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Dialogue de Khartou: vers la conclusion d’un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés

Par Erick NGABA
Khartoum (Soudan) 3 février 2019—Ndjoni Sango : Le gouvernement centrafricaine et les leaders des 14 groupes armés ont enfin trouvé un consensus sur les revendications aux pourparlers pour la paix en Centrafrique. Après 10 jours de discussions et de tractations sous les auspices de l’Union africaine à Khartoum, les parties sont arrivées à un compromis permettant la signature prochaine d’un accord de paix à Bangui.

Les pourparlers de Khartoum tendent vers la fin. Un processus qui a duré deux de préparatifs tente de tirer à sa fin à travers la signature d’un accord de paix prévue à Bangui, dans la capitale centrafricaine, après les assises de Khartoum.

La première signature du protocole d’accord prévue aujourd’hui entre les parties prenantes aux discussions mettra fin à la première étape franchie. Pour les acteurs de ces discussions, l’essentiel est d’arriver à un consensus permettant de conclure un accord de paix.

«Nous pouvons dire que c’est l’unité, la concorde et la cohésion nationale retrouvés. C’est la paix qui a triomphé. Le peuple a gagné après la conclusion de cet accord très capitale pour l’avenir de la RCA», s’exclame Igor Ludovic Lamaka, porte-parole des Antibalaka.

Deux points culminants de revendications des groupes armés ont freiné les discussions. Ceux-ci ont revendiqué l’amnistie et un gouvernement d’union nationale pour la sortie de crise.

Un comité composé des parties impliquées s’est statué sur les deux points de revendications qui seraient écartés de l’accord, à en croire sources proches du dossier.

D’après ces mêmes sources, le comité a autrement défini la formule de l’amnistie et du gouvernement d’union nationale, points culminants des revendications des groupes armés.

«Amnistie ou pas amnistie, ce qui nous importe c’est la paix. Les autres considérations sont secondaires. Notre souci, c’est la paix retrouvée et la cohabitation qui est retrouvée», martèle Abakar Sabone, porte-parole du FPRC.

Ouverts le 24 janvier 2019 sous la houlette de l’Union africaine, les pourparlers de Khartoum sont considérés comme un dialogue de dernière chance pour la paix en Centrafrique.

Tous les principaux leaders des 14 groupes armés se sont retrouvés au tour de table de négociations grâce à l’appui stratégique de la Fédération de Russie.

Fin août 2018 à Khartoum, la Russie a réussi à réunir les principaux leaders des groupes armés qui ont signé une déclaration d’entente de paix.

Cette première rencontre a permis l’organisation de celle en cours entre le gouvernement et les groupes armés toujours à Khartoum.