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Centrafrique : il faut éliminer Méckassoua pour qu’arrive le règne Touadera ?

le PAN Abdou Karim Meckassoua et VPAN Jean Symphorien Mapenzi

Lu pour vous

Jésus Matamorose

Décidemment, Abdou Karim Méckassoua est l’homme à abattre pour que vive la République. Décidemment, ce musulman qui occupe le perchoir de l’Assemblée Nationale, est un cadavre encombrant du régime de Faustin Archange Touadera tellement qu’il est partout et nulle-part. Lui, son coran et le PK5 qu’il habite sont un cauchemar sans cesse permanent dans l’esprit de la grande vallée des avatars, de mange-mils et des mangeurs de poulets crevés qui jurent sur le crâne de Lucifer qu’ils soutiennent Touadera. Diantre ! 2021 jusques à quand abuseras-tu de notre patience ! A l’heure du bilan, Méckassoua sera offert en victime expiatoire sur l’autel de « l’hyperprésidentialité » pour le salut du régime de Touadera. Ah politique quand tu nous tiens !

Mais qu’est-ce qui se passe au Temple du Peuple en ces temps qui sont les derniers ? L’Assemblée Nationale vit elle la mal gouvernance ? L’Assemblée Nationale a-t-elle été dépourvue de ses pouvoirs traditionnels entre autres le vote des lois et le contrôle des actions gouvernementales ? Cette sixième législature est-elle un fleuve où coule de l’argent à flot au bénéfice de son seul et unique Président Abdou Karim Méckassoua ?

Le commun des mortels ne semble rien comprendre et ne veut même rien savoir. Les vrais problèmes de la Centrafrique sont actuellement de deux ordres à savoir les groupes armés et le néocolonialisme volontaire ou involontaire, entretenu ou provoqué. Les tristement célèbres affaires « Dame Dékono » et « époux BEA » ne sont que de pan d’une gouvernance unique et inique dont les auteurs veulent faire porter la responsabilité au pauvre Président de l’Assemblée Nationale au nom d’une saugrenue « union sacrée » inventée par des catéchistes de la politique qui avaient trouvé le moment opportun pour vivre des prébendes de Faustin Archange Touadera.

Affaire Agnès Dékono, quand des imposteurs s’en mêlent…

L’affaire « Dame Dékono » met à nu le niveau d’aveuglement de tous ces apprentis sorciers et autres braqueurs de pacotille qui se donnent à cœur joie dans une sorte d’imposture dans le métier de journalistes. Ce que la presse refuse ou bien s’obstine à cacher, ce sont deux faits qui sont consubstantiels à cette affaire.

Primo, il est tout autant étonnant et choquant de voir que les médias louvoyés qui s’entichent de cette affaire, ne se soient pas donné de la peine de souligner que le PAN, dès son retour et à la connaissance du dossier, ait exigé à la fois qu’une enquête parlementaire doublée d’une enquête de la Cour des comptes soient diligentées, ce dans le but d’établir les responsabilités. Il aurait été élégant de s’interroger sur ces enquêtes qui, d’une part, incombe aux députés qui étaient attendus au tournant et d’autre part, est une obligation des autorités politiques actuelles de faire confiance à la Cour des comptes en recourant donc à ses offices.

Evidemment, lorsqu’un député repris de justice, au nom de son outrecuidance aussi bien caractérielle que caractérisée et parce qu’appartenant à la mouvance présidentielle, prend la parole pour dire qu’il n’y a pas eu détournement avant même que les enquêtes n’aient été ouvertes, c’est qu’il y a anguilles sous roche. Cela s’appelle de l’obstruction à la justice sauf qu’il n’avait qu’un petit doigt. Qui s’explique, s’accuse. De quoi avait-on peur ?

Et pourtant, une enquête, c’est bien ce qui pouvait déterminer les responsabilités et tous les députés associés à l’affaire ou ayant quelques doutes devraient coopérer et travailler à la manifestation de la vérité. Cette enquête, si elle venait d’avoir lieu, revêtirait une double conséquence juridique pour dame Dékono qui s’excite en ce moment mais pour y voir clair, il convient d’aborder le deuxième fait saillant que la presse occulte depuis le déclenchement de cette affaire.

