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Centrafrique : Karim Meckassoua fait de l’Assemblée nationale une véritable porcherie, selon Alexendre Nguendet

Par Eric NGA

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Karim Meckassoua,  le PAN@Eric Ngaba

Bangui 15/04/17 (www.ndjonisango.net): Dans une conférence de presse tenue aujourd’hui au siège de son parti, le président du Rassemblement Pour la République (RPR) Alexandre Ferdinand N’guendet s’est montré très critique envers le président du parlement centrafricain. Selon lui, Karim Meckassoua fait au passage du Palais de l’Assemblée Nationale une véritable porcherie indigne du rang de cette institution.

Alors que la Constitution confère au législatif le pouvoir d’élaborer les lois et de contrôler l’action gouvernementale, voire contraindre si besoin est le gouvernement à sortir de sa léthargie, voilà que cette noble institution de la République qu’est l’Assemblée Nationale perd sa dignité. De l’avis du président du RPR, cette noble institution de la République est prise en otage.

« Cette noble institution de la République qu’est l’Assemblée Nationale se voit prise en otage par son Président infiniment plus préoccupé par son titre de « Dauphin Constitutionnel » que sa mission de législateur », a fait savoir Alexandre Ferdinand N’guendet qui a occupé le poste de président du parlement de transition durant 2013 à 2016.

Le président du parti RPR s’inquiète de l’institution  qui dirigeait à l’époque de la transition devenue, d’après lui, une véritable porcherie indigne du rang de cette institution.

« Cette attitude du Président de l’Assemblée Nationale ne manquant pas d’alimenter mécaniquement la paranoïa aigüe du coup d’Etat dont est victime l’ensemble de la mouvance présidentielle », a-t-il déploré avant d’ajouter qu’en pareil cas, c’est toujours le peuple qui paie le prix fort, car laissé pour compte à son triste sort de « cocu de la République ».

Par ailleurs, Alexandre Ferdinand N’guendet a déclaré que, Malgré les divergences, tous les acteurs de la Transition, à l’époque, ont toujours su mettre leurs égos de côté pour l’intérêt supérieur de la Nation notamment en ce qui concerne les questions touchant à la sécurité nationale.

Mais aujourd’hui, a-t-il regretté, le peuple centrafricain assiste hagards à une guerre larvée entre les institutions de l’Etat. Le dialogue est rompu entre les pouvoirs exécutif et législatif. La désunion est reine au sein de l’équipe gouvernementale. La cacophonie règne entre l’Etat et la communauté internationale. Le divorce est définitivement consommé entre le peuple et les dirigeants.

« Toutes ces chamailleries inutiles qui paralysent l’appareil d’Etat de notre jeune démocratie doivent cesser au plus vite, de gré ou de force, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il renchérit.

Dans ses propos, Alexendre Ferdinand N’guendet s’en est également pris au régime en place jugé d’allergique aux critiques fondées. La rédaction de Ndjoni Sango reviendra sur cet angle pour informer ses lecteurs. Affaire à suivre…

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