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Centrafrique: un échange entre le ministre des finances et une délégation française projette une aide budgétaire

ministre des finances et AFD

Le ministre Dondra et la délégation française@Finances.

Bangui 7 juillet 2017 (www.ndjonisango.net): Le conseiller financier pour l’Afrique à la Direction générale du Trésor français, Pascal Fourcaut et sa collègue de l’Agence Française de Développement (AFD), Magali Kreitmann, ont été reçus en audience le 6 juin par le ministre des finances et du budget, Henri-marie Dondra. Le prochain décaissement d’un appui budgétaire français dont le montant serait de 10 millions d’Euros, soit 6,5 milliards FCFA, a été au menu de leur discussion.

Au sortir de l’audience, le financier français s’est confié au service de communication du ministère des Finances et du budget :

Monsieur Pascal Fourcaut, bonjour ! Vous sortez d’une audience avec le ministre des Finances et du Budget. Peut-on savoir l’objet de cette visite ?

Bien sûr, nous sommes deux avec ma collègue qui représente ici l’AFD et moi-même qui vient de la Direction générale du Trésor en France. Nous avons rencontré le ministre des Finances comme nous le faisons d’ailleurs chaque année pour instruire l’aide budgétaire française à la République centrafricaine.

Peut-on avoir une idée sur l’enveloppe ?

Pour l’enveloppe, je considère que c‘est aux autorités centrafricaines de dire à la fin de la mission qui va se poursuivre jusqu’à demain, quel est le montant qui, finalement, aura été décidé. La seule chose que je peux dire, c’est que ce montant est en augmentation par rapport à ce que nous avons fait l’année dernière. Pourquoi est-ce qu’il est en augmentation ? Parce que nous considérons que la France aux côtés de la Centrafrique doit aider ce pays à retrouver sa croissance, à retrouver la stabilité et que notre devoir c’est de l’aider.

La République centrafricaine, comme tous les pays de la CEMAC, est en train de traverser une zone de turbulence au plan économique. Alors, que compte faire exactement la France pour aider ce pays à sortir de cette zone de turbulence ?

Alors ! La zone de turbulence, oui, elle est là depuis un an et demi. L’action de la France a été triple.

Premièrement, c’est une action auprès du FMI. Et il y a une réponse très positive de la Directrice générale du FMI. La ligne de solution au problème à la crise que traverse la zone en générale a été fixée lors de la conférence des chefs d’Etats du 23 décembre à Yaoundé, conférence à laquelle participaient notamment, la Directrice générale du FMI et le ministre des finances français. Aujourd’hui, cette ligne directrice, qui vise à faire en sorte que le FMI s’engage davantage aux côtés de tous les pays de la zone dans le cadre des programmes,est en train de se mettre en place. On a vu le FMI travailler avec la Centrafrique déjà plus d’un an. Le Tchad de la même façon. Le Cameroun et le Gabon viennent de signer récemment le programme avec le FMI. Donc vous travaillez également avec le FMI. Et puis, on peut espérer que dans les semaines, les mois qui viennent, le Congo et la Guinée Equatoriale vont suivre le même exemple que les quatre autres pays de la CEMAC. Donc c’est grâce à l’action de la France auprès du FMI qu’il y a eu cet intérêt renouvelé pour la zone, et cela du FMI.

Deuxièmeaction de la France, c’est l’engagement pris. L’une des raisons pour lesquelles nous sommes là, comme je le disais tout à l’heure, nous allons donner plus que l’année dernière. Eh bien, l’engagement de la France, c’est celui d’appuyer le financement des programmes du FMI. Nous allons consacrer davantage des ressources à la zone.

Troisième actionde la France, c’est tout simplement auprès des autres partenaires comme la Banque mondiale, la BAD, l’Union Européenne, pour qu’avec eux, nous allons justement dans le sens d’un appui plus important afin de nous permettre de dépasser la crise qui existe actuellement en raison de l’évolution des coûts des matières premières, en particulier le pétrole. Je crois que vous êtes sur la bonne voie et que bientôt, on peut espérer que, cette crise sera derrière nous et qu’on n’en parlera plus.

Vous êtes en République centrafricaine. Vous avez entendu parler de la gestion des finances publiques. Comment évolue-t-elle ? Ou encore, quel regard portez-vous sur cette gestion?

Je peux dire que la gestion des finances publiques est un souci permanent que nous avons dans tout le pays de la zone. Et en République centrafricaine, après la crise, il faut effectivement retrouver une administration des finances publiques efficaces.

L’un des objectifs que je n’ai pas dit tout à l’heure est, qu’avec le FMI, il faut certes que les budgets s’ajustent aux ressources. Mais il faut aussi que les ressources domestiques augmentent. C’est extrêmement important pour l’indépendance du pays. Puisque nous-mêmes, la France, avons à faire face à cela. Quand vous écoutez notre ministre des finances, le président de la République, notre objectif est de diminuer le déficit pour arriver à diminuer notre dette, et retrouver de la marge de manœuvre et de l’indépendance vis-à-vis de nos créanciers. Je crois que ce qui vaut pour nous, vaut aussi pour vous. Et donc il est très important que les services du ministère des finances se mobilisent pour augmenter les revenus domestiques. C’est extrêmement important et doit se faire parallèlement à l’appui des bailleurs de fonds.

Propos recueillis par le service de la Communication du ministère des finances et du budget.

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