Entrez vos mots clés de recherche et appuyez sur Entrée.

RCA: « E ZingoBiani » contredit les propos de Smail Chergui sur l’accord de paix et les élections

Par  Ulrich MAMELENYA

Les membres de la plateforme politique E Zingo Biani en onférence de presse à Bangui
Les membres de la plateforme politique E Zingo Biani en onférence de presse à Bangui

Bangui l 8 Octobre 2019— (NDJONI SANGO) : La plateforme de l’opposition politique centrafricaine « E ZingoBiani », autrement dit Front uni pour la défense de la nation réagit par rapport aux  propos avancés par smail Chergui, Commissaire à la paix et sécurité de l’Union Africaine en mission d’évaluation de l’accord de paix du 6 février 2019 à Bangui. Au cours d’une conférence de presse hier à Bangui, l’opposition politique qualifie comme des propos « choquants, insultants, infamants et humiliants pour toute la nation souveraine centrafricaine », tenu par l’émissaire de l’Union africaine qui a apprécié les avancées dans la mise en œuvre de cet accord de paix, comme l’unique voie pour le retour à une paix durable dans le pays.

La goutte d’eau qui a débordé le vase entre l’opposition politique centrafricaine et la communauté internationale, est la déclaration faite par Smail Chergui, Commissaire à la paix et sécurité de l’Union Africaine qui qui a mis en garde ceux qui font obstacles à la mise en œuvre de l’accord signé entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés.

Smail Chergui, Commissaire à la paix et sécurité de l’Union Africaine qui qui a mis en garde ceux qui font obstacles à la mise en œuvre de l’accord signé entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés.

« ceux qui croient qu’ils peuvent violer cet accord de paix ou perturber sa mise en œuvre, trouveront la communauté internationale en face d’eux. Nous disons ça aux signataires et aux non signataires quoi qu’ils en soient, nous sommes convaincus c’est un grand acquis pour ce pays et on ne peut pas à chaque fois avoir un plan B soit un autre accord après les 8 précédents accords ».

Une position qui n’est pas vue d’un bon œil par la plateforme E Zingo Biani qui répond sans langue de bois à Smail Chergui.

« il a eu l’outrecuidance pour ne pas dire l’effronterie de menacer toute la RCA de sombrer dans le chaos si d’aventure elle refusait d’appliquer le funeste accord mort-né de Khartoum qu’il a concocté dans le but inavoué de maintenir notre pays dans la guerre, la pauvreté, la famine et le sous-développement perpétuel », a indiqué, Fari Tahéruka Shabazz, porte-parole adjoint dudit mouvement.

Dans cette même déclaration relative aux propos de Smail Chergui, la plateforme qualifie le diplomate africain de quelqu’un issu d’un régime politique dictatorial que les algériens ont vomi et chassé du pouvoir et qui voudrait propager le vent rétrograde de la dictature dans quatre coins de l’Afrique, la RCA y compris.

Pour eux, s’il est en  effet parvenu par sa diplomatie « macabre » à semer les graines de l’insurrection au Burundi et du chaos au Mali avec l’Accord d’Alger rejeté par tous les protagonistes, le Front Uni pour la défense de la Nation le met en garde.

« le projet de caporalisation et l’embrasement de notre pays. Car la RCA n’est pas et ne sera jamais son pré-carré, ni l’une de ses plantations négrières où il ferait la pluie et le beau temps », ont-ils renchéri.

La plateforme de l’opposition politique n’a pas caché sa position vis-à-vis de l’accord de paix du 6 févier 2019.

« Non seulement nous nous opposons à la primauté de l’accord de Khartoum, mais nous tenons à nous réapproprier souverainement notre destinée », ont encore tenu la plateforme.

Par conséquent, ils attendent de pied ferme ce qu’ils qualifient de « prétendues sanctions » du Commissaire Smail Chergui. Ils appellent ainsi toutes les forces vives de la nation à la tenue d’une « assise centrafricano-centrafricaine » pour atteindre selon eux, un consensus politique pouvant mettre fin à la souffrance du peuple.

La plateforme E ZingoBiani, un front uni pour la défense de la nation est une organisation regroupant en son sein certains partis politiques et les organisations de la société civile.

Ce mouvement a organisé une marche en date du 30 septembre à l’issue de laquelle, ils ont remis un mémorandum pour une sortie de crise en Centrafrique aux autorités compétentes. 

Commentaires

commentaires