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Mahamat KAMOUN : Premier Ministre ou le dernier des ministres ?

Le Premier ministre Mahamat KAMOUN

Le Premier Ministre de Transition en Centrafrique a inscrit son nom parmi les piètres hommes d’Etat centrafricains. Sa conférence de presse de ce jeudi 1er octobre 2015 à la primature en était l’occasion. A aucun moment, il n’a  daigné répondre favorablement aux nombreuses attentes légitimes des populations. Le pire, il n’a pas tenu un langage d’apaisement, mais sous l’emprise de médiocrité en communication, il s’est affiché en pyromane.

Dans l’histoire de l’humanité, les événements sont révélateurs de petitesse ou de grandeur. Le Premier Ministre de Transition en République Centrafricaine  en est  le dernier cobaye. Mahamat KAMOUN, comme Ponce PILATE, s’est lavé les mains et n’a aucunement reconnu la responsabilité du gouvernement. Le premier responsable de toutes les victimes de cette crise est bien évidemment le gouvernement. C’est le gouvernement qui a échoué dans sa mission de la protection des biens et de l’intégrité physique de la population. Il s’en est pris à Radio Ndéké Luka et à Gervais Lakosso  pour rien. Le ridicule est vraiment une qualité au pays de Bokassa.

« Je ne sais pas si vous Ndéké Luka, vous êtes une presse, une radio qui prêche la paix ou bien vous êtes une sorte de Radio Mille Collines ». Une grave déclaration que le Premier Ministre n’a pas mesuré l’ampleur. Cette simple phrase mérite une poursuite judiciaire, venant d’un PM, une voix prépondérante du gouvernement. Sous d’autres cieux, une telle sortie médiatique mérite un changement de gouvernement. Nous avons des informations, provenant d’un de ses proches,  qui font état de ce qu’il (Mahamat KAMOUN) soutient la déstabilisation du pays en envoyant chaque semaine de l’argent aux criminels et mercenaires Ali NDARAS et  Haroun Guei. Des documents et un  appareil, pillés dans les locaux d’AMA (Agence des Musulmans d’Afrique, NDLR) contenant les preuves de ses relations criminelles avec les assassins du KM5 sillonnent les quartiers de Bangui. Le chef du gouvernement a parlé étant que l’un des parrains de la séléka au lieu d’agir comme un digne Homme d’Etat. Il n’a pas pris la hauteur comme un grand responsable en se mettant d’abord en cause avant d’accuser autrui. Il est une dangereuse épine sous les pieds de la Chef de l’Etat de Transition. Catherine Samba-Panza doit donc le surveiller comme du lait sur le feu.

Les centrafricains massacrés par les Forces burundaises et françaises au quartier Combattant n’ont aucune valeur à ses yeux. Telles des mouches pulvérisées, Mahamat KAMOUN, perdant le bon sens, n’a pas été humain face aux énormes pertes des populations civiles innocentes. Il était  perturbé et accablé par les questions pertinentes de notre confrère Bonaventure KATIKIRO de Radio Ndéké Luka. Aucun mot de regret, aucun respect pour les morts, aucune phrase sur les armes et objets militaires découverts dans les locaux des ONG internationales dont il serait l’un des instigateurs. Et si c’était au Km5 que ces forces internationales avaient tué les populations, tiendrait-il le même discours ? Protéger la population, c’est effectuer des tirs à l’aveuglette contre elle ? Le cas des troupes tchadiennes mérite jurisprudence, les troupes burundaises doivent-être exclues des effectifs de la MINUSCA. Les français quant à eux, doivent arrêter leur business et rentrer chez eux.

Aucune annonce sur un chronogramme sérieux du désarmement, Mahamat KAMOUN a protégé ses ouilles criminelles du Km5. Les maisons brulées aux quartiers Bazanga, Sarah et à Ngouciment, des populations civiles, enlevées, torturées, et massacrées par les mercenaires du KM5 sont volontairement écartées du discours du PM de transition.

Son message lors de cette sortie médiatique a raté le coche. Le silence serait mieux. Parler, c’est faire l’effort de dire quelque chose qui soit plus beau que le silence. Pourquoi ne va-il habiter Boy Rabé ou Combattant pour donner l’exemple d’un retour à la normale et sensibiliser les fonctionnaires à rependre le chemin du travail ? Les Hommes d’Etat de grande classe font toujours un effort de dépasser la défense de leur entité d’origine  et agissent avec une grandeur d’éprit qui captive l’attention du peuple. Hélas, le bras droit de Samba-Panza, est un cancre en la matière. La formation d’un nouveau gouvernement s’impose. La riposte est un droit qui est reconnu dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il l’a certainement oublié. Les barricades sont des moyens des protections contre les lâchetés des mercenaires peules et leurs « doungourous » burundais. Il est tout sauf un patriote convaincu.

 Mahamat KAMOUN a trahi sa mission. Il est clair qu’avec un tel Premier Ministre, mesquin  et agrippé à une mauvaise ligne de communication tous les projets de paix et de  réconciliation seront voués à l’échec. En temps de crise, il faut une communication adaptée, conciliatrice, humble et humaine pouvant adoucir les esprits.

Ce n’est pas Gervais LAKOSSO qui a tué, ce soi-disant musulman et jeté son corps au quartier Combattant. Ce n’est pas non plus lui qui a armé les criminels du Km5. Quand on reçoit un coup à la tête par exemple, doit-on attendre l’ordre de quelqu’un pour crier sa douleur ou pour se protéger la tête ? En voilà un point sur lequel, il a échoué. Il n’a pas parlé sérieusement de l’élément déclencheur de cette crise. Ce qui devrait susciter un vrai débat pour que lumière soit faite sur les vrais ennemis de la paix en Centrafrique. La grandeur ne se vend  malheureusement pas au marché. L’histoire est témoin de nos actes et paroles.

Wisdom  MOKOSSOUA

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