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RCA : Jean-Serge Bokassa, un ancien ministre révolté

Par Mamadou NGAÏNAM

Jean-Serge Bokassa, ancien ministre de la sécurité publique et opposant politique centrafricain@photo Erick Ngaba

Bangui 5 septembre 2019—(Ndjoni Sango) : Jean-Serge Bokassa est un exemple d’un homme politique opportuniste, il sait changer de position par rapport à la situation actuelle. Sa famille l’avait aidé à l’époque à entamer sa carrière. D’autre part, toutes les portes étaient ouvertes pour un fils de l’empereur Jean-Bedel Bokassa. Aujourd’hui, le fils Bokassa âgé de 47 ans est suffisamment expérimenté pour mener ses propres jeux politiques.

Il a participé aux scrutins présidentiels en 2016, et s’est fait éliminer au premier tour. L’homme politique trouve alors des astuces pour joindre l’équipe de Faustin-Archange Touadéra allant vers sa victoire et se voit bientôt nommer ministre de l’intérieur au sein du gouvernement du nouveau leader de la RCA. Cependant il quitte volontairement son poste en 2018.

Dès son départ du ministère, il se met à critiquer le gouvernement et les politiques du président Touadera. En mai 2019, Bokassa devient un des leaders d’une nouvelle plateforme d’opposition E-Zingo Biani.

Ce changement soudain de sa position serait probablement lié à l’élection présidentielle dont la date est fixée au 27 décembre 2020. Autrement dit, pour lui c’est un moment le plus opportun de révéler son insatisfaction imaginée qui est convenable à présenter aux masses populaires. Par la suite, il lui reste de dévoiler sa volonté de participer à la présidentielle à venir.

Quant aux ambitions de Bokassa, on ne se doute pas qu’elles ne soient diminuées. Il faut remarquer que, pour le moment, il lui serait difficile de songer aux besoins du peuple. Il est actuellement à Paris.

D’ailleurs, on ne se doute pas que l’activité de la plateforme politique E-Zingo Biani, trop réjouissante pour un mouvement qui existe depuis très peu de temps, soit financée par des forces françaises.

Il faudrait donc à la population de bien réfléchir sur la position à prendre. Or, si l’on compare, Jean-Serge n’a hérité que le nom de son père, mais pas sa sagesse en termes de gouvernance.

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