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Centrafrique : l’agriculture constitue le socle indispensable pour le relèvement, selon le Centre Evangélique Ephraïm

Foire-agricole-à-Bozoum

Par  Eric NGABA

Bangui 09/11/17 (www.ndjonisango.net): La relance de l’économie centrafricaine nécessite l’implication de l’agriculture qui se révèle comme le secteur incontournable de l’heure. Afin de favoriser une agriculture moderne et intensive, le Centre Evangélique Ephraïm veut faire de l’agriculture un moyen indispensable pour le développement en utilisant des moyens modernes.

L’agriculture est la principale activité de la population centrafricaine  car plus de 75 pour cent de la population du pays vivent de l’agriculture qui constitue la première source de revenus. Mais vu la crise qui perdure, quelque 1,3 million de personnes en République centrafricaine sont en situation d’insécurité alimentaire.

La revalorisation du secteur agricole est d’une grande importance car l’agriculture se présente comme un vecteur de paix et de développement durable. Pour contribuer à une relance effective du secteur agricole, le centre Evangélique Ephraïm veut développer les secrets de la multiplication rapide des bananiers, la production de gros tubercules de manioc, aubergines,  tomates, goyaviers et autres sur l’axe Mbaïki.

« Toute sorte de plantes sera développée par ce centre. C’est une manière de contribuer à la relance du secteur agricole. Le travail de la terre vient de Dieu. C’est une stratégie pour informer, éduquer, sensibiliser et former les Centrafricains sur l’importance des travaux champêtres. L’agriculture a perdu sa place par rapport aux multiples crises qui ont endeuillé le pays. La famine se pointe à l’horizon. Et il est urgent d’agir. Et de ce fait la culture de maïs qui se développe en trois mois, avec les nouvelles stratégies mises en place avec l’utilisation d’engrais bio, ne sera possible qu’en 45 jours. La nourriture est source de richesse, de nutrition et de santé. Il suffit de faire un tour dans les hôpitaux pour savoir combien de centrafricains souffrent de la malnutrition actuellement. Dans le passé, l’homme vivait du travail de la terre et de l’élevage. Mais les colons avec la modernisation, nous ont imposé d’aller à l’école, d’étudier pour devenir des fonctionnaires », a expliqué Simplice Tournesol Kobalo, Promoteur du Centre Evangélique Ephraïm.

Bien que la Centrafrique fût le premier pays de l’Afrique centrale à développer l’agriculture, elle se retrouve actuellement dans une situation difficile.  République centrafricaine a un vaste réseau de ressources hydrauliques, une pluviométrie enviable et une immense superficie de terres cultivables, sauf qu’à ce jour, seulement 5% de terres arables sont exploitées chaque année, tandis que seule la moitié des terres pastorales disponibles sont utilisées  pour l’élevage.

Malgré la volonté du président de la République et des partenaires pour relancer ce secteur, l’insécurité constitue un frein à son développement. Le président de la République Faustin Archange Touadéra, le jour de son investiture, a décidé de faire de la relance du secteur agricole et de l’économie rurale l’une de ses priorités. Car après plusieurs années de conflit et d’instabilité politique, le secteur agricole est gravement entravé.

Il est urgent d’appuyer le secteur agricole en République centrafricaine, pour ainsi aider agriculteurs familiaux et petits exploitants agricoles en vue d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition, et de renforcer les moyens de subsistance des populations.

Le président de la République, Faustin Archange Touadéra avait souligné lors d’un entretien qui avait porté sur la reconstruction du secteur agricole du pays et sur la nécessité d’en faire un vecteur de paix et de développement durable : «Mettre en œuvre notre stratégie visant à désarmer, à démobiliser et à réinsérer les groupes armés nécessite que nos efforts soient axés sur le secteur agricole afin que notre peuple soit en mesure de répondre à ses besoins immédiats et à long terme ».

Le Directeur général de la FAO avait appelé la communauté internationale à jouer son rôle. Il avait souligné : «Ce qui est essentiel maintenant c’est le maintien de la production alimentaire et la reconstruction du secteur agricole, sachant qu’il s’agit d’un secteur clé pour l’emploi, la paix et la stabilité tant que nous avons l’opportunité d’agir ».

Pour Simplice Tournesol Kobalo : « il est important d’éviter le pire en matière de sécurité alimentaire. On ne peut assurer une paix durable et le développement de notre nation sans la sécurité alimentaire et on ne saurait améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition sans paix ».

L’auteur de l’article :

Erick NGABA est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence professionnelle en Journalisme. Free-lance pour plusieurs agences presses internationales, il est le Directeur de Publication et Webmaster de ce site d’information www.ndjonisango.net. Courrier : doctarngaba@gmail.com , +236 72614325

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