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Centrafrique: du magouillage au perchoir du parlement national

Parlement centrafricain@photo Erick Ngaba

Parlement centrafricain@photo Erick Ngaba

Par Brice Mamadou 

Bangui 28 février 2019— (Ndjoni Sango) : L’Assemblée nationale de la République centrafricaine continue de vivre des vielles habitudes, des maux qui gangrènent la bonne marche de l’administration. Alors que la nomination du nouveau président de l’Assemblée Nationale, Laurent El-Hadji Gone Baba, a siccité beaucoup d’espoir, rien ne rassure sur la rupture dont on prône si bien que des textes régissant le fonctionnement de l’institution sont encore foulés à pied dans la procédure des nominations dans l’administration parlementaire.

Rien ne va plus au parlement centrafricain. Une tension latente surgit au sein des membres du bureau de la seconde haute institution de la République. Ces derniers temps, des nominations illicites se font enregistrées au sein de l’administration parlementaire, d’après des sources consultées par Ndjoni Sango.

Des sources parlementaires pointent du doigt accusateur le Président du parlement centrafricain d’avoir violé les textes statutaires et réglementaires de l’institution pour nommer certains fonctionnaires hors statut à des postes de responsabilités.

La nomination du Secrétaire Général Adjoint de l’Assemblée nationale, Robert Regandé, janvier dernier en est une illustration, soulignent les sources de Ndjoni Sango qui informe celui-ci est un fonctionnaire hors statut de l’Assemblée nationale.

« Le Secrétariat Général Adjoint est un poste qui revient aux fonctionnaires parlementaires hiérarchies A1. Et La nomination du SGA n’est jamais de la compétence du président en question mais de son premier Vice conformément à l’article 21 des textes régissant le fonctionnement et l’organisation des services publics parlementaires. D’ailleurs, il a nommé un fonctionnaire détaché  d’une autre institution, alors qu’on devrait promouvoir les fonctionnaires parlementaires», indique une source parlementaire souhaitant garder l’anonymat.

Les mêmes sources contactées par Ndjoni Sango, informent qu’un mouvement du personnel administratif du parlement est en cours mais qui, en principe, devrait être exécuté par le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale.

« Au lieu que ça soit le 1er Vice-président qui effectue ce mouvement, le Président fait une virgule sur le dos de son 1er Vice à travers le SGA qu’il a nommé par magouille, et les acolytes de ce dernier tel que le DGAAJ, Jean Didier Sezaungo, pour passer à l’acte », explique une autre source.

A en croire les sources proches du dossier, la magouille se trame au sein de l’institution en absence du 1er vice-président en mission, si bien qu’il y a eu ces derniers jours, d’après elles, des altercations entre les membres du bureau du parlement sur ce point, en attendant le retour du 1er vice.

Depuis 10 ans, déplorent les mêmes sources, le personnel administratif du parlement n’aurait pas bénéficié de la promotion. Comme par les pratiques d’une certaine époque, les présidents du parlement font gonfler l’effectif du personnel dans les services publics de l’institution, sans tenir compte des textes réglementaires.

Pour ces sources, les fonctionnaires hors statuts ne devraient pas bénéficier de la nomination à l’assemblée nationale à certains postes au détriment des fonctionnaires de l’institution en question. La rédaction de Ndjoni Sango a tenté en vain de rentrer en contact avec la partie concernée pour sa version des faits.

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