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RCA: ANA et ASVCP accusent la France dans l’affaire « retour de Bozizé »

Par Grâce NGBALEO

L'ancien chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé
L’ancien chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé

Bangui 19 décembre 2019—(Ndjoni Sango) : L’association des sans voix centrafricains pour la paix (ASVCP) et l’ONG internationale Aimons Notre Afrique (ANA) voient les mains invisibles de la France derrière le retour au bercail de l’ex présidé centrafricain, François Bozizé. Dans une déclaration commune rendue publique le mercredi 18 décembre 2019 à Bangui, ces deux organisations accusent la France, ex colonisateur de la RCA, de manigancer ce retour.

Le retour de  l’ex président de la RCA, François Bozizé,  a été annoncé depuis 2 jours  par son parti KNK et faisait échos sur certains médias internationaux. Tandis que la voie de rentrer reste un objet d’interrogation l’ANA et l’AVSVCP, parle d’un piège de  la France  dans le but de créer un soulèvement populaire.

« Nous trouvons que c’est un piège  pour la Centrafrique. Nous avons vu ca dans d’autres pays et nous demandons au peuple centrafricain de ne pas céder à la manipulation, parce que posez-vous la question de savoir comment est ce que le président Bozizé a pu quitter l’UNGANDA pour Bangui ? », s’interrogent Harouna Douamba président de l’ONG internationale ANA et  Thiery Lebene, chargé de stratégie  de l’ASVCP, dans leur déclaration conjointe.

En tant que  président fondateur d’un parti politique  on aurait souhaité qu’il rentre  officiellement et accueillit  par les membres de son parti,  au lieu de rentrer   d’une manière discrète ».

Sur la question d’extradition de Bozizé devant la CPI, se disent catégorique car le gouvernement ne s’inscrit pas dans cette logique de peur de créer encore une tension ethnique en plus de cette crise taxée de « religieuse ». 

« Nous sommes surpris d’entendre des mots d’extradition à la CPI, nous entendons la CPI qui veut collaborée avec le gouvernement pour extrader Bozizé, mais elle devrait arrêter Bozizé quant il était encore en exil, Touadera ne veut pas de prisonnier politique », ont-ils affirmé.

Bozizé était depuis en exil, à Kampala en Uganda son renversement par l’ex rébellion séléka en 2013. Et la nouvelle de son retour depuis le lundi 16 crée de brouille dans la capitale centrafricaine.