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L’appui de la Russie et les négociations de Khartoum ont provoqué la jalousie de la France

Le président centrafricaine, Faustin Archange Touadera, avec son homologue français Emmanuel Macron

Le président centrafricaine, Faustin Archange Touadera, avec son homologue français Emmanuel Macron

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré récemment que la Russie mènerait une « politique antifrançaise » en République Centrafricaine. Le conseiller en économie auprès de l’ambassade de la RCA dans la Fédération de Russie Jean-Jacques Mbokoto a donné ses commentaires par rapport à ses déclarations.

Lors de la signature du protocole sur la coopération entre l’Université Nationale des Sciences et de la Technologie et les vingt États africains, Mbokoto a noté qu’il ne comprenait pas la déclaration de Le Drian, car la RCA entretenait de bonnes relations avec les deux Etats et remerciait Moscou et Paris de leur volonté d’aider le pays.

« Je ne peux en aucun cas déceler pourquoi cette accusation est avérée », a souligné Mbokoto.

Mais qu’est-ce qui pourrait se cacher derrière les paroles du chef du Ministère des affaires étrangères de la France ? Il est fort probable que c’est une jalousie tout court.

Or, Paris continue de considérer la République comme un territoire appartenant à la France. Il serait donc insupportable pour lui de voir à quel point Moscou s’est répandu dans la région.

D’ailleurs, que la France fait-elle pour garder son influence en Afrique ? Depuis la chute de l’Empire colonial et l’acquisition de l’indépendance, la RCA n’a pas beaucoup changé.

Les ressources, les ressources et encore les ressources, c’est ce que la France voit en Afrique, et rien de plus.

Malgré de hautes déclarations des Européens, selon lesquelles ils aident à rétablir la paix dans le pays et à assurer la sécurité, il n’y avait pas eu de changements positifs depuis des années. Ou plutôt, rien ne changeait jusqu’à ce que la Russie n’ait apporté son aide.

Pour Moscou le passage des paroles aux actes s’est déroulé assez vite. Chose promise, chose due. Et voici la Fédération de Russie reçoit la permission d’envoyer ses instructeurs et de fournir les armes à la RCA et elle commence à former les FACA immédiatement.

Comme l’amélioration dans le domaine de sécurité s’appuie non seulement sur les militaires bien armés et formés, mais aussi sur le règlement pacifique des conflits internes, c’est avec le soutien de Moscou que les forces gouvernementales et les opposants rivaux se sont assis autour de la table des négociations à Khartoum. La signature d’un accord de paix entre les autorités et les dirigeants de 14 groupes politico-militaires permet d’installer la paix dans un pays comme la RCA qui souffre depuis longtemps.

Pourtant, la France a-t-elle besoin d’une telle transformation de la République Centrafricaine ? Certainement pas. La politique imprudente de Paris entrave même l’Union européenne.

Après que le conseil de sécurité de l’ONU ait approuvé la résolution française sur la prorogation de l’embargo sur les armes dans la région, la mission EUTM-RCA a dû suspendre sa formation en raison de la « pénurie d’armes ».

La RCA est une ancienne colonie française, mais le point de vue de la France est un peu différent. Elle la considère toujours comme « son fief », mais ne fait que prétendre de fournir un appui.

En même temps, Paris se fâche contre tous les acteurs désirant fournir leur soutien à la République. Dans ce cas tous les moyens sont bons, à commencer par l’imposition des sanctions jusqu’à la diffusion de nouvelles fausses et rumeurs.

D’après les dernières actualités, les négociations de Khartoum ont abouti à un accord entre le gouvernement et les dirigeants des groupes d’opposition. La signature du projet de l’accord de paix a eu lieu le 3 février. Les parties du conflit vont signer le document officiellement le 6 février à Bangui.

Il est clair que la RCA mérite la paix. Certes, les détails de l’accord sont encore à affiner.

Cependant, les parties prenantes s’entendent sur les points principaux malgré une pression occidentale. Les Européens n’ont joint le processus que lorsqu’il était déjà irréversible.

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