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Dialogue de Khartoum: le rôle ambigu de l’Union africaine dans le processus de paix en Centrafrique

Panel des facilitateurs de l'UA-ONU-CEEAC aux pourparlers de Khartoum@Erick Ngaba Njoni Sango

Panel des facilitateurs de l’UA-ONU-CEEAC aux pourparlers de Khartoum@Erick Ngaba Njoni Sango

Par Erick NGABA

Khartoum (Soudan) 30 janvier 2019—Ndjoni Sango : Le processus de paix en Centrafrique à travers les pourparlers de Khartoum entre le gouvernement et les 14 groupes rebelles risquerait de prendre un coup. L’Union africaine qui gère ce processus avec les Nations unies tente de manœuvrer de manière dilatoire pour obstruer le processus, a-t-on appris des sources diplomatiques.

Le gouvernement centrafricain et les groupes rebelles entament depuis le 24 janvier 2019 à Khartoum des négociations en vue d’une sortie de crise en Centrafrique. Un accord de paix devrait être entériné entre les parties prenantes à la fin du processus.

De sources diplomatiques proches du dossier, des manœuvres se seraient faites pour rendre difficile ce processus de paix en Centrafrique, pays convoité par des puissances internationales pour ses innombrables richesses.

Pour illustration, le projet d’accord de paix qui devrait être signé entre les acteurs opposés, a été taillé sur mesure par le panel des facilitateurs de l’Union Africaine et de l’ONU respectivement représentée par l’Algérien Ismail Chergui et le Français Jean Pierre Lacroix.

« Nous n’avons pas compris la démarche de l’Union africaine et l’ONU depuis le début de ce processus. D’abord, la lourdeur de leur démarche qui fait perdre le temps inutilement, puis le draft de l’accord que nous devons signer avec le gouvernement a été fabriquer par ce panel sans tenir compte de nos attentes si non on devrait déjà finir les discutions et parapher le document. Il y a tellement de l’ambiguïté dans leur démarche fait peur quant au processus», a déploré une source proche des groupes armés qui requiert l’anonymat.

La démarche des facilitateurs de l’Union Africaine à Khartoum a emmené les représentants des groupes armés à rejeter le projet d’Accord proposé par le panel Union africaine. Les acteurs de ces pourparlers de paix s’inquiètent de l’indispensabilité de l’Union africaine dans la résolution de la crise en Centrafrique.

Ils doutent de la méthode de l’Union africaine dans la résolution des conflits sur le continent. L’instrumentalisation du processus orchestrée par les institutions internationales avec leurs représentants a entrainé un blocus dans l’avancement des discutions à Khartoum.

A en croire un diplomate africain proche du dossier de Khartoum, toutes ces manœuvres pourraient mettre en difficulté le gouvernement centrafricain dans la résolution de cette crise dont l’Union africain fait tourner au tour du pot.

Les pourparlers de Khartoum entre dans la phase décisive permettant aux parties prenantes de trouver un compromis sur les revendications des groupes rebelles. Plusieurs observateurs émettent de doute sur l’aboutissement de ce processus que gère le panel Union Africaine-Nations Unies.

C’est ce qui fait dire à certaines sources diplomatiques que les autorités centrafricaines « devront rester prudentes de peur d’être emmenées en bateau qui n’est pas à l’abri de chavirement ».

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