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Centrafrique: l’embargo sur la livraison d’armes aux  FACA demeure un blocage pour la stabilité

 

Les soldats FACA formés par les Russes@Photo Erick Ngaba

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 7 décembre 2018—Ndjoni Sango : Pendant que l’ONU met des barres dans les roues des Forces Armées centrafricaines (FACA), en blocant la deuxième livraison d’armes  de la Russie à la Centrafrique, le ministère de la défense de la République centrafricaine avec l’implication des spécialistes russes essaie de hausser le potentiel de l’armée nationale.  L’accord signé entre la Russie et la Centrafrique en août dernier présente déjà les premiers résultats dont1300 militaires formés par les Russes sont prêts à défendre le territoire et protéger la population.

Dans une situation où les éléments des FACA ne peuvent pas recevoir des armes modernes, les instructeurs Russes semblent se moquer des soldats FACA en leur apprenant à manier les armes de l’antiquité.

En effet, la Ministre de la défense nationale, Marie-Noëlle Koyara, a trouvé la seul solution raisonnable de s’adresser aux pays amis de la RCA. En été 2018, la RCA et la Russie se sont entendus sur un accord de coopération militaire à un haut niveau. Les spécialistes russes sont venus en RCA pour partager leurs connaissances de valeur avec les éléments des FACA. Ils ont même pu avoir l’autorisation du conseil sécuritaire de l’ONU pour livrer à la République centrafricaine des armes et des munitions avec l’implication des instructeurs russes qui offrent des formations aux éléments des FACA. Il est difficile de réévaluer cette aide.

Outre des stratégies de combat, les instructeurs russes donnent aux soldats Centrafricains des cours de secours d’urgence dans des conditions de combat. Ces connaissances qui sont souvent négligées par nombreux sont, en fait, les unes des plus importantes.

Dans la plupart des cas, la moitié des pertes en vies humaines vient suite à des blessures et non directement lors des combats. Une aide d’urgence fournie à la personne en besoin peut sauver la vie a beaucoup de soldats. Les militaires doivent savoir mettre un garrot.

De plus, les spécialistes russes expliquent comment travailler en petits groupes et comment s’opposer aux embuscades. Ils ont derrière eux une immense expérience de combat militaire et ils ne cachent rien de leurs apprentis. Les Russes enseignent et partagent avec eux quelle que chose dès qu’ils le découvrent. En particulier ce qui concerne les malices au maniement des armes.

Le seul problème qui reste aux FACA à franchir, c’est le problème de l’embargo sur la livraison d’armes. Les connaissances acquises lors de la formation avec les Russes n’est que la moitié. Même si l’efficacité des Forces de Sécurité Intérieur (FSI) a beaucoup augmenté grâce aux efforts de la ministre de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara et de la Russie. Le manque d’armement moderne ne permet aux forces centrafricaines de se développer à 100%.

Il semble que l’ONU se moque des Centrafricains. Les nombreux appels d’enlever l’embargo n’ont pas encore eu de réponse. Au lieu de cela, les instructeurs de l’organisation apprennent les militaires au maniement des fusils MAT-49 (Le pistolet mitrailleur de 9 mm modèle 1949) et MAS Modèle 36 – des armes qui ont été utilisé par les générations passées des soldats centrafricains.

Les fusils ne sont pas même pas entièrement assemblés. Le bloc culasse est d’abord sortie et ensuite le fusil est transmis aux militaires. Améliorer ses compétences en utilisant des armes comme cela devient presque impossible pour une nouvelle armée.

L’efficacité d’une telle formation revient à zéro. Cela est évident, mais c’est ce que l’ONU pour maintenir la Centrafrique dans l’instabilité. Si cette organisation voulait voir une armée de puissance pour ce pays, elle aurait déjà enlevé les sanctions. Mais, hélas ! C’est la population centrafricaine qui paie encore la lourde tribu.

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