe de la Délégation de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi, et le Ministre centrafricain des eaux, forêts, chasse et pêche Lambert Lissané Moukové, au cours de la quatrième réunion du comité conjoint de mise en œuvre (CCMO) dudit accord tenue le 7 février 2018, au siège de la délégation de l’Union européenne à Bangui.

La quatrième réunion du comité conjoint de mise en œuvre (CCMO) de l’accord de partenariat volontaire visait à faire le point, avec toutes les parties prenantes, sur la mise en œuvre de l’accord afin de garantir la transparence dans ce processus axé sur la bonne gouvernance des massifs forestiers et le respect des réglementations concernées.

« C’est un processus qui a démarré depuis 2012. Avec l’Union européenne, nous travaillons d’arrache-pied à la réalisation de cet accord de partenariat volontaire. En ce qui concerne  la partie centrafricaine, nous avons pris un engagement, un dispositif formel est en train d’être pris au niveau du gouvernement pour le manque d’instruments qui pourraient nous guider dans la traçabilité de la filière Bois. Nous avons rassuré nos partenaires qui nous financent dans ce processus. Nous sommes en train de prendre des dispositifs et nous avons nos missions régaliennes sur le terrain. Il y a la question de contrôle sur les sociétés qui œuvrent dans ce domaine et qui doivent respecter les normes », a expliqué le Ministre centrafricain des eaux, forêts, chasse et pêche Lambert Lissane Moukove.

Durant cette quatrième réunion, les parties prenantes, à savoir, le gouvernement centrafricain, les techniciens de l’union européenne et la société civile centrafricaine, ont échangé entre autres sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’APV et du financement y relatif; les actualités relatives au marché domestique, à l’activité forestière informelle et aux forêts communautaires ; le processus d’observation indépendante mandatée (OIM) confié à la société civile ; le besoin de coordination du secteur en matière de planification et investissement ; les perspectives des parties pour 2018 et au-delà ; la communication et transparence.

L’ambassadrice et Cheffe de la Délégation de l’Union européenne en Centrafrique qui a coprésidée la réunion avec le membre du gouvernement centrafricain, a trouvé une satisfaction sur le travail accompli.

« Je pense que le message principal c’est l’engagement mutuel que nous avons pris pour la signature de l’accord de partenariat volontaire. L’Union européenne a prévu un appui important au ministère des eaux et forêt de 6.7 millions d’euros pour accompagner le ministère afin de l’assurer un appui technique nécessaire de remplir son mandat, celui d’assurer une gestion légale du patrimoine forestier du pays. On a déjà enregistré des avancées significatives», a fait savoir Samuela Isopi, de la partie européenne.

les parties prenantes du projet APV FLEGT@Erick Ngaba

Les travaux se sont déroulés en deux phases. Une session technique au 5 et 6 février, au cours de laquelle un consensus s’est dégagé autour des principaux sujets ayant débouché sur la rédaction du projet d’aide-mémoire. Ensuite, une autre session formelle au 7 février  au cours de laquelle les deux parties ont  adoptée et signée un aide-mémoire.

La signature de cet accord de partenariat a rencontré l’agrément société civile, partie prenante du projet.

« Pour nous de la société civile, c’est une satisfaction parce que nous avons abordé durant la session les questions de l’heure. Nous sommes rentrés dans les faits notamment les problèmes des coupes artisanales des bois à savoir le sciage anarchique qui est en train de décimer la forêt centrafricaine  en dépit de la loi qui existe. Il y a la question de l’observation mandatée. Sur cet aspect, l’Union européenne a félicité la société civile centrafricaine qui a vraiment consenti tous les efforts pour l’observation indépendante consacrée par l’accord qui est opérationnelle en Centrafrique et qu’il faut seulement soutenir », a martelé Jean Jacques Mathamalé, de la société civile.

A l’issue des travaux, les deux parties ont réitéré leur engagement à poursuivre la mise en œuvre de l’accord. Elles ont aussi convenu entre autres de prendre les dispositions nécessaires pour lutter contre les fraudes dans la filière bois, de redynamiser les permis d’exploitation et d’aménagement (PEA) dormants et pour encourager la transformation du bois à hauteur du taux prévu par la loi à 70 %.

En novembre prochain, une session est prévue afin d’évaluer les avancées enregistrées dans le cadre de ce projet sur la bonne gouvernance forestière financé par l’Union européenne.

L’auteur de l’article :

Erick NGABA est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence professionnelle en Journalisme. Free-lance pour plusieurs agences presses internationales, il est le Directeur de Publication et Webmaster de ce site d’informations. Courrier : doctarngaba@gmail.com , +236 72614325

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