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Sécurité et formation: le soutien indéfectible de la Russie au président Touadéra

Le président centrafricain Faustin Archange Touadera et le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov à Sochi

Le président centrafricain Faustin Archange Touadera et le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov à Sochi

 

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 7 avril 2019—(Ndjoni Sango): Le 7 octobre, une date retenir. Aujourd’hui est le 7 avril. La coopération de notre pays avec la Russie a débuté le 7 octobre 2017, quand une délégation de la RCA est allée rencontrer le Ministre des affaires étrangères de la Russie, Sergei Lavrov. Depuis, notre pays a pu voir nombreuses avancées dans tous le domaine, que ce soit la sécurité, la culture ou le sport. Le dialogue de paix qu’on essayait de conclure pour plus 6 ans est enfin devenu une réalité. Et beaucoup en ait grâce à l’appui de la Russie. Plongeons nous un peu dans l’histoire.

La Russie et la République centrafricaine, dirigée par le président Faustin-Archange Touadéra, depuis un an et demi ne sont pas seulement liées par des bonnes relations diplomatiques, mais par une amitié sincère et un soutien mutuel. L’Occident a l’habitude de voir dans toutes les initiatives politiques extérieures de la Russie seul le désir d’envahir le marché, de répandre son influence politique.

Les hommes politiques occidentaux ont l’habitude de penser de ce point de vue, parce qu’ils utilisent probablement eux-mêmes cette approche vers les relations avec les partenaires internationaux. Mais la Russie a déjà prouvé que dans les relations avec notre pays, elle est plus proche du dialogue sur un pied d’égalité.

La Russie a donné un coup de main à la RCA au moment où la République, épuisée par le conflit armé interne prolongé, cherchait un soutien, et la population civile cherchait une possibilité d’aller travailler, d’envoyer les enfants à l’école et de savoir qu’ils ne sont pas menacés par un danger quelconque. La République n’avait aucune raison de traiter Moscou avec méfiance. Depuis l’époque soviétique les deux pays ont échangé dans le domaine de culture et celui d’éducation.

Beaucoup de citoyens respectés de la République Centrafricaine, qui occupent aujourd’hui des postes importants de l’état ont étudié en Union soviétique, soit leurs professeurs étaient des professeurs de l’URSS. Dans une interview récente, le vice-président de l’Assemblée nationale de la République Centrafricaine, Jean Symphorien Mapenzi, a admis qu’il connaissait bien les mathématiques parce que son professeur à l’Université était un professeur russe Marguinoff. Mapenzi et ses nombreux collègues ont appris le russe.

En bref, chez les habitants de la RCA, la Russie est associée à l’intelligence, à l’honnêteté et au soutien. La Russie savait qu’un ancien ami serait content d’avoir une nouvelle occasion de se rapprocher. Et la dynamique de ce rapprochement est extrêmement rapide.

Les amis russes de la RCA aident le Président Faustin-Archange Touadéra à faire face aux problèmes les plus urgents dans le domaine de la sécurité. Le conseil de sécurité de l’ONU a imposé un embargo sur les armes à la République et le prolonge d’année en année, sans se soucier de la façon dont cela affecte la capacité de combat de l’armée de la RCA. Le conseil de sécurité de l’ONU n’a pas voulu faire attention au fait que l’embargo s’est traduit par le commerce des armes sur le marché noir. Les bandits sont munis d’armes et les soldats n’en ont pas. Ça ne va pas.

La Russie connait bien ce que signifie vivre sous sanctions et ressentir constamment l’impact des mesures restrictives de nature économique et politique. Moscou a à plusieurs reprises lancé des appels au conseil de sécurité de l’ONU pour lever l’embargo sur les armes contre la RCA. Mais seuls les appels publics ne suffisent pas.

Au début de 2018, Moscou a réussi à partiellement lever l’embargo et à envoyer gratuitement d’environ 1000 unités d’armes personnelles en RCA. Elles étaient distribuées aux agents des forces de l’ordre, car il est impossible de résister à la criminalité sans armes tabulaires.

