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Centrafrique: l’extradition d’Alfred Rombhot vers la CPI, une bouffée d’oxygène pour les défenseurs des DH

Alfred Yekatom Rambhot, ancien député et ancien leader des Antibalaka

Par Erick NGABA

Bangui 17 octobre 2018—Ndjoni Sango: Le député de Mbaïki 2, et ancien chef des milices Antibaka, Alfred Yekatom Rombhot, a été extradé ce samedi vers la Cour Pénale Internationale (CPI), à la Haye. Les défenseurs des droits de l’homme ont trouvé de satisfécit  cette extradition.

Suspecté d’avoir commis plusieurs actes de violation de droit de l’homme et de recrutement des enfants soldats en Centrafrique, il a été arrêté par les forces nationales fin octobre dernier pour avoir tiré des coups de feu lors de l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale centrafricaine.

C’est abord d’un avion affrété par la Cour pénale internationale, que l’ancien chef de guerre Alfred Yekatom Rombhot a été extradé ce samedi vers la Haye. il a été mis aux arrêts par la justice nationale plus de deux semaines avant son extradition.

Son extradition constitue un début de satisfaction pour les organisations des droits de l’homme en Centrafrique. Satisfécit exprimé lors d’un point de presse conjoint cet après-midi, par la Fédération internationale des Droits de l’homme (FIDH) et l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH).

« L’extradition Alfred Yekatom Rombhot est une bouffée  d’oxygène pour les victimes.  Les victimes sauront que maintenant la lutte contre l’impunité n’est pas un vain mot en République centrafricaine », déclare Evrard Armel Bondadé, Secrétaire Général du l’observatoire centrafricain des droits de l’homme.

Le suspect Alfred Yekatom Rombhot était  leader d’une fraction milice Antibalaka qui opérait vers le sud de la Centrafrique entre 2013 et 2015. Il est suspecté d’avoir commis des crimes contre l’humanité, l’enrôlement d’enfants soldats, et pillages organisés, d’après Pierre Brunisso, Coordonnateur de projet FIDH en République centrafricain.

En 2015, l’ancien chef de l’Etat de transition en Centrafrique, Catherine Samba Panza, avait saisi la CPI d’enquêter sur les crimes commis dans le pays. Cette extradition est faite alors qu’il est créé dans le pays la Cour Pénale Spéciale capable de juger les crimes de guerre, crime contre l’humanité et crime de génocide.

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