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RCA : Vide autour de chef de fil de l’opposition Anicet Georges Dologuélé

Anicet Georges Dologuelé, président de l'URCA et chef de file de l'opposition@ photo Erick Ngaba

Anicet Georges Dologuelé, président de l’URCA et chef de file de l’opposition@ photo février 2016 Erick Ngaba

Par Mamadou NGAÏNAM

Bangui 28 août 2019—(Ndjoini Sango): Le parti l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) de Anicet Georges Dologuélé traverse une crise sans pareil avec des séries de démissions des membres fondateurs et du bureau politique dudit parti. Le chalengeur de Faustin Archange Touadera en 2016 accuse le régime de Bangui d’avoir monnayé ces départs en cascades.

C’est un feuilleton de mauvais goût pour le parti qui assure le fil de l’opposition en République Centrafricaine. Plusieurs cadres ont remis la clé de lutte politique au sein de cette formation politique lancée en 2014.

Les désormais ex rénovateurs accusent le leader de l’opposition de gestion peu orthodoxe, la non transparence dans la gestion du parti et la tenue des assises statutaires du parti. Anicet Georges Dologuélé tente malgré tout de minimiser la portée de la crise mais il ne se fait pas d’illusion.

Il accuse Faustin Archange Touadera d’avoir ourdi le départ à coup de Cfa. Selon lui, 40 millions de Cfa sont sortis de la caisse de l’Etat pour financer ce départ au sein de sa formation politique.

L’hémorragie est loin de prendre fin pour autant, certaines sources indiquent quelques des députés de l’URCA seraient aussi sur la liste de départ pour incompatibilité de gestion du parti.

Ces départs surviennent à un an des élections groupées de décembre 2020 où Anicet Georges Dologuélé fait figure d’Outsider. Le pouvoir de Bangui plus politique que le technocrate et financier a eu raison de ses ambitions en créant le vide autour de lui et de son parti.

Mais comment peut on expliquer le débacle politique de ce parti seulement 5 ans après sa naissance ?

En effet, l’URCA n’est pas un parti de lutte politique mais un rassemblement de circonstance fondé autour d’argent et des enveloppes distribués à la portée des mains à quelques mois des élections de sortie de crise de 2015.

Les opportunistes comme dans leur habitude ont sauté dessus faisant ainsi du beur, croyant ainsi qu’avec la politique de « Fa Ma Pa » dont il était le laudateur. C’est l’heure de l’illusion pour celui qui doit seulement peiner à convaincre sur sa gestion à la Primature en corolaire l’affaire 10% sur les dettes payées aux institutions de Breton Woods, mais doit cependant reconstituer le parti s’il veut vraiment entrer dans l’histoire positivement.

Le parti URCA est géré comme une entreprise personnelle par son président avec des contacts à l’extérieur. Mais avec cette crise qui va crescendo, l’espoir de Anicet Georges Dologuélé s’effrite et les débats électoraux s’annoncent bien chaux.

Retour à l’envoyeur

En 2018, Anicet Georges Dologuélé donnait un pic politique à Touadera en affirmant que « le problème en Centrafrique est que le fauteuil présidentiel est vide », aujourd’hui c’est le pouvoir qui crée le vide autour de lui. Le parcours du combattant ne fait que commencer et l’histoire du parti est en train de s’écrire.

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