Abdou Karim Méckassoua n’a jamais pris un arrêté de radiation de l’administration parlementaire ou de la fonction publique aux dépens de Dame Dékono. C’est seulement de ses fonctions de Chargé de Mission en matière du Genre que cette dame a été éjectée au nom du pouvoir discrétionnaire légalement reconnu au PAN.

La nomination de Dame Dékono au poste de Chargé de mission Genre au Cabinet de Méckassoua ne relève ni de son appartenance à la mouvance présidentielle ni de sa pulchrétude avérée ou encore de ses beaux yeux cachés derrière ses jolies et effarantes paires de lunettes. Jamais. Pourquoi jubiler alors que le juge administratif n’a prononcé qu’un sursis à exécution ? N’ayons pas peur des faits et analysons les froidement. Le PAN était-il tenu de s’en tenir aux conclusions d’un questionnaire qui avait été adressé à Dame Dékono par sieur Pampali en sa qualité de Directeur de Cabinet ? Absolument pas sinon prouvez le contraire juridiquement. Avait-on besoin d’adresser un questionnaire à cette dame ? Oui mais pas nécessairement.

D’ailleurs, les réponses maladroites, discourtoises et impétueuses qu’elle a fournies, expliquent clairement que dame Dékono n’en avait que faire d’un Directeur de Cabinet, fut-il un vieux routier de la politique et de l’administration centrafricaine. Le sursis n’est pas une absolution après une confession et puisqu’on est sur le terrain du droit, le PAN est en droit de porter l’affaire devant la haute juridiction administrative qui pourra prononcer l’extinction dudit sursis à exécution. Il se doit de veiller à ce qu’une enquête parlementaire et celle de la Cour des Comptes se fassent. En cas de conclusions accablantes, Dame Dékono perdra d’abord, définitivement le poste de Chargé de mission Genre, fera la prison et sera radiée de l’administration parlementaire. Qui vivra, verra…

Les sagas et frasques des BEA…

Les praticiens du droit administratif auraient mieux aimé qu’on leur parle de l’affaire « époux Bertin » mais non, ici et précisément dans ce cas, il est question de l’affaire « époux BEA », même si l’époux se prénomme Bertin. Et le grand bazar a commencé par le mari qui non content d’avoir été évincé de ses fonctions au sein du parlement africain, a cru bon convoquer la presse pour annoncer qu’il va lancer une pétition pour la destitution du PAN du perchoir de l’Assemblée Nationale.

Selon Bertin BEA, c’est à cause de Méckassoua qu’il a perdu ce poste. Curieusement, il faut destituer ce Méckassoua parce qu’il n’aurait pas tenu ses promesses envers ceux qui l’ont élu PAN notamment la dotation en véhicules. C’est quand même crasseux comme réflexion. Voilà des députés prêts à vendre leurs âmes et sacrifier leurs intérêts de la nation, pour peu qu’on leur promette vents et merveilles.

Et comme ils n’en ont pas eu du côté de Méckassoua, l’année suivante, ils sont allés se prostituer du côté de Touadera et c’est même à Boali dans la circonscription électorale de Bertin BEA que ces accidentés de députés ont définitivement perdu leur virginité politique. Ils ont la chance que le niveau d’instruction dans ce pays soit tel qu’ils peuvent se complaire dans n’importe quelle compromission sans être inquiétés parce que le peuple les laisse encore faire.

Ce qui est bien, c’est que le commun des mortels a noté le niveau de petitesse et de la pauvreté du sieur BEA qui, même étant Secrétaire Général d’un parti politique, ne sait pas qu’il y a un début et une fin, lorsqu’on est appelé à assumer une fonction. Il n’est pas le seul député de la nation. Ce même Bertin BEA devrait être député de Boali, membre du Parlement Africain, membre de la Commission Justice, Vérité, Réconciliation, Réparation, entremetteur de Bozizé et porteur de sacs-à-main de son épouse et quoi d’autres encore ? Le combat de Bertin BEA n’est donc ni idéologique ni moral, pas même politique.

C’est juste la recherche de l’appât. Tout pour lui, même s’il n’en mérite pas et rien pour les autres. Mais le cas le plus piteux et crapuleux, c’est celui de Dame Nadia BEA. Voilà une dame qui veut ériger la barbarie en mode de gouvernance à l’Assemblée Nationale. Parce qu’avant des députés se sucraient de billets d’avions et de frais de missions sans effectuer le déplacement prévu, il faut la laisser faire sinon, en sa qualité de Com-zone de Bimbo IV, elle va tout casser et faire sauter ce putain de baraque de l’Assemblée Nationale.

