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Centrafrique : enfin la libération des trois otages de Baboua après 14 otages camerounais

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Les 3 otages à la présidence/@Photo présidence 

Ndjoni Sango (Bangui 25-07-16)

Par Eric NGABA

Les trois otages historiques de la République Centrafricaine à savoir le maire, le sous-préfet et le prêtre tous de la localité de Baboua à l’ouest du pays ont finalement recouvert la liberté. Après un an de captivité par le Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC) du chef rebelle Martin Koumtamadji Alias Miskine, les trois otages ont été libérés vendredi 22 juillet 2016.

En détention depuis le 15 juillet 2015 par les rebelles du FDPC, ces autorités locales de Baboua prises en otage ont passé un an entre les mains de leurs ravisseurs. Les raisons de leur kidnapping demeurent non élucidées.  Aussitôt libérés, les trois otages ont été soumis à un contrôle sanitaire dans la ville de Bouar avant d’être remis aux autorités préfectorales de la Nana-Mambéré. Aucune déclaration officielle des hautes autorités de Bangui n’est encore enregistrée suite à cette libération.

Dans un communiqué de presse du 23 juillet 2016, la Minusca réitère son appel à tous les groupes armés à renoncer à la violence d’une manière inconditionnelle et à s’insérer dans le processus de dialogue sur le DDR, initié par le gouvernement centrafricain pour le renforcement de la sécurité et l’établissement d’une paix durable en République Centrafricaine.

La libération des trois otages centrafricains vient 5 jours après celle des 14 otages camerounais retenus par ces mêmes terroristes du FDPC. Ces otages ont été remis aux autorités camerounaises après plus de deux ans de captivité dans la brousse.

Les actes de kidnapping perpétrés par les rebelles du FDPC et les extrémistes du KM5 dans le 3ème arrondissement de Bangui, démontrent à suffisance le caractère terroriste qui caricature ces hors-la-loi en République Centrafricaine. Car les prises d’otage, de surcroit kidnapping des autorités du pays, ne sont jamais de la nature centrafricaine. C’est là où la rupture prônée par les nouvelles autorités centrafricaines issues doit se faire avec fermeté rigueur pour qu’il y ait l’autorité de l’Etat. Car l’autorité de l’Etat dans un Etat souverain ne se négocie pas mais elle s’impose.

Eric NGABA/@Copyright: ndjonisango.net

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