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Centrafrique: lutte contre l’impunité relative aux viols sur mineures à Mbaïki dans la lobaye

Tribunal de grande instance de Mbaiki@Fiacre Salabé

Tribunal de grande instance de Mbaiki@Fiacre Salabé

Par Fiacre SALABÉ

Bangui 31 juillet 2017 (www.ndjonisango.net): Plusieurs cas des viols des mineures enregistrés à Mbaïki, chef- lieu de la préfecture de la Lobaye, par les autorités judiciaires, sont tranchés par la justice. Selon la loi centrafricaine, une fille doit absolument avoir l’âge majeur soit 18 ans révolu, avant de procéder à tout acte sexuel. Force est de constater que la majorité des filles encore mineures sont abusées sexuellement dans la ville.

En dépit des actions de sensibilisation menées par plusieurs ONGs nationales et internationales à Mbaïki pour la réduction des violences faites aux femmes et viols des mineures, les violences sexuelles y demeurent. Des actes de viols continuent de se faire sur les jeunes filles de moins de 18 ans en violation de certaines lois en vigueur, mettant en péril leur ‘avenir.

« C’est vraiment déplorable ce que les jeunes font sur les mineures depuis que la crise a secoué la ville de Mbaïki, toutes les mentalités ont changé. Je m’indigne face à ces comportements et je vous assure que même ma petite fille est victime du viol par un ex combattant. Heureusement que la justice s’est saisie du dossier pour que cette affaire soit tirée au claire » a expliqué Marius Bokpaka, un père de famille.

Mr Thibeau Romaric Péya, Procureur de la République près le tribunal de Mbaïki: «  Aujourd’hui, à travers le travail que fait la justice sur l’ensemble des viols sur mineures ici à Mbaïki, les actes ont baissé d’un cran, et du coup, les supposé auteurs ont peur. Donc nous allons continuer à être aux aguets de ces problèmes sans relâche afin de faire taire un moment à l’autre ces maux« .

Même son de cloche du coté du commandant de brigade de la ville de Mbaïki Mr Etienne Yanga-Grékondémbi, qui a affirmé avoir fait un travail de fonds sur les dossiers de viols sur mineures avec toute son équipe après le retour des institutions de l’État dans la ville.

Il a informé avoir déjà traqué plus d’une dizaine d’auteurs de ces actes de viols à la gendarmerie locale, avant de souligné que: « Nous travaillons main dans la main avec le parquet pour réduire ces viols que nous qualifions d’actes barbares, car il en va de l’avenir scolaire de ces jeunes filles et celles-ci mérite la protection judiciaire« .

Tout porte à croire qu’avec l’allure que prend la justice et la pression exercée face à ces actes de viols sur mineures, les auteurs auraient crainte et seraient de moins en moins en recule.

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