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Centrafrique : des raisons évoquées pour la destitution du PAN Meckassoua

Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée Nationale@Eric Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 19 octobre 2018—Ndjoni Sango : Une frange des députés de la nation centrafricaine a décidé de lancer la procédure de destitution du président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, pour plusieurs faits reprochés. C’est dans une note adressée à l’intention de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale, que les députés ont évoqué les raisons de cette destitution du président du perchoir.

A travers cette note à l’attention de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale, les députés ayant enclenché le processus de destitution, ont indiqué les raisons de leur acte. Ils ont exprimé plusieurs cas jugés de forfaiture reprochés au PAN Abdou Karim Meckassoua. Ils ont évoqué des dérives dans la gestion quotidienne de l’Assemblée nationale dont ils ont rendu le PAN responsable.

Des fautes liée à une gestion patrimoine des finances et biens de l’Assemblée nationale, abus d’autorité et violation des lois de la République notamment celles relatives aux passations des marchés publics de l’Etat, usurpation de titre, faux et usage de faux, acte de haute trahison, et des malversations financières sont entre autres des raisons évoquées comme forfaiture pour destituer le PAN.

« La plupart de ces fautes proviennent d’une gestion patrimoine des finances et biens de l’Assemblée nationale, d’autres sont les conséquences d’une gestion clanique que tout le monde décrit comme étant l’une des causes du mal centrafricain », indique la note adressée à haute attention de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale.

Afin de motiver leur intention de destitution du PAN, les députés ont évoqué l’Article 12 de la Loi numéro 17.011, du 14 mars 2016, portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

« Le président de l’Assemblée nationale peut faire l’objet de procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur demande d’un tiers (1/3) des députés… la demande motivée et revêtue des signatures des députés est adressée à la conférence des présidents pour programmation » , stipule la Loi numéro 17.011, du 14 mars 2016.

Par ailleurs dans cette note, les députés ont estimé que maintenir l’Assemblée nationale sous la direction du PAN Meckassoua, c’est enfouir toutes les prérogatives de ses membres et rendre difficile sa mission de contrôle des actions du gouvernement. A cet effet, les députés partisans de la destitution ont demandé aux présidents du parlement de déclencher la procédure de destitution.

D’emblée dans son discours à l’ouverture de la seconde session ordinaire de l’année législative 2018, le 1er octobre dernier, le PAN Abdou Karim Meckassoua a promis de se battre jusqu’au bout quant à la procédure lancée par les députés pour le destituer du perchoir du parlement. Il a par la même occasion, qualifié son éventuelle destitution d’un véritable coup de force.

L’arrivée du député du 3ème arrondissement de Bangui, Abdou Karim Meckassoua, au perchoir du parlement centrafricain a créé des tensions entre les parlementaires, alors qu’il a été élu par ses pairs au nom de la cohésion sociale, et de par son expérience ainsi que de son riche carnet d’adresse.

Au fil de l’année suivant son l’élection au perchoir, le parlement est devenu un théâtre de bras de fer, de soupçon et d’accusations. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un couac surgisse au sein de la maison du peuple centrafricain.

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