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Mission FMI: Les spécialistes confirment que l’économie centrafricaine se porte très bien

Jahjah et Dondra@Eric Ngaba

M. Samir Jahjha de FMI et H.M Dondra des finances/@Eric Ngaba

Source : Le Démocrate

Bangui 17 juin 2017 (www.ndjonisnago.net): Un communiqué du FMI daté du 1er juin 2017 relatif à la situation économique de la RCA a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Des chiffres concernant le PIB et le taux d’accroissement de la RCA ont été contestés de manière très virulente. Pour établir la vérité afin d’éclairer la lanterne du citoyen lambda, notre rédaction a mené une investigation auprès des spéciales. Les conclusions révèlent qu’en dépit de l’insécurité qui sévit dans une bonne partie de la Centrafrique, l’économie centrafricaine se porte très bien.

Dans notre parution du 8 juin 2017, nous avons titré, « Mission FMI : M. Dondra, ne prenez pas les centrafricains pour des cons ». Le contenu de cet article remettait en cause les chiffres de 4,7% de croissance en 2017, et des recettes intérieures qui représentent les 8% du PIB, annoncés par la mission du FMI. L’article ajoutait que c’était une invention du ministre des finances Henri-Marie Dondra pour couvrir ses faiblesses. Après la publication de cet article, notre journal a enregistré plusieurs réactions de certains économistes, et nous avons décidé d’investiguer en toute liberté et avec professionnalisme.

En effet, de l’avis des spécialistes le PIB, en tant qu’outil de la comptabilité nationale est donc un bon moyen de comprendre le fonctionnement d’une économie et de conduire une politique économique. Il mesure ce qui est produit, pendant une période donnée par du travail rémunéré. Le PIB exprime aussi le consentement des individus à payer pour obtenir les biens et les services. En intégrant des dépenses publiques, sur la base de leur coût de production, il reflète également les choix collectifs d’une société donnée. Par son mode de calcul, le PIB rend de grands services, il permet de sommer les valeurs ajoutées de tous les secteurs institutionnels sur un territoire donné. Il est ainsi possible de savoir comment la richesse est créée, utiliseé et répartie.

Pour les spécialistes que nous avons consultés, la Centrafrique n’est pas en guerre mais traverse une situation très sensible et parfois explosive au plan sécuritaire. Une bonne partie du pays se trouve sous la coupe des groupes armés ce qui compromet les productions des biens et services des ces régions occupées. Mais la partie libre du pays continue de fonctionner. Etant donné que la Centrafrique n’est pas encore véritablement décentralisée, et que presque toutes les activités politiques, administratives et surtout économique sont concentrées dans la ville de Bangui, nos spécialistes donnent raison au FMI par rapport aux chiffres avancés.

Nul n’ignore que la Centrafrique a repris avec la production et l’exportation du bois, du diamant et de l’or. Certaines préfectures comme l’Ombella M’poko, la Lobaye, la Mambéré kadei, la Sangha Mbaéré pour ne citer que ceux, qui connaissent une situation sécuritaire acceptable ont sans doute contribué à la progression du PIB centrafricain. Même dans certaines zones où sévit l’insécurité, il y a toujours eu production des biens et services sous une autre forme mais cela échappent au contrôle de l’Etat. Les spécialistes ajoutent que le PIB ne prend pas souvent en compte les activités qui échappent au contrôle de l’Etat.

Fort de ce qui précède, il ressort que le travail abattu par l’équipe du FMI reflète la réalité et que malgré l’insécurité qui règne dans certaines préfectures, l’économie centrafricaine se porte globalement très bien. Tout le mérite revient au ministre des Finances Henri-Marie Dondra et ses proches collaborateurs qui ont travaillé d’arrache-pied pour reconstruire une structure économique désorganisée par une longue crise militaro-politique et procéder à l’assainissement des finances publiques. Dans ce contexte, si toutes les préfectures de la RCA étaient libres, les recettes intérieures pourraient être multiplié par 3, et on serait peut être autour 24% du PIB.

La rédaction de notre journal présente ses sincères excuses au ministre Dondra et tout le personnel du ministère des finances ainsi qu’au FMI pour cet article qui n’a pas été traité avec professionnalisme. Comme le chef de la mission du FMI, nous confirmons que « le programme économique du gouvernement est globalement sur la bonne voie ».

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