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Centrafrique : le chef de mission du FMI Samir Jahjah salue la performance économique du gouvernement

Jahjah et Dondra@Eric Ngaba

Samir Jahjah du FMI et H.M. Dondra des finances/@Eric Ngaba

Par Eric NGABA

Bangui 3 juin 2017 (www.ndjonisango.net): Le Fonds Monétaire International (FMI) se réjouit de son programme conclu avec le gouvernement de la République Centrafricaine. C’est au cours d’une conférence de presse conjointe tenue le 1er juin 2017, au cabinet du Ministre des Finances et du budget, Henri -Marie DONDRA, qu’une délégation du FMI conduite par le Chef de mission Samir Jahjah a exprimé cette satisfaction par rapport au respect des engagements du gouvernement à l’égard de ses partenaires au développement. Depuis une semaine dans la capitale centrafricaine, la délégation a conclu que la politique économique du pays est sur la bonne voie de manière globale.

Séjournée à Bangui, capitale de la République Centrafricaine, en mission de suivi et évaluation, la délégation du Fonds Monétaire International conduite par le Chef de mission Samir Jahjah a bouclé sa deuxième revue de programme avec le gouvernement centrafricain. Aux termes de cette mission jugée satisfaite, le chef de mission Samir Jahjah a déclaré que la performance économique de la République Centrafricaine est sur la bonne voie.

« Je crois que le bilan de notre mission est positif. Nous avons très bien travaillé avec les services du ministère des finances avec le ministre pour essayer de renforcer le programme économique du gouvernement. L’objectif principal de ce programme est de rétablir la capacité du gouvernement à mobiliser des recettes qui permettront au gouvernement de mettre en œuvre sa politique économique et sociale », a déclaré le Chef de mission du FMI, Mr Samir Jahjah.

Il faut se souvenir que le niveau de recette au sortir de la crise était de 5% de PIB. Les recettes n’étaient pas suffisantes pour payer les salaires, les pensions, les bourses et bien, les besoins sociaux de la population. Aujourd’hui, le gouvernement centrafricain est passé de 5% à 8% de PIB.

Cette belle performance de 3 points de pourcentage permet au gouvernement de couvrir les salaires, les pensions et les bourses. Ce qui revient à dire que, sur ses propres ressources, l’Etat centrafricain peut maintenant couvrir ses dépenses. Car, le Chef de mission du FMI a précisé par ailleurs que le taux de croissance économique prévisionnel du pays sera de 5 % en 2017 contre 4,7% l’année dernière.

Les perspectives d’une mobilisation supplémentaire des recettes

Ces avancées enregistrées dans le domaine de l’économie résultent des efforts que le gouvernement centrafricain a pu déployer pour mobiliser les recettes seulement au niveau d’une partie de territoire national. Pour aller plus loin dans cette performance, le Chef de mission du FMI a préconisé que les autorités centrafricaines doivent doubler d’effort en mettant un accent particulier sur la sécurité qui contamine certaines régions du pays.

« Maintenant, l’Etat arrive à couvrir ses dépenses avec ses propres recettes. Mais maintenant, il faut s’attaquer à l’étape suivante. Comment mettre en marche la machine de l’investissement public, le rôle de l’Etat au niveau de Bangui mais aussi à l’intérieur du pays. Au niveau sécuritaire, redéployer l’armée, les gendarmes et les policiers. Au niveau social, il faut mobiliser des recettes. Sans recette, l’Etat ne pourra pas rétablir son autorité dans tout le pays », a préconisé Mr Samir Jahjah.

Au terme de leur mission, la délégation de cette institution financière va présenter son rapport au conseil d’administration du FMI au mois de juillet 2017. Si le Conseil d’Administration valide ce rapport satisfaisant de la mission à Bangui, la République centrafricaine pourra bénéficier des aides budgétaires des autres partenaires techniques et financiers.

Toutefois, le Chef de mission du FMI a encouragé le ministre Dondra à poursuivre les réformes financières. De son côté, le ministre des finances et du budget, Henri Marie Dondra s’est dit satisfait de la conclusion de cette revue et se dit déterminé à accélérer les réformes financières. La République centrafricaine a été considérée comme un élève du Fonds Monétaire International en termes de son programme économique avec l’institution.

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