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Centrafrique: « les conditions de travail et même de la collaboration n’ont pas été toujours aisées» J. S. Bokassa

Ministre de la sécurité publique J. Serge Bokassa@Eric Ngaba

J. Serge Bokassa, Ministre de l’administration du territoire@Eric Ngaba

Par Eric NGABA

Bangui 14 octobre 2017 (www.ndjonisango.net): Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Jean Serge Bokassa, sort de son mutisme pour couper court aux allégations de sa probable démission du gouvernement. Face aux professionnels des médias, l’ancien patron de la sécurité publique désormais de l’administration du territoire, décrie les conditions et collaboration difficiles qui minent le bon fonctionnement du département qu’il occupe.  

Un mois après sa nomination le 12 septembre 2017 au sein du gouvernement Sarandji comme ministre de l’Administration du territoire, Jean Serge Bokassa brise le silence sur sa probable démission. Dernier temps le public centrafricain constate un climat de frustration qui règne au sein des membres du gouvernement Sarandji.

D’aucun parle de sa démission. Depuis presque un mois, le ministre de l’Administration du territoire refuse de se rendre sur les lieux de son travail, d’après les sources concordantes qui ont fait savoir qu’il a remis sur la table du chef du gouvernement sa lettre de démission.

D’après certaines indiscrétions,  le retrait sous son autorité du ministère de la sécurité publique durant le remaniement gouvernemental, la nomination controversée des sous-préfets, la pression de l’extérieur et l’embargo sur les armes, seraient à l’origine de la tentative de démission de jean Serge Bokassa du gouvernement. Mais l’intéressé se justifie avec confiance qu’il a retrouvé pour reprendre son nouveau poste qui l’administration du territoire.

« Il se trouve qu’il y a eu un temps de silence avant ma prise de fonction qui s’est faite hier alors que nous avons passé le service avec nos successeurs qui ont la charge de la sécurité publique le 10 octobre 2017. Ce silence a laissé court à beaucoup de spéculation. Nombreux sont ceux se sont interrogés, d’autres se sont permis d’interpréter. Certains ont annoncé la démission de Jean Serge Bokassa mais je suis là, je me concentre à ma nouvelle fonction qui est l’administration du territoire et de développement local », a expliqué Jean Serge Bokassa.

Entièrement consacré à sa nouvelle fonction qu’il compte bien mener à bon port, l’ex ministre de la sécurité publique a évoqué les difficiles conditions de travail et la timide collaboration qui régnaient dans ses anciennes fonctions.

Pour lui, il est parti avec un sentiment inachevé à la tête du ministère de la sécurité publique pour laquelle, il voulait donner une belle image.

« Nous avons pris fonction dans un contexte où le pays faisait face à un défi sécuritaire très difficile.  Nous avons travaillé sur le cadre de redressement des forces de la sécurité intérieure, j’espère qu’il sera mis en œuvre. La mission était difficile du fait de l’environnement sécuritaire où nous étions mais difficile aussi du point de vu interne. Les conditions de travail même de la collaboration n’étaient pas toujours aisées. Et c’est vrai qu’en cela il y a eu quelques frustrations mais ça fait partie de la réalité du contexte qui est le nôtre », a martelé le ministre l’administration du territoire et de développement local.

Dans son front dire,  Jean Serge Bokassa regrette les comportements de certaines collaborateurs et estime qu’il faut laisser de côté toutes les considérations pour servir la nation.

« Etre ministre, c’est d’abord une fonction consacrée par la constitution, et lorsque les hommes sont appelés à cheminer ensemble et dans un contexte qui est le nôtre, quelle que soit l’image de la perfection que vous avez, cet idéal prend forme après moult réflexions. Je suis partisan d’un partenariat franc. Ce régime dont je soutiens de par ma position auprès du chef de l’Etat a pour slogan la rupture. Je pense qu’il faut lui donner ses lettres de noblesse et nous devons lutter que certains pour mille et une raison par leur comportement puissent le vider de sa substance»

Du ministère de la Sécurité publique à celui de l’Administration du territoire et du développement local, Jean Serge Bokassa veut une garantie politique dans une cogestion qui traduit, selon lui, la vraie rupture dans les faits.

L’auteur de l’article :

Eric NGABA est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence professionnelle en Journalisme. Free-lance dans plusieurs agences de presses internationales, il est le Directeur de Publication et Webmaster de ce site d’information www.ndjonisango.net. Courrier : doctarngaba@gmail.com , +236 72614325.

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