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COP22 : la ministre centrafricaine de l’environnement restitue les engagements pris à Marrakech

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Ministre Arlette Sombo Dibele

Par Eric NGABA

Bangui 10/03/17 (www.ndjonisango.net): C’est au cours d’un atelier de partage d’information, organisé le 27 mars à Bangui, que la Ministre centrafricaine de l’environnement, du développement durable, des eaux, forêts, chasse et pêche, Arlette Sombo Dibelé, a fait la restitution des engagements pris par les parties prenantes à la COP22. L’objectif est de partager les résultats et décisions de la COP22, tenue du 4 au 18 novembre 2016 à Marrakech au Maroc, afin de sensibiliser les différents partenaires sur la réalité actuelle liée au climat. 

La 22ème Conférence des Parties (COP22) à la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à Marrakech, a mobilisé plus de 25 000 participants. Le but principal de cette conférence était la mise en œuvre de l’accord de Paris afin de pouvoir freiner les évolutions du dérèglement climatique qui menacent les sociétés, les économies et les ressources naturelles. La COP de Marrakech constituait ainsi une étape décisive dans le processus de l’opérationnalisation e l’Accord de Paris avec l’entrée anticipée de l’Accord de Paris.

La République Centrafricaine fait partie des pays engagés dans la lutte contre les changements climatiques. Durant la COP22, le pays a été représenté à un haut niveau à travers la présence de deux ministres dont celui de l’environnement et celui de l’agriculture, ainsi que de Directeur de Cabinet du premier ministre et de l’Ambassadeur de la République Centrafricaine auprès au Maroc. De surcroit la présence des autorités centrafricaines, le pays était également représenté également par les Points Focaux des différentes Conventions et les experts issus des diverses administrations nationales ainsi que les représentants du secteur privé et des médias. L’atelier de restitution a permis aux 65 participants de maitriser les résultats et les décisions adoptées à la COP22.

« La République Centrafricaine, en souscrivant à l’Accord de Paris, soutient les actions en faveur d’une transition vers une économie sobre en carbone et créant des co-bénéfices à savoir l’emploi pour les jeunes et les femmes, la qualité de vie, la solidarité renforcée dans le pays. J’espère que cet atelier de restitution nous apportera un éclairage sur les enjeux du changement climatique. Il nous permet d’être informés sur l’état d’avancement des négociations ainsi que les points clés discutés lors de la COP22, et d’engager des discutions sur la 22ème Conférence sur le climat qui se tiendra à Bonn en Allemagne », a martelé la Ministre centrafricaine de l’environnement, du développement durable, des eaux, forêts, chasse et pêche, Arlette Sombo Dibelé.

Grâce à la forte mobilisation du pays et au déploiement d’une stratégie de négociation mise en place par le gouvernement, la République Centrafricaine a réussi à faire prendre en compte la plupart de ses points d’intérêt dans les différents groupes de négociations. Cependant, les défis qui restent à relever dans le cadre de la mise en œuvre des décisions adoptées appellent la République Centrafricaine à plus de travail. Car les chefs de d’États du monde à Marrakech ont appelé à un engagement politique les plus fermes, comme une priorité urgente, afin de lutter contre les changements climatiques. Cet engagement marque un changement vers une nouvelle ère de mise en œuvre et d’action en faveur du climat et du développement durable. 

Par ailleurs, lors du 1er sommet africain de l’action en faveur d’une co-émergence continentale, les Chefs d’Etats Africains se sont engagés à promouvoir les politiques et les mesures en matière d’adaptation requises, qui soient aussi des catalyseurs pour une transformation structurelle profonde sur les plans économique et social en Afrique ; à consolider nos engagements respectifs en matière de lutte contre les effets du changement climatique, pour donner davantage de cohérence à nos stratégies et avancer ensemble ;  à accélérer la réalisation des initiatives déjà identifiées ou lancées, en s’appuyant non seulement sur les ressources intrinsèques mais également en mobilisant les bailleurs de fonds, multilatéraux et bilatéraux ainsi que les acteurs non étatiques ; à titre d’exemple. Il s’agit d’initiatives visant à renforcer la résilience du continent africain face aux menaces du dérèglement climatique, en particulier « l’Initiative Africaine pour l’Adaptation », l’initiative pour « l’Adaptation de l’Agriculture Africaine », connue sous l’acronyme « Triple A », le projet de la « Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel», l’initiative pour la « Sécurité, la Stabilité et la Soutenabilité », celle pour la « Résilience Rurale », ou encore celle en faveur des « Forêts dans la Région Méditerranée et au Sahel ».

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