Mais la contribution la plus importante de la Russie à la défense au sein de la RCA est la formation des recrues de l’armée et la formation des combattants. Les spécialistes russes vivent dans des bases militaires en RCA et font preuve de respect envers la culture et les coutumes locales. Ils ne font que leur travail – celui de former des novices de bons combattants et de vrais guerriers, capables de protéger leur pays.

La ministre de la défense de la République centrafricaine, Marie Noël Koyara, lors d’une visite officielle en Russie a souligné qu’elle était très reconnaissante aux instructeurs russes qui ont très vite formé les combattants aux compétences de combat, à la manipulation des armes. Les soldats centrafricains ayant suivi la formation des instructeurs militaires russes ont réussi à appliquer sur champ de nouvelles connaissances dans la pratique.

Ils ont été envoyés dans les régions les plus problématiques du pays, et la situation s’y est nettement améliorée. La ministre a également déclaré que le chef de l’état-major général de l’armée centrafricaine, le colonel Zéphirin Mamadou, était venu étudier en Russie.

La République n’a pas le temps d’attendre, les femmes et les enfants de la RCA ont déjà besoin d’une protection. La vitesse d’apprentissage est la clé pour sauver des vies. La mission d’entraînement de l’Union européenne (EUTM, European Union Training Mission) a formé 3 400 soldats en deux ans. Les instructeurs russes ont présenté le résultat du travail pour une période de cinq mois – plus de 1300 combattants ont été formés. En bref, la Russie effectue avec honneur la mission de formation opérationnelle et de qualité du personnel militaire depuis environ un an et demi.

On ne peut pas négliger le sujet de l’interaction économique entre la Russie et la RCA, si pertinent pour les politiciens occidentaux. Bien sûr, la Russie se félicite des possibilités d’élargir la coopération avec la RCA dans le domaine économique et commercial. Mais les contrats offerts par la Russie n’ont rien à voir avec les conditions serviles sur lesquelles les Français travaillent avec la RCA. La Russie elle-même a souffert plusieurs fois des guerres, des tentatives d’ennemis de capturer et de piller le pays.

Les Russes se rendent compte qu’il est important de faire des choses dans des conditions équitables, ils respectent eux-mêmes ces règles. Outre cela, les spécialistes russes comprennent que le travail sera plus efficace, si on équipe la production avec de la technique moderne et on partage l’expérience, les connaissances et la technologie. C’est pourquoi la coopération avec la Russie est propice pour la RCA.

Les premières personnes de l’Etat russe ont déclaré officiellement plus d’une fois l’intention de Moscou de poursuivre la coopération avec la RCA. Faustin-Archange Touadéra a échangé avec le chef russe Vladimir Poutine au cours du Forum économique de Saint Petersburg en mai 2018 et s’est entretenu à plusieurs reprises avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Lors de la réunion en marge de la session de l’Assemblée générale de l’ONU le Président centrafricain a remercié Sergueï Lavrov d’avoir redémarré la coopération entre les pays. Le ministre russe a noté que Moscou saluait un tel état d’esprit.

Un nouveau signe de l’intérêt de la Russie pour la poursuite du travail conjoint est le prochain forum de la Russie et des pays africains qui se tiendra à Sotchi en octobre 2019. L’invitation au forum a déjà été acceptée par le chef de la RCA Faustin-Archange Touadéra, le président de l’Angola João Lourenço. Récemment Sergei Lavrov a discuté le forum d’affaires à venir à Sotchi avec le ministre des Affaires étrangères du Lesotho Lesego Makgothi.

En général, on attend près de 50 chefs d’Etats africains au forum de Sotchi. Cette transparence et le désir de trouver des points de contact dans un dialogue constructif caractérisent parfaitement la Russie, un allié de longue date de la RCA. Tout le peuple centrafricain croit qu’il y aura encore beaucoup de projets conjoints avec la Russie.

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