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Centrafrique : les habitants de KM5 pris en otage par des criminels armés

Nimery Matar alias Force leader criminel des autodéfenses du km5 à Bangui

Par Mