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RCA : La MINUSCA ferme les yeux à la vente d’armes : à Birao, le FPRC réprime les trafiquants

Les Casques bleus de la Minusca, vue de la caricature

Par Hermann DOUMBA
Bangui 20 juillet 2019—(Ndjoni Sango) : Le 14 et 15 juillets, des affrontements ont eu lieu entre les groupes MLCJ et FPRC. L’incident s’est produit à Amfadock, où le groupe de Noureddine Adam a saisi une cargaison d’armes illégale.

Selon une source, les membres du MLCJ ont organisé une vente d’armes en provenance de Soudan dans le marché de Terfel se situant près de Birao. Le général du FPRC, Semka Abakar, déclare que c’est une troisième cargaison provenant de Soudan et destinée au MLCJ. Le FPRC avait prévenu le groupe à plusieurs reprises de cesser l’import des armes. Pourtant, l’avertissement n’a pas eu d’effet.

Les membres du FPRC se sont alors adressés à la MINUSCA et au Comité des sanctions. Il s’est trouvé finalement que les deux organisations demeuraient indifférentes à la livraison illégale d’armes en RCA.

Les raisons de leur comportement peuvent être de deux sortes : soit ceci est lié aux intérêts financiers de ces organisations corrompues, soit elles sont vraiment indifférentes envers le processus de paix.

Après la saisie de la cargaison organisée par FPRC, le leader du MLCJ a décidé d’assembler une équipe qui s’est rendue en 16 motos à Amfadock pour récupérer les armes. Un combat a eu lieu par la suite, 12 membres du MLCJ et 4 du FPRC sont morts.

A part les armes, les représentants du groupe de Noureddine Adam ont confisqué 8 kalachnikovs et des motos. Tous les objets saisis ont été transférés à la police de Birao.

Ainsi, FPRC a prouvé de nouveau son engagement à l’Accord de Khartoum. Le groupe surveille effectivement la sécurité sur les territoires contrôlés, démonte les barrières, il s’est pris en plus aux cargaisons illégales d’armes.

En même temps, la MINUSCA et le Comité des sanctions prouvent leur incompétence et indifférence absolues à l’égard des Centrafricains. Leur attitude insolente par rapport à la situation, même avec des preuves, signale que la présence des casques bleus et de l’ONU en Centrafrique a un objectif autre que le rétablissement de la paix.

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