En fait, Nadia BEA avait tout cassé comme Idi Amine DADA pour venger son époux sinon, elle aurait pris la peine de recourir dignement aux procédures administratives afin que justice lui soit rendue. Cette Nadia qui a séparé Bertin BEA de sa première épouse vivant désormais en exil conjugal en France et de ses enfants, est bien une spécialiste de l’opération « J’arrache ».

Et comme cela ne suffisait pas, il faut porter ce chapeau au parti KNK de François Bozizé. Heureusement que le KNK a tellement de passifs qu’il n’aura que faire des frasques du couple BEA. Honnêtement, combien y a-t-il de cadres du KNK à l’Assemblée Nationale ? Méckassoua les avait-il nommés parce qu’ils leur avaient mis le couteau ou cou ? Alors d’où vient cette ingratitude de Wangrin ?

La face cachée de l’iceberg dans le projet de destitution de Méckassoua…

Le projet de destitution de Méckassoua de son siège du Président de l’Assemblée Nationale n’est pas une nouveauté. C’est depuis le premier jour qu’il était porté à la tête de cette institution que les velléités pour sa destitution sont nées chez les caciques de Touadera. Le premier renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale avait fait apparaître ce lugubre projet, le « Cœur uni » a été battu à plate couture malheureusement.

Pour le deuxième renouvellement, il fallait saouler les députés avec du chacapin pour qu’ils votent pour le « Cœur uni ». La mission confiée à Mapenzi et Dimbélet était qu’ils rendent ingouvernable le Bureau de l’Assemblée Nationale et par la suite, tout faire pour faire sauter Méckassoua qui sera seul contre tous dans ce bureau.

Des mois se sont écoulés et Sarandji et la bande des mercenaires politiques du « Cœur Uni » s’impatientent. Ainsi, pour le prochain Bureau, le 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale pressenti, différent de l’actuel, aura la lourde mission d’évincer Méckassoua avant la fin du mandat de Touadera. Un plan B est même concocté. Sarandji sera candidat aux législatives à Baoro afin de briguer la présidence de la 7e législature en 2021.

Mais quelles sont les réelles intentions de Touadera et les siens ? Pourquoi sont-ils pressés de sauter Méckassoua avant les prochaines élections ? Les empêche-t-il de gouverner ? Les empêche-t-il de restaurer la sécurité dans le pays ? Les empêche-t-il de voyager de par le monde ? Les empêche-t-il de prendre, deux trois, quatre, cinq femmes sans compter les maîtresses et sous-maîtresses ?

En vérité et en vérité, le régime de Touadera a été surpris par le pouvoir. Touadera n’a jamais eu un projet de société pour la République Centrafricaine. Ses partisans sont donc mis à défi. L’on s’est servi juste de sa profession de foi pour bâtir la Déclaration de Politique Générale de Sarandji devant les députés. C’est l’absence de Projet de société qui fait que le régime de Touadera patauge, car comment comprendre qu’ils ont les russes, les américains, les chinois, le ciel, la terre et l’enfer sans pour autant arriver à vaincre l’insécurité. Que de massacres sur des massacres qui se poursuivent au grand dam du peuple.

La gestion de pouvoir est bien plus qu’une simple dispensation de cours de mathématiques dans une petite salle de l’université de Bangui. Le pouvoir n’est pas un tracé géographique et ou une prévision climatologique avec des matériels vétustes du docteur Sarandji. Se crapahuter à Méckassoua pour justifier les échecs du régime actuel est une aberration, c’est un non-sens politique.

Pourquoi Touadera ne peut-il pas taper, ne serait-ce qu’une fois, du poing sur la table devant la myriade de groupes armés qui foisonnent dans le pays ? Est-il obligé de négocier avec eux ? Souhait-il réellement discuter avec eux ? Est-ce Méckassoua qui est incapable de condamner Abdoulaye Hissein dont le procès a été programmé à deux reprises et à deux reprises renvoyés ?

Voilà les vrais problèmes de notre société, tout le reste n’est que divagation émerveillée de l’esprit.

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