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Centrafrique : vers l’apurement des arriérés de salaires de 2003 et la mensualisation des pensions

Le ministre des finances, Dondra, le président Touadera, et le PM Sarandji@presse finances

Par Erick NGABA

Bangui 24 juillet 2018-Ndjoni Sango : Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, a annoncé l’apurement des arriérés de salaire depuis l’année 2003, et également la mensualisation des pensions de retraite. L’annonce faite le 13 juillet dernier à l’ occasion du lancement de la série des mini-revues des projets du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA). 

Le président centrafricain veut honorer son engagement durant les campagnes électorales. Il a annoncé son engagement à soulager la souffrance des fonctionnaires et agents de l’Etat et fonction et en retraite. L’apurement des arriérés de salaire des fonctionnaires de l’Etat qui remonte en 2003 à l’époque de l’ancien président François Bozizé.

« Fidèle à mon engagement et, après avoir échangé avec le Ministre des Finances et du Budget sur les conditions d’une relance pérenne de notre économie, je l’ai instruit de mettre en place un mécanisme d’apurement des arriérés de salaires en commençant par ceux de l’année 2003 », a déclaré Faustin Archange Touadera.

Les paiements de ces arriérés de salaires devront commencer à partir du mois d’août prochain et s’achèveront au plus tard au mois de décembre.

« Il est certes vrai que le contexte est difficile, mais le Gouvernement doit continuer les négociations avec nos partenaires techniques et financiers pour que, graduellement, nous puissions arriver à éponger les autres arriérés de salaire, au nom du sacrosaint principe de continuité de l’Etat. Ceci permettra d’alléger les souffrances de notre population.», a-t-il ajouté.

L’annonce du paiement de ces arriérés fait suite à la conclusion de la 4ème revue avec le Fond Monétaire International (FMI) dont la décision fait bénéficier la République centrafricaine d’un soutien de près de 18 Milliards de FCFA. Ainsi, le président centrafricain réitère son instruction au ministre des finances et du budget, Henri-Marie Dondra, ainsi qu’à ses services, à se tourner résolument et dès à présent, vers la préparation de la 5e revue avec le FMI.

« A ce propos, je réitère mes félicitations au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’à tous ses collaborateurs pour leur capacité à relever ce challenge. Je les encourage et les engage à redoubler d’efforts en vue de la réussite des autres revues à venir et donc la mobilisation des ressources nécessaires au relèvement économique de notre pays », a-t-il déclaré.

La mensualisation du paiement des pensions

Par ailleurs, Faustin Archange Touadera, a instruit le ministre des finances et du budget à examiner les modalités de mise en œuvre technique de la loi portant sur la mensualisation du paiement des pensions.

Dans son discours, le Chef de l’Etat centrafricain s’est prononcé sur la nouvelle loi des finances. Concernant cette nouvelle loi organique, Faustin Archange Touadera a estimé qu’il est impératif que les dispositions soient prises par le gouvernement pour renforcer les capacités des agents chargés de la préparation des budgets, au niveau de tous les sectoriels.

« Nous passons désormais d’un budget moyen à un budget programme. Ce nouveau dispositif exigera forcément des services financiers concernés, l’adoption d’une nouvelle approche dans l’exécution budgétaire. En conséquence, je demande au Ministre des Finances et du Budget de procéder très rapidement à une relecture de son organigramme qui devra dorénavant s’adapter aux directives de la CEMAC. Ceci contribuera à l’amélioration de la gestion des dépenses publiques », a-t-il indiqué.

Après les élections de 2016, le gouvernement centrafricain avait procédé à un diagnostic pour identifier les priorités et besoins pour le relèvement du pays fragilisé par le conflit militaro-politique.

Ce diagnostic a abouti à l’élaboration du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), massivement adopté à la Conférence de Bruxelles, le 17 novembre 2016. Pour le président centrafricain, le RCPCA constitue aujourd’hui pour lui, l’unique cadre de dialogue avec les partenaires techniques et financiers.

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