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Centrafrique: contre-attaque de Kochimatchi au PAN Karim Meckassoua

Didacien Kochimatchi et Karime Meckassoua@création photo Ndjoni Sango

Par Erick NGABA

Bangui 1er Aout 2018—Ndjoni Sango : Dans une déclaration à la presse hier matin à la presse, le porte-parole du Comité de soutien au président Touadera a contrattaqué le président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua. Cette déclaration fait suite à la conférence de presse du président du parlement qui a évoqué des questions brulantes entre l’exécutif et le parlement. 

« Meckassoua ignore que c’est ce même président de la République qui a soutenu son élection comme président de l’Assemblée nationale et crache désormais dans la main qui lui a donné à manger, quelle ingratitude ? », c’est en ces termes que le porte-parole du Comité de soutien au président Touadera, Blaise Didatien Kochimatchi, veut tacler Abdou Karim Meckassoua, président du perchoir de l’Assemblée nationale.

Dans sa déclaration, Blaise Didatien Kochimatchi a accusé le président du parlement centrafricain d’être impliqué dans des manœuvres de déstabilisation des institutions républicaines, des détournements des derniers publics. Il rend le PAN est coupable de ces détournement et tout en évoquant une prétendue appartenance du PAN aux groupes armés.

« Une chose est certaine, notre Président de l’Assemblée Nationale dit tout sauf la vérité sur toutes ces affaires dont les éléments concourent malheureusement à établir sa responsabilité du moins son implication dans leur commission ou pour lesquelles il porte sans contexte le chapeau d’auteur intellectuel », lit-on dans la déclaration du porte-parole du Comité de soutien à Faustin Archange Touadera.

S’agissant des manœuvres de déstabilisation des institutions de la République, Blaise Didatien Kochimatchi  a indexé le PAN Abdou Karim MECKASSOUA d’être de ceux qui compotent contre le régime de Faustin Archange Touadera dont il rêve le prochain successeur.

« Il oublie qu’il a dans un passé récent posé avec des chefs rebelles notamment Ali Darass et autres, comme pour affirmer sa proximité avec ces derniers dans leurs ambitions folles de prise de pouvoir par la force. Les images sont encore visibles sur les réseaux sociaux. N’a-t-il pas vécu dans le même quartier avec le sanguinaire Nimery Alias Force qui recevait ses appuis multiformes et qu’il a pris les soins de protéger au vu et au su de tous ? Et l’affairer des six mercenaires tchadiens formés à Abéché qui se disaient cultivateurs alors que les éléments probants attestent qu’ils étaient à sa solde pour des opérateurs de déstabilisation du régime de Bangui ? Notons que ces malfrats sont encore aux arrêts au Camp de Roux attendant d’être jugés » a-t-il supposé.

Affaire de détournement des deniers publics

Le porte-parole du comité est allé loin dans sa déclaration évoquant l’affaire de détournement des deniers publics qui continue de faire couler des salives et d’encres dans le pays. De l’avis de Blaisjje Didatien Kochimatchi, le Président de l’Assemblée Nationale a tort de clamer son innocence sur ce point.

« Nous savons et les parlementaires le savent, MECKASSOUA use et abuse des deniers publics à sa guise car il considère l’Assemblée Nationale comme un patrimoine, sa parcelle de pouvoir qu’il veut gérer comme sa propre poche » renchérit Blaise Didatien Kochimatchi.

En soutenant ses propos, il a souligné certains contrats entre l’Assemblée Nationale et la société O’BECAIRE qui appartiendrait, d’après Kochimatchi, à son cadet Ousman. En exemple, il a chiffré la somme de 35.000.000 de FCFA en guise de paiement d’une créance pour la réhabilitation de l’Assemblée Nationale.

Blaise Didatien Kochimatchi  a fait savoir que le PAN aurait conclu un contrat de gré à gré avec le Motel des Nobles en décaissant la somme de 122.50.000 de FCFA, pour la confection des attributs des parlementaires.

Enfin, le porte-parole du comité de soutien à Touadera pense que le PAN est entré en boule contre son premier Vice-président Symphorien Mapenzi pour avoir mis de l’ordre dans le désordre qu’il a institué.

Alors, l’on demande : va-t-on aujourd’hui vers un conflit institutionnel qui n’est pas une priorité de la population éprise de paix et de justice ?

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