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Centrafrique: »Que les nouvelles autorités prennent consciences de la relance économique »dixit Jean Alexandre Scaglia

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Jean Alexandre Esclagia avec certains cadres de FAO/@Eric Ngaba

Ndjoni-Sango (02/02/16):_Représentant de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentaire (FAO) en Centrafrique interpelle les nouvelles autorités centrafricaines issues des urnes sur la nécessité de la relance économique dans le pays. Au cours de la présentation du bilan des activités de la FAO en 2015 en République centrafricaine et du nouveau plan d’action pour 2016-2018, Jean Alexandre Scaglia a mis l’accent sur la relance de l’économie centrafricaine qui doit se faire à travers la relance agricole.

C’est dans une conférence de presse organisée le 29 janvier 2016 au siège de l’institution à Bangui à la presse que le Représentant de la FAO a dressé un bilan de l’intervention de l’institution pour l’année dernière en Centrafrique. L’occasion pour Jean Alexandre Scagla, d’interpeller les nouveaux dirigeants de la République centrafricaine à se pencher sur les défis qui les attendent en ce qui concerne le redressement de l’économie du pays. Pour lui, la relance économique en République centrafricaine doit passer par la relance des activités agricoles qui ont subi de fracture dans les années écoulées de la crise dans le pays.  «Il faut que les actions politique s’accompagnent avec la relace agricole, sinon, tout sera voué à échec. Car la véritable relance économie, je le redis ici, s’effectue avec la relance agricole pour le bien être de la population de ce pays », a-t-il martelé.

« Notre avenir réside dans l’agriculture », c’est le slogan du nouveau plan d’action sur lequel se focalise la FAO pour mener à bien son intervention en République centrafricaine 2016-2018. En partenariat avec le ministère chargé du développement du monde rural, la FAO trace des axes stratégiques prioritaires. C’est une feuille  de route qui s’inscrive dans la logique de mise en œuvre basée sur les régions administratives qui visera d’une part à favoriser les potentialités régionales, sources de frustration et de marginalisation. Des groupes de travail par région nt donc été constitués au niveau du Ministère chargé du Développement du Monde Rural et auront pour objectif de faire des propositions concrètes pour chaque région sur la base des opérations.

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Vue des Journalistes à la conférence de presse/@Eric Ngaba

La feuille de route qui est constituée au tour de quatre thèmes vise à répondre à quatre objectifs prioritaires identifiés par le gouvernement.  Le premier objectif vise à améliorer la capacité de résilience, de relance durable des activités agropastorales et développement économique des communautés et ménages vulnérables, en facilitant leur accès aux capacités techniques, aux services finances ainsi qu’aux systèmes de résolution des conflits, pour répondre aux situations d’urgence humanitaire, aux exigences des marchés, au renforcement de la cohésion sociale et la promotion de la stabilité. Le deuxième objectif consiste à favoriser la réconciliation nationale des communautés fragilisées par la crise, à travers le renforcement du dialogue agriculteurs-éleveurs et des échanges économiques intercommunautaires, ainsi que la réintégration des ex-combattants à travers les programmes de Désarmement Démobilisation, Réinsertion (DDR), afin de retisser le lien social.

Troisièmement, l’objectif de cette feuille de route vise à former et encadrer l’entreprenariat et l’insertion professionnelle des jeunes afin de résorber leur chômage, leur donner des perspectives d’avenir et de répondre à la demande du marché intérieur, pour leur accomplissement personnel, la cohésion sociale et la réconciliation de paix. en fin, le quatrième objectif de cette feuille de route vise à consolider et valoriser la gouvernance et compétitivité de l’agriculture centrafricaine sur la base de son avantage comparatif écologique et géographique au sein de la sous-région CEMAC et CEEAC pour réduire la pauvreté, reconquérir le marché national et accélérer la croissance économique.

Pour contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l’augmentation et la diversification des revenus de la population rurale, à la lutte contre la pauvreté et à la stabilisation et la cohésion sociale, des actions prioritaires seront articulées autour de plusieurs aspects essentiels.

Il s’agit d’abord du soutien au renforcement d’une production résiliente dont le manioc, arachide, mais et plantains, en vue d’améliorer les revenus agricoles et l’accessibilité d’une amélioration diversifiée aux consommateurs. Ensuite, il s’agit de la promotion de cultures de rente, dont le coton, café, cacao, et le palmier à huile, et vivrières porteuses (sésame, riz) afin de diversifier les sources de revenus des producteurs. L’un des aspect c’est l’appui aux exploitations d’élevage individuelles ou familiales pour accroître leur revenus et augmenter la disponibilité de produits d’élevage sur le marché, dont la viande, le lait, les peaux et les cuirs. Il s’agit également dans ce programme de l’appui à l’élevage transhumant comme vecteur de dialogue intercommunautaire, de gestion des espaces et des conflits et de protection des populations et de favoriser l’accès aux services d’éducation et de santé aux populations nomades. Ces appuis visent aussi les produits forestiers non ligneux (PFNL) dont le gnetum africanum, huile de karité, miel chenilles et les champions pour amélioration des moyens d’existence et de la sécurité alimentaire des communautés locales, autochtones et déplacées dépendant de la foret de la République centrafricaine. En fin, il s’agit d’appuyer la gestion durable des pêcheries et exploitations piscicoles en vue accroître la production de poisson, ce qui permettra d’augmenter les revenus et d’améliorer la disponibilité de protéine animale pour la population.

Un grand nombre de personnes se trouvent encore aujourd’hui privées d’accès à une alimentation en qualité nutritionnelle et quantité suffisante par manque de moyens ou simplement par incapacité d’accéder physiquement aux champs ou marchés. Ceux-ci doivent toujours, selon le plan d’action mis en place, être soutenus dans ces phases de privation, mais l’on doit absolument s’assurer qu’elles pourront retrouver leur autonomie le plus rapidement possible.

Eric NGABA

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