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« L’AFDT se réserve le droit d’engager des poursuites pénales contre les agents de l’ANE » dixit Christophe Mbremaidou

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Les leaders de l’AFDT lors d’une conférence de presse/@Eric Ngaba

Ndjoni-Sango (Bangui 28/01/16):_Des réactions continuent de se faire enregistrer suite au verdict final de la Cour Constitutionnelle de Transition du 25 janvier dernier sur le double scrutin du 30 janvier 2015 en République centrafricaine. Dans sa déclaration numéro 22 du mardi dernier, l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) a réagi pour prendre sa position vis-à-vis de la décision de la Cour. 

Alors la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) vient de rendre publics les résultats des élections couplées, présidentielle et législatives, dites de sortie de crise du 30 Décembre 2015, l’AFDT regroupant à son sein les partis politiques ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC et UDECA, persiste dans ses revendications en vue d’être rétablie dans ses droits. Dans cette déclaration, l‘AFDT constate avec regret que les nombreux cas de dysfonctionnement liés à I ‘organisation de ces élections par I ‘Autorité Nationale des Elections (ANE) ainsi que les fraudes massives qui ont fait I ‘objet de nombreuses requêtes de certains candidats aussi bien à l’élection présidentielle qu’aux législatives devant la CCT ont subi un traitement tout aussi discriminatoire qu’incompréhensible.

En effet, I’AFDT a noté que la Cour Constitutionnelle de Transition, faisant fi du principe de I ‘indivisibilité des élections groupées, a rejeté les mêmes éléments de preuves fournis à I ‘appui des requêtes et confirmé d’une part les résultats provisoires de I’ANE pour la présidentielle et invalidé en bloc la totalité du premier tour des législatives d’autre part. «Ceci montre que la CCT a préféré prendre une position politique au lieu de dire le droit », lit-on dans la déclaration signée par le président en exercice de l’AFDT, Christophe BREMAÏDO. Par ailleurs, la déclaration souligne quelques Exemples, «Les cartes d’électeurs achetées, les cas de corruption, de violence portant atteinte à la liberté de choix des électeurs et qui ont été retenus par la CCT sont des vices qui ont affecté les deux (2′) scrutins, et qui logiquement devaient entrainer une annulation globale des élections présidentielle et législatives ».

En outre, l’AFDT relève que la Cour tout en proclamant ces résultats a émis de sérieux « doutes sur la fiabilité des résultats » publiés par I’ANE dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle a failli. Ensuite, les nombreux appels pressants à recourir aux institutions légales pour le règlement des contentieux électoraux, d’après cette déclaration, est un marché de dupe dont de nombreux candidats ont fait aujourd’hui les frais. En dépit de cet état regrettable des choses, I’AFDT demande aux militants des entités qui la composent de continuer à observer la retenue et à refuser de céder à la violence et à toute provocation d’où qu’elle vienne. Elle exige un audit de I’ANE et de son système informatique. Compte tenu de son échec cuisant, l’AFDT exige la recomposition de l’ANE pour éviter, lit-on dans la déclaration, que les mêmes causes ne reproduisent les mêmes effets. Par ailleurs, elle réitère son attachement au maintien d’une organisation couplée du second tour de l’élection présidentielle et du premier tour des législatives et propose que I’ONI soit retenu comme opérateur pour le traitement (informatique) des données.

Enfin, « I’AFDT se réserve le droit d’engager des poursuites pénales contre les Agents de I’ANE qui se sont rendus coupables des graves faits ayant occasionné de préjudices aux nombreux candidats et entraîné l‘annulation du premier tour des législatives », précise la déclaration. Par ailleurs, l’AFDT exige des Autorités de la Transition des sanctions administratives à I ‘encontre des Agents, dont les préfets, Sous-préfets et bien d’autres qui qui ont participé, selon la plateforme, aux fraudes électorales.

Eric NGABA

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