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Centrafrique: affaire Meckassoua, le PNCN appelle les parlementaires à la sérénité

Cyriaque Gonda, président du PNCN@Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 25 octobre 2018—Ndjoni Sango : L’affaire de destitution du président de l’Assemblée nationale de la République centrafricaine, Abdou Karim Meckassoua, continue de susciter de débat et faire réagir les leaders d’opinion. Le 21 octobre 2018 à son cabinet, le président du Parti National de Centrafrique Nouveau (PNCN), Cyriaque GONDA, en est appelé à la sérénité des députés pour, d’après lui, se concentrer sur l’essentiel.

Le parlement de la République centrafricaine devient méconnaissable, ne reflétant pas sa noble image datant. Depuis presque un an, l’Assemblée nationale de Centrafrique est transformée en un théâtre de boxe, de conflit d’intérêt divisant les parlementaires à des sous-groupes. Deux camps s’opposent depuis un bon bout de temps en vue d’orchestrer la déstabilisation de l’un et de l’autre faisant de cette deuxième institution de la République centrafricaine un haut lieu de tension, de malversation financière, de corruption, et de la mauvaise gouvernance.

La semaine dernière après des concertations, 95 députés ont lancé la procédure de destitution du président du parlement, Abdou Karim Meckassoua dont Ils rendent responsable des malversations financières, de mauvaise gestion de l’administration et de manquement à sa charge. On observe un véritable bras de fer entre les camps des députés sur cette destitution.

Face à cette tension, le président du Parti National de Centrafrique Nouveau, Cyriaque GONDA, a appelé au calme. Il interpelle les députés à éviter cette crise institutionnelle qu’ils sont en train de créer.

« En passant par les députés, les présidents des commissions, le président de l’Assemblée nationale, personne ne nous a dit, quel sera le lendemain. C’est pourquoi, de notre point de vue, nous en appelons à la sérénité des députés, du président de l’Assemblée nationale, des membres du bureau et à la sérénité de chaque député », a déclaré le président du PNCN, Cyriaque Gonda.

De point de vue de son parti politique, Cyriaque Gonda, ancien ministre d’Eta et ancien député de Bossangoa et ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, demande que la concertation soit privilégiée. Il demande aux députés d’observer strictement les lois étant comme des règles d’or.

« Nous assistons aujourd’hui à une Assemblée nationale devenue un ring de boxe, des échauffourées, des coups de poing, des violences verbales pour de l’argent pour des indemnités, des casses, des batailles pour des positionnements, pendant que notre peuple vit aujourd’hui la pire de ses histoires. Sur 16 préfectures, la République centrafricaine en tant que gouvernement ne contrôle pas plus de deux véritablement », a-t-il déploré.

Dans son appel, le président du PNCN appelle les députés à se concentrer sur l’essentiel. Pour lui, la chose importante est l’organisation d’un dialogue inter centrafricain qui, selon lui, met à la crise, aux tueries.

« L’avenir de la République centrafricaine est aujourd’hui hypothéqué. Nous voyons aujourd’hui deux camps. Un camp du président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua qui dit : je ne me laisserai pas faire ; et un camp qui dit : je vais vous dégager. J’en appelle à la sérénité des députés », a-t-il relevé.

Le sort du président du parlement centrafricain va être décidée ce vendredi 26 octobre lors d’un vote par les députés.

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