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Centrafrique : l’Union européenne engagée à soutenir le secteur diamant

l’ambassadrice de l’union européenne à Bangui, entourée de ses collaborateurs dont le commandant de l’Eutm@Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 21 juin 2018 (Ndjoni Sango) : L’Union européenne se dit être désormais engagée pour accompagner le gouvernement centrafricain à développer le secteur de diamant du pays. C’est un message d’engagement de l’Union européenne porté par l’Ambassadrice, Cheffe de la délégation de l’Union européenne à Bangui, Samuela Isopi. Cet appui européen est à la fois financé et technique pour l’amélioration du système de la chaine d’exploitation de diamant  brut centrafricain.

Intéressée par le secteur diamant centrafricain, l’Union européenne qui prend la présidence du Processus de Kimberley, annoncé au gouvernement centrafricain son engagement à soutenir les projets de développement du secteur.

Fin mai dernier, l’Ambassadrice Cheffe de la délégation de l’Union européenne, Samuela Isopi, a été porteuse du message de la présidence du Processus de Kimberley assurée par l’UE, au ministre centrafricain des mines et géologies, Léopold Mboli Fatran.

« Le secteur de diamant est pour nous un domaine nouveau. Nous sommes en train de préparer un appui au ministère des mines. Parce qu’il est important lorsqu’on parle de la reconstruction d’un pays, on parle de la sécurité, l’armée, la justice et l’Etat doit avoir aussi les moyens. La République centrafricaine est riche mais il faut que l’exploitation et l’utilisation de ces ressources se fassent dans la légalité. Voilà c’est là que nous voulons donner un appui au gouvernement », a déclaré Samuela Isopi, lors d’une conférence de presse tenue le 15 juin dernier à la délégation de l’Union européenne à Bangui.

Malgré les efforts déployés par le gouvernement centrafricain avec l’appui de ses partenaires pour assainir le secteur minier, l’Union européenne a estimé qu’il y a encore du pain sur la planche afin d’améliorer la gouvernance des pierres précieuses du pays.

« La réalité que nous voyons est qu’il y a encore beaucoup de faiblesse. Même dans les zones autorités à l’exploitation de diamant, cela ne permet pas au pays de profiter de ses richesses. Cela veut dire qu’il y a quelque chose qui ne marche pas. Il y a quelque chose qui ne marche pas au niveau de ce que nous appelons la gouvernance du secteur. Donc, ce que nous avons décidé de faire, c’est d’appuyer le ministère des mines à améliorer cette chaîne pour essayer au moins là où on peut exploiter et exporter, d’augmenter la quantité dans la légalité », a renchérit la diplomate européenne.

L’appui européen à la filière diamant centrafricain est entre autres technique financier, afin d’améliorer la gouvernance minière.  Il est question de renforcement des capacités des ressources humaines, de l’administration, de moyens techniques.

L’annonce de l’appui de l’Union européenne au secteur des mines vient suite aux échanges entre les autorités centrafricaines et l’Union européenne aux assemblées du Processus de Kimberley, institution qui contrôle la traçabilité de diamants bruts sur le marché mondial.   

« C’est l’Union européenne qui assure la présidence du Processus de Kimberley et nous avons échangé avec la présidente du Processus sur ce que l’Union européenne peut faire pour nous aider en termes d’appui. C’est bien de nous reprocher que la traçabilité du damant souffre de quelques problèmes, mais il est aussi important que nous soyons appuyés. C’est pour cela que nous avons sollicité une assistance technique à l’Union européenne. Et je suis très heureux de la correspondance envoyée par la présidente du Processus de Kimberley qui nous rassure que le secteur des mines va être compté dans les appuis de l’Union européenne », a expliqué le ministre centrafricain des mines, Léopold Mboli Fatran.

Le secteur minier de la République centrafricain, pays riche avec 470 indices de mines, attire les partenaires au développement. Ces innombrables richesses naturelles dont le diamant en particulier qui devraient permettre le développement socio-économique du pays ne sont exploitées de manières convenables dans certains cas.

L’auteur de l’article :

Erick NGABA est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence professionnelle en Journalisme. Free-lance, il est le Directeur de Publication et Webmaster de ce site d’informations. Courrier : doctarngaba@gmail.com , +236 72614325

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