Entrez vos mots clés de recherche et appuyez sur Entrée.

RCA: la communauté peulh répond à Issa Bi Amadou, ministre du développement local

Par Erick  NGABA

Issa Bi Amadou, ministre chargé du développement localConseil national des chefs traditionnels peulhs

Bangui 17 octobre 2019— (Ndjoni Sango): La communauté peul de la région nord-ouest, zone contrôlée par le mouvement 3R, se désengage de la déclaration du ministre chargé du développement local, Issa Bi Amadou, qui a lancé un appel contre ce mouvement. A l’issue d’un conclave suite à la déclaration du ministre issu de cette communauté, les chefs de groupes des communes d’élevages ont dans une notre adressée au président de la République, se dissocient de cette déclaration.

Dans une note adressée le 4 octobre dernier à Sidiki Abass, leader du mouvement Retour Réclamation et Réhabilitation (3R), le ministre délégué, chargé du développement local, par ailleurs président du Conseil national des chefs traditionnels peulhs, Issa Bi Amadou, a appelé les peulhs et les éléments armés du mouvement à la défection.

A travers cette note dite de dénonciation des violations graves de l’accord de paix signé le 6 février 2019 à Bangui par le gouvernement et les 14 groupes armés dont le mouvement 3R,  le ministre chargé du développement local a informé d’une poursuite judiciaire contre Souleymane Bi Siddi dit  Sidiki Abass.

En réaction contre cette note, les chefs des groupes et les peulhs réunis en conclave à Degaule dans la sous-préfecture de Kouï le 7 octobre, dénoncent l’attitude du ministre Issa Bi Amadou,  nommé au gouvernement comme représentant du mouvement 3R.

En appelant le gouvernement et la communauté internationale à ne pas tomber dans un piège, ils ne sont pas associés à l’initiative personnelle du ministre Issa Bi.

« Monsieur Issa Bi Amadou est un élément proche du 3R. sa réaction est un engagement personnel. Nous ne sommes pas conviés », ont-ils indiqué dans leur note au président de la République, Faustin Archange Touadera.

Par ailleurs, ils appellent le gouvernement à se rendre dans la zone sous contrôle du mouvement 3R pour vérifier les faits. n

Commentaires

commentaires