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Catherine Samba Panza a enfin compris l’incapacité des forces internationales

Catherine Samba Panza, présidente de transition/ @presse prdtielle

Catherine Samba Panza, présidente de transition/ @presse prdtielle

Les autorités de la transition ont finalement donné raison à population qui ne cesse d’accuser les forces internationales en Centrafrique de leur incapacité et complicité.  Dans son adresse du 02 novembre 2015, à la nation, Catherine Samba Panza a pointé du doigt la force onusienne MINUCA et l’Opération française Sangaris de leur inaction face à la montée de violences à Bangui et a décidé d’armer les FACA.

La présidente centrafricaine de la transition est débordée par la situation qui prévaut dans le pays notamment la spirale de violence ces derniers temps dans la capitale. Elle se dit profondément consternée par cette situation ayant conduit à des pertes en vies humaines et à l’incendie des maisons d’habitation. Sur la question de l’inaction des forces internationales présentes dans le pays, Catherine Samba Panza n’y est pas allée avec le dos de la cuillère pour fustiger la MINUSCA et Sangaris qui ne l’inspirent pas finalement confiance. Elle a montré son mécontentement vis-à-vis de ces forces venues par rapport à leur attitude. En tant que de Chef suprême des armées, la présidente de la transition a demandé à la MINUSCA de remettre aux Forces armées centrafricaines (FACA) les armes de la défense nationale qui sont présentement en sa surveillance.

« En ma qualité de chef suprême des armées et de première garante de la sécurité du peuple centrafricain, j’ai demandé à la MINUSCA de être à la disposition de nos forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer les capacités d’actions de nos troupes engagées dans le combat. J’y veillerai personnellement » souligne la Cheffe de l’Etat de transition

En outres, elle a ajouté avoir également demandé aux forces internationales de redoubler d’efforts conformément à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies en utilisant les moyens forts aux côtés des forces de défense et de sécurité centrafricaines pour traquer, d’après elle, les auteurs de ces troubles et les mettre hors d’état de nuire.

Elle a enfin compris la complicité de la MINUSCA et Sangaris dont elle fait toujours confiance. Cela dit, le Chef suprême des armées centrafricaines a finalement pris conscience combien il est important de réarmer au plus vite les FACA et les déployer sur le théâtre d’opérations afin de mieux sécuriser les citoyens centrafricains même avec les moyens de bord.

Il n’est pas tard pour les autorités de la transition de réarmer les FACA pour traquer les extrémistes qui ont pour ambition d’empêcher le processus électoral enclenché dans le pays où l’on s’apprête à aller aux élections fin 2015. L’attitude des forces internationales qui jouent au rat et à la souris témoigne à suffisance que la stabilisation de la République centrafricaine par la MINUSCA, conformément aux dispositifs du Conseil de Sécurité des Nations unies, devient de l’utopie.

« Je ne peux tolérer que les Centrafricains soient manipulés à s’entretuer ainsi pour satisfaire des ambitions politiques personnelles des individus et des intérêts inavoués. La transition n’a pas vocation à durer. Il  n’y a pas une autre voie viable que celle qui consiste à ramener le pays à l’ordre constitutionnelle. Tous nos efforts jusqu’ici ne sont mus que par ce but ultime. Plus de 2 millions d’électeurs se sont inscrits sur les listes électorales, démontrant ainsi leur volonté d’aller aux élections » a renchéri Catherine Samba Panza.

Ainsi dit, les forces internationales en Centrafrique doivent, en toute intégrité et au respect des textes internationaux, appliquer les différentes résolutions du Conseil de Sécurité pour prouver leur volonté d’accompagner le peuple centrafricaine dans la résolution de crise dans le pays. Car jouer à la pyromanie c’est contribuer au calvaire du peuple centrafricain. Que la volonté de Catherine Samba Panza d’armer au plus vite les FACA ne soit pas une flatterie de discours mais plutôt une décision patriotique engageant la vie de la nation!

Eric NGABA

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