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RCA : exportation des cornes de bovins vers le Cameroun, le PAFACE suspendu par le MESA

Les cornes de bœufs à la SEGA à Bangui

Par Fiacre SALABE

Bangui 9 Août 2019—(Ndjoni Sango): Le projet d’appui à la formation agricole pour la création d’emploi des jeunes ruraux et citadins (PAFACE) a été suspendu de son contrat d’exploitation et d’exportation des cornes des bovins vers le Cameroun voisin par le ministère en charge de l’élevage et de la santé animale (MESA), au profit d’un individu appelé Moktar Bel Moktar, d’après Rodolph Ngouleu. Cette décision du ministère entrave les actions du PAFACE qui propose plusieurs types de formations techniques pour la réintégration des jeunes désœuvrés tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.

Le PAFACE est l’une des branches d’activités du conseil national de la jeunesse centrafricaine (CNJCA), qui se propose de mettre à disposition des jeunes centrafricains plusieurs types de formations socioprofessionnelles avec des mesures d’accompagnement pour leur réinsertion dans la vie sociale.

Depuis sa création, un contrat d’exploitation des cornes et du sang des bovins pour transformation en produits des volailles a lié le PAFACE avec la société d’Etat de gestion des abattoirs (SEGA).

Pour pouvoir exploiter et exporter de plein droit les cornes des bovins vers le Cameroun, le PAFACE a fait dû faire un versement de plus de 5.736.000 FCFA sur le compte de la SEGA en deux tranches les mois d’août et de novembre 2017. La somme de 5.736.000 FCFA versée dans la caisse de la SEGA équivaut au contrat d’exploitation et d’exportation de ces cornes pour le compte de l’année 2018.

Mais force est de constater que la direction de la SEGA a dû octroyer le contrat d’exploitation et d’exportation des cornes des bovins pour l’année 2019 à un particulier dont le nommé Moktar Bel Moktar dans l’optique de rompre son contrat le 31 décembre 2018, pour laisser place au PAFACE.

La SEGA qui devrait redonner le contrat d’exploitation et d’exportation des cornes des bovins pour l’année 2019 entre les mains du PAFACE, n’est pas parvenu à le faire comme il se devait.

En sus de cela, le ministère de l’élevage et de la santé animale (SEGA) interfère pour suspendre le PAFACE de l’exploitation et d’exportation des cornes des bovins vers le Cameroun pour une durée de trois mois allant de mars à juin 2019 puis, un décision de suspension définitive s’en est suivie. Dans la note de service signée par le ministre Amadou Bi Aliou suspendant le contrat du PAFACE d’exploiter et d’exporter les cornes des bovins, le MESA l’accuse d’avoir collecté des cornes sur des sites non autorisés notamment au Pk12 et au marché à bétail. Ce qui n’est pas du tout vérifié, selon le responsable du PAFACE Rodolph Ngouleu.

Pour tirer au clair cette affaire, le coordonnateur du PAFACE a saisi la primature afin qu’un arbitrage soit fait. Nonobstant le rapport détaillé du conseiller à la primature en charge de la jeunesse, des ONG et de l’action humanitaire Patrick Nambéaré Ngaguéné demandant au MESA de revoir sa décision, mais rien est fait jusque là.

« Nous avons saisi la primature pour solliciter son arbitrage dans cette affaire de suspension du PAFACE pour l’exploitation et l’exportation des cornes des bovins vers une entreprise basée au Cameroun qui de fois nous fournit des matériels informatiques nous permettant de former plusieurs jeunes avec. La primature à travers une note de service a demandé au ministère de l’élevage de revoir sa décision de redonner le contrat au PAFACE mais jusque là rien ne marche nous ne comprenons pas réellement ce qui se passe. » A expliqué le coordonnateur du PAFACE Rodolph Ngouleu.

Selon lui, c’est à travers l’exploitation et l’exportation de ces cornes des bovins que le PAFACE utilise les bénéfices au profit de la formation des jeunes centrafricains tants à Bangui qu’à l’intérieur du pays.

« Il y a deux ans déjà que nous avons versé plus de 5.736.000 FCFA dans la caisse de la SEGA pour le contrat d’exploitation et d’exportation de ces cornes qui devrait nous autoriser l’année en cours mais grande est notre surprise aujourd’hui nous nous sommes confrontés à la décision de suspension émanant du ministère. Les retombés de cette exploitation, nous les transmettons en plusieurs types de formations mises à disposition de la jeunesse centrafricaine selon la philosophie du PAFACE », a ajouté Rodolph Ngouleu coordonnateur du PAFACE.

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