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Benjamin BATTO parle de son livre : La Centrafrique et ses démons

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Benjamin BATTO

« La Centrafrique et ses démons » ; c’est ce titre effrayant que Benjamin BATTO a choisi pour sa première publication. Un essai qui retrace les périodes tumultueuses de l’histoire de ce pays en mettant un accent sur les « démons », ces tares invétérées qui ont émaillé le pays du fait d’un manque de patriotisme et d’une sérieuse gestion de la chose publique. Dans une interview exclusive accordée à ndjoni sango, il revient sur le message fort de ce livre.

Ndjoni Sango (NS): Bonjour Mr Benjamin, vous avez publié votre premier livre « LA CENTRAFRIQUE ET SES DEMONS » aux éditions Impact Presse au Benin, pourquoi le choix de ce titre ?

Benjamin BATTO (BB): Bonjour Mr le journaliste, excellente question, en effet Mr le journaliste, la République Centrafricaine, comme tous les autres pays de l’Afrique francophone, ambitionne une réelle indépendance économique, politique, sociale, culturelle, éducative, énergétique et bien d’autres. Mais force est de constater, la Centrafrique vit actuellement des moments difficiles qui l’éloignent de l’idéal d’indépendance qu’elle recherche.

L’ardent désir des Centrafricains de bien s’instruire, de se nourrir, de se vêtir, de se soigner ou bien de se loger conformément à la vision de Barthelemy BOGANDA se heurte à des pesanteurs socio-économiques, culturelles et politiques.

Tout ceci justifie les cinq (5) coups d’Etat que la République Centrafricaine a enregistrés en l’espace de quarante huit (48) ans, (depuis BOKASSA jusqu’à DJOTODIA). Cela montre qu’en matière de développement durable, le chemin parcouru est loin d’être satisfaisant.

C’est cette démarche de remise en cause de soi qui m’a motivé à rédiger cet ouvrage intitulé : « La Centrafrique et ses Démons ». A  travers cet essai, il ne s’agit pas pour moi de remuer le couteau dans une plaie qui est déjà béante, mais d’interpeler les consciences sur le fait que les incessantes crises que connait la Centrafrique ne sont pas seulement conjoncturelles comme le pensent l’opinion publique nationale et internationale. Elles sont également structurelles et, surtout, socioculturelles.

En sacrifiant mon temps et mon énergie à produire cette œuvre, je nourris le vœu que, nous, les Centrafricains de toutes classes sociales, nous y trouvions les remèdes aux démons qui perturbent le développement de notre cher pays la Centrafrique. Ceci, afin de laisser un bon héritage aux générations futures.

NS: A quand le lancement officiel du livre au public Centrafricain ?

BB: Je compte faire le lancement officiel  au mois de décembre 2015, mais pour le moment j’ai un petit souci d’ordre financier de pouvoir multiplier l’ouvrage en grande quantité, alors, je profite de cette occasion pour lancer un appel aux institutions ou aux personnes de bonne volonté qui pourront soutenir cette initiative, car ce que je fais, c’est à cause de la patrie, ce n’est pas pour gagner de l’argent, mais je veux que le message passe,  alors ils seront la bienvenue.

NS: Quel est le message fort de cet essai ?

BB: Le message fort de cet ouvrage est divisé en deux parties :

Dans un premier temps, j’ai présenté les démons de la Centrafrique, je me suis dit : D’un point de vue général, un démon est un mauvais esprit. Lorsque quelqu’un est habité par des esprits impurs, on le traite souvent de « démoniaque », du fait que, sous l’effet de ses esprits impurs, il ne se maîtrise pas et a des comportements qui ne sont pas normaux. Il est sous la domination satanique. Or, nous savons que tout ce qui émane de Satan n’est pas de nature à favoriser la paix, la joie, la sécurité et le bonheur aux hommes. Si la paix, la sécurité et le bonheur de la Centrafrique se trouvent actuellement compromis, c’est sûrement parce qu’elle est habitée par des « démons ». Mais dans le présent contexte, la notion de « démons » ne fait nullement recours à un contexte spirituel. Les « démons » qui compromettent la paix des Centrafricains sont purement d’ordre mental et comportemental. Ainsi, il s’agit pour nous dans « La Centrafrique et ses Démons » de les dénoncer et de les mettre à nus car, ils constituent des obstacles au développement durable de cette nation. A cet effet, voici les démons qui rongent la Centrafrique : le pillage, la négligence, l’esprit de légèreté, l’antipatriotisme, le laxisme, l’esprit d’agressivité, le manque de vision prospective, Le régionalisme et le clanisme, l’intolérance religieuses et politique politicienne. Nous devons débarrasser de ces mentalités qui entravent le développement du pays.

 Secundo, j’ai mis un accent particulier sur le changement de mentalité à leur actuelle. Que j’ai définie comment le renoncement à tous les comportements qui ne sont pas favorables au développement individuel ou collectif. Le changement n’est pas acte subit, mais un processus. Et j’ai dis dans mon ouvrage à la page qu’il faut une prise de conscience, après le courage, ensuite la bonne volonté et pour finir la persévérance. J’ai parlé aussi sur les obstacles aux changements qui sont la peur : la peur, l’ignorance et le complexe d’infériorité ou de supériorité.

NS: Comment le livre a été accueilli par le public béninois ?

BB: Le livre est accueilli par le public béninois d’une manière chaleureuse, certains par le biais de cet ouvrage ont connus l’histoire de la Centrafrique et les maux qui minent la Centrafrique.

NS: Quel est votre projet d’écriture ?

BB: Il faut noter que je ne suis qu’au début de cette aventure littéraire, mon projet d’écriture est énorme. Je voudrais retracer le passage à la gestion de la cité de chaque président de la République.

NS: Est-ce que vous comptez écrire dans les autres genres littéraires tels que les romans, les textes de poésie et bien d’autres encore ?

BB: Je ne peux pas vous dire non ou oui, mais l’avenir nous le dira.

NS: Une dernière question pour finir notre entretien, étant écrivain, donc homme engagé, allez-vous  vous engagez pour la paix en Centrafrique ?

BB: La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement responsable dans la société a dit le feu président Félix Houphouët-Boigny. Je suis déjà engager pour la paix en Centrafrique par le biais de cet ouvrage, au travers de mon comportement dans la société et en ma qualité d’autorité morale en tant que Pasteur, je milite ardemment pour ça, car la paix en Centrafrique c’est ma paix, la paix de mes enfants et de mes progénitures. Alors, si chaque Centrafricain peut penser de cette manière, notre pays retrouvera ça paix.

NS: Je vous remercie.

 BB: C’est à moi de vous remercier. Que Dieu bénisse la Centrafrique.

Propos recueillis par Juvénal KOHEREPEDE