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Centrafrique : le CICR condamne l’assassinat odieux de son agent à Kaga-Bandoro

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Par Fiacre SALABE

Bangui le 15/10/16 (Ndjoni Sango.net) : le Comité International de la Croix Rouge (CICR) s’indigne face aux multiples violences perpétrées par les rebelles de la seleka à Kaga-Bandoro. Il condamne fermement ces actes ignobles qui ont rendu difficile sa mission consistant à apporter l’assistance aux populations vulnérables. Par la même occasion, le CICR  s’alarme contre l’assassinat d’un de son personnel à Kaga-Bandoro.

Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, le CICR se dit vivement préoccupé par le regain de violence en République centrafricaine, notamment à l’encontre des travailleurs humanitaires dans la ville de Kaga-Bandoro, localité au centre nord à 346 km de la capitale. De l’avis du CICR, ce regain de violence armée compromet la fourniture d’une assistance aux civils centrafricains pourtant durement touchés par le conflit armé.

« Nous sommes consternés par la nouvelle du décès d’Alexis « , déclare Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR à Bangui. « Nous demandons à tous les porteurs d’armes de faire le nécessaire pour épargner la population civile, dont font partie les personnes qui travaillent pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant- Rouge, notamment le CICR, ainsi que pour les autres organisations humanitaires », ajoute chef de la délégation dans le communiqué.

La ville de Kaga-Bandoro qui a été le théâtre des violences de tout genre ces derniers temps, ne favorisent pas du tout le climat humanitaire au CICR d’avoir accès aux populations démunies de pouvoir bénéficier des aides que propose cette organisation qui siège depuis longtemps. L’assistance aux personnes civiles de Kaga-Bandoro est à multiple facettes telle que dans le domaine de l’eau à travers un appui technique à la SODECA dans le but de fournir de l’eau potable , et la réhabilitation des maisons.

Sylvie Pellet, Coordonnatrice de la communication de la délégation du CICR,  explique quant à elle : «  Notre sous délégation qui se trouve à Kaga-Bandoro était touchée après les événements qui ont secoué la ville. Malheureusement, lors des violences, un de nos collègues a trouvé la mort. Le CICR condamne fermement ces violences. Il y a des nouveaux besoins humanitaires qui sont extrêmement importants auxquels notre institution doit faire face mais malheureusement, ce type d’actes ignobles contre le CICR ou encore certainS acteurs humanitaires sur place compromettent toutes aides qui devraient se faire à l’endroit des personnes  dans le besoin » a-t-elle expliqué.

Selon elle, ces aides humanitaires que le CICR apporte aux populations civiles ne sont rien d’autres que des nourritures destinées aux personnes déplacées, aussi les semences pour renforcer la résilience des populations surtout lorsqu’elles sont dans le besoin de rentrer chez elles pour reprendre leurs travaux champêtres. Par ailleurs, elle précise qu’à Kaga-Bandoro, le CICR apporte un appui indéfectible à l’hôpital préfectoral à travers son équipe médicale qui travaille d’arrache-pied pour aider les personnes civiles en détresse pendant cette crise.

Elle poursuit en précisant que le CICR s’attelle aussi sur les activités de rétablissement des liens familiaux beaucoup plus à l’endroit des familles qui ont été séparées durant les conflits armés en organisant des réunifications familiales entre les enfants séparés de leurs parents.

Pour la coordonnatrice Sylvie Pellet, le CICR conformément à son statut particulier, travaille avec toutes les parties en conflit notamment les forces armées nationales, ou encore les différents groupes armés ceci dans un but précis de promouvoir le droit humanitaire international qui consiste pour le CICR à préserver les personnes pendant les périodes conflictuelles savoir les civiles, les détenus, et les blessés de guerre.

De l’avis de certaines personnes qui ont pu quitter Kaga-Bandoro pour Bangui, ont témoigné qu’il est inadmissible que la population toute entière comme celle de Kaga-Bandoro soit prise en otage et massacrée par une bande des bandits de grand chemin sans que ceux-ci ne soient aussi inquiétés.

Elles poursuivent en disant que tout se passe comme si Bangui au plus haut niveau de l’Etat semble ne pas s’inquiéter face à cette ignominie qui accable la population de ladite ville alors que, selon elles, la constitution garantie la défense de l’intégrité du territoire centrafricain contre les ennemis de la paix.

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