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Centrafrique : du financement de l’aide humanitaire aux besoins humanitaires

Najat Rochdi, Coordinatrice humanitaire en RCA@Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 13 aout 2018—Ndjoni Sango : En prélude à la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire (JMAH), célébrée le 19 août de chaque année, la Coordination des Affaires humanitaires en République centrafricaine (OCHA) a lancé des activités autour du thème : « Besoins, réponse et financement de l’aide humanitaire ». Il est question de débattre avec le public, leaders d’opinion, universitaires, acteurs étatiques, société civile, sur la problématique financement de l’aide humanitaire face aux besoins humanitaires dans ce pays miné par les conflits armés.

10 août à 17h00 au Rock Club de Bangui, le Bureau d’OCHA a initié une rencontre d’un panel composé du gestionnaire des financements humanitaires, de l’UNICEF, d’ACTED et de l’AFPE avec le public sur  les questions liées aux financement, besoins humanitaires, défis et aux opportunités de l’action humanitaire en République Centrafricaine. Le documentaire intitulé « Zone III » de Pascale Serra sur l’ancien site de déplacés de M’Poko à Bangui a été projeté pour la circonstance.

Cela a été une occasion de faire le point sur le financement de l’aide humanitaire à l’occasion des 10 ans du Fonds humanitaire pour la RCA (FH RCA) créé le 31 juillet 2008, constituant ainsi un instrument de financement humanitaire multi-donateurs géré par OCHA RCA.

La célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire est déjà lancée en République centrafricaine. L’édition 2018 sous le thème « Les civils ne sont pas une cible » est pour la Centrafrique, pays fragilisé par la crise depuis 2013, l’occasion de projeter sur la stratégie du relèvement permettant à la population de se prendre en charge. Le tout repose sur la sécurité des civiles et la stabilisation du pays.  Car, d’après OCHA, 6, 629 incidents de protection ont été enregistrés au premier semestre en RCA. La persistance de la violence a également forcé plusieurs personnes à fuir leur domicile pour se réfugier soit dans des sites soit dans les pays voisins, provoquant ainsi un désastre humanitaire.

« En juin 2018, 608 028 personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays et 573 428 autres étaient réfugiés dans les pays voisins » indique un communiqué d’OCHA.

Dans ce contexte où les besoins humanitaires augmentent, le Bureau des affaires humanitaires a fait observer que le financement de l’action humanitaire a considérablement diminué au cours des cinq dernières années.

« Le Plan de réponse humanitaire de 515,6 millions de dollar n’est financé qu’à hauteur de 26% à ce jour. 2,5 millions ont besoin d’une aide humanitaire pour survivre et 2 millions sont en situation d’insécurité alimentaire », précise l’OCHA.

Ainsi, l’édition 2018 de la journée mondiale de l’aide humanitaire constitue un moment privilégié pour rappeler aux groupes armés que les civils et les humanitaires ne sont pas une cible.

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