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Centrafrique: les revendications politique, militaire et socio-économique du FPRC pour le dialogue politique

Le chef de guerre Nourredine Adam, leader du FPRC

Le chef de guerre Nourredine Adam, leader du FPRC

Par Erick NGABA

Bangui 19 septembre 2018-Ndjoni Sango : Dans un document remis au panel des facilitateurs de l’Union africaine, et envoyé à notre rédaction, le mouvement rebelle Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) brandit des revendications en prélude au dialogue politique avec le gouvernement, à l’initiative de l’Union africaine. Ces revendications sont d’ordre politique, militaire et socio-économique.

Le gouvernement centrafricain a encore du pain sur la planche quant au problème des groupes armés. Bien que tous les 14 groupes armés actifs en Centrafrique manifestent leurs adhésions au processus de paix à travers le programme DDRR, certains qui se reprochent de quelques choses, cherchent à émettre conditions afin de garantir leur sort.

Mais au-dessus tout,  la volonté populaire, dont du peuple, doit primer. Le gouvernement ne va certainement pas insulter la mémoire des milliers des victimes du conflit militaro-politique afin de satisfaire les présumer criminels ne sont jamais satisfaits.

En effet, le FPRC, une faction ex Seleka dirigée par des chefs de guerre, Nourredine Adam et Abdoulaye Hissen, veut coût que coût imposer sa volonté. Ayant une position hostile au gouvernement malgré la nomination de ses 4 représentants au gouvernement et à la présidence, le FPRC continue de durcir sa position. Il a résumé ses revendications en trois volets. Il s’agit du volet politique, militaire et volet socio-économique.

Volet politique

Au premier point de ses revendications politique, le FPRC exige la négociation et la signature d’un nouvel accord politique sous l’égide de l’Union africaine dans un pays neutre débouchant sur selon ce mouvement rebelle, « la révision constitutionnelle, la redéfinition d’une nouvelle forme de l’Etat ».

Au second point, le FPRC estime qu’il faut redéfinir le terme minorité en Centrafrique et la reconnaissance de l’identité culturelle.

Au troisième point, il estime qu’il faut redéfinir le quota sur les revenues des ressources naturelles du sous-sol et énergétiques aux préfectures ou régions productrices.

Au quatrième point, il exige la mise en place d’un comité indépendant de suivi de l’application des accords entre les parties.

Sur le plan militaire

Dans son unique revendication militaire, le mouvement rebelle FPRC exige la refondation des forces de défense et de sécurité pluriethnique en RCA, dotée d’après le FPRC d’une nouvelle structure de commandement, de contrôle et composé d’effectif équitable des ex-combattants conformément à la résolution des Nations Unies et aux recommandations assorties du Forum de Bangui.

Sur le plan socio-économique

Aussi dans son unique revendication socio-économique, le FPRC exige la mise en œuvre des programmes d’urgence de développement dans la région du Nord-est, en mettant l’accent sur les infrastructures socio-économiques de base, notamment les routes, les écoles, les hôpitaux etc…

L’auteur de l’article :

Erick NGABA est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence professionnelle en Journalisme. Free-lance, il est le Directeur de Publication et Webmaster de ce site d’informations. Courrier : doctarngaba@gmail.com , +236 72614325

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