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RCA: 32 allégations d’abus et d’exploitation sexuelles (EAS) impliquant les casques bleus en 2019

Par Dieudonné ZEKE

Les casques bleus de la Minusca en patrouillle dans Bangui@photo Erick Ngaba
Les casques bleus de la Minusca en patrouillle dans Bangui@photo Erick Ngaba

Bangui 4 novembre 2019—(Ndjoni Sango): Au total, 32 allégations d’abus et d’exploitation sexuels (EAS) ont été enregistrées en 2019 en République Centrafricaine. C’est au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca ce mercredi que ces chiffres ont été annoncés par Innocent ZAHINDA, Chef de l’Equipe Conduite et Discipline de la mission onusienne en RCA.  

Durant la présentation de ce bilan, un aperçu a été fait sur les allégations d’exploitation et d’abus sexuels documentées par la Minusca.

« 32 allégations ont été reçues parmi lesquelles 12 sont présumées être intervenues en 2019, et 20 autres les années précédentes » a indiqué Innocent Zahinda, Chef de l’Equipe Conduite et Discipline de la Minusca.

Selon lui, en faisant comparaison par rapport aux années précédentes : « il existe une baisse de nouveaux incidents de SEA  signalés : 12 incidents en 2019, 16 incidents en 2018,13 incidents en 2017, 24 incidents en 2016 et 51 incidents en 2015» a-t-il ajouté.

Et ces allégations impliquent des personnels militaires, polices et civils dont le personnel national et international des Nations Unies.

Au terme de ces allégations, 356 victimes et victimes alléguées  sont connues sur au total 143 incidents d’EAS depuis le début de la Mission dont 25 établies, 35 non-établies et 83 en attente de résultat ou de sanctions et, 63 demandent de reconnaissance de paternité.

Pour des mesures contre ces allégations, une fois qu’un incident est produit, des enquêtes et des mesures administratives/ ou disciplinaires sont prises. Des dispositions du protocole sont mentionnées pour les contingents militaires d’où les Etats membres sont principalement compétents pour mener des enquêtes sur des allégations d’inconduite ou de faute grave impliquant des membres des contingents militaires ou des officiers d’état-major. Au cas contraire, OIOS effectue des enquêtes contre cette catégorie de personnel.

Pour ce faire, une assistance est fournie aux victimes dont elles ont besoin. Entre autres «  des assistances médicales et psychologiques mais non financières » a indiqué le Chef de l’Equipe Conduite et Discipline de la MINUSCA.