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Centrafrique : La franchise du ministre Henri-Marie Dondra aux députés de la nation

 

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Le Ministre des fiances Henri-Marie Dondra/@Eric Ngaba

Par Eric NGABA

Bangui 25/05/17 (www.ndjonisango.net): L’hémicycle de l’Assemblée nationale a vibré hier matin au son des questions et réponses entre les députés et les membres du gouvernement par rapport aux questions brulantes de l’heure. En ce qui concerne le payement des indemnités de sessions  et le fonds de fonctionnement de ladite Institution, le ministre Dondra n’est pas passé par le dos de la cuillère pour cacher la vérité aux députés et au bureau du parlement.

Cela fait exactement deux semaines que le vote du projet de loi sur la transparence et la bonne gouvernance présenté par le ministre Dondra a été reporté par les députés. Et pour motif, le refus du Premier et de son gouvernement de répondre à l’interpellation des députés. La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre. Le Premier ministre Sarandji et son équipe se sont déportés, ce mercredi 24 mai à l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

Les débats âpres et virulents  ont permis de lever un coin de voile sur certaines préoccupations. La question des indemnités de sessions et du fonds de fonctionnement de l’Assemblée nationale qui a fait couler beaucoup d’encres et de salives ces derniers temps était revenue sur le tapis.

Prenant la parole sur cette question,  l’argentier national Henri-Marie Dondra a percé l’abcès lorsqu’il a fait clairement savoir que le pays est en train de sortir d’une crise sans précédent  caractérisée par une tension de trésorerie qui perdure dans le temps. Il a ajouté que depuis le mois de janvier 2017 jusqu’à aujourd’hui, le trésor n’a encaissé aucune aide financière permettant de combler le déficit budgétaire. Chose que les députés ignorent peut être.

Etant donné que le déficit n’est pas comblé, le trésor centrafricain est du coup incapable de répondre aux différents besoins inscrits au budget. Cette situation oblige à définir des priorités telles que le payement à terme échus des salaires, pensions et bourses. Ce qui signifie clairement que les députés à l’instar des agents et cadres de l’Etat perçoivent à terme échus leur émolument. C’est seulement le payement de ce que nous appelons « les indemnités de luxe » dont le montant s’élaverait à 400 000 F par député et par session qui accuse quelque mois de retard.

Le ministre Dondra n’est pas aussi passé par quatre chemins pour pointer du doigt la mauvaise gestion des fonds alloués pour le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Cette vérité a blessé certains membres du bureau de l’Assemblée nationale qui considère dorénavant le ministre Dondra comme un homme à abattre. Nous nous interrogeons donc : Que reproche-t-on à un ministre de la République qui sait définir les priorités en tenant compte de la tension qui sévit au sein du Trésor de son pays ?

Que peut faire un ministre des finances qui n’a pas reçu l’aide financière nécessaire pour combler le déficit budgétaire de son pays ? Ne dit-on pas que la plus belle femme au monde ne peut que donner ce qu’elle possède ?

Nous pensons que les députés doivent faire passer les intérêts du peuple avant les leurs. D’après les informations à notre possession, le ministre des finances s’efforce tant bien que mal, compte tenu de la situation de la trésorerie, à payer les évacuations sanitaires et les frais de sessions des députés même s’ils sont aujourd’hui à deux ou trois  mois d’arriérés.

Avec la mise en place des nouvelles Institutions pléthoriques de la République, il faudrait encore bien gérer le fonds qui rentre dans la caisse de l’Etat pour mieux s’en sortir. C’est aussi ce qu’ignoraient ces élus de la Nation qui ne pensent qu’à leurs poches malgré leurs frais d’indemnités qui sont meilleurs que les salaires des ministres.

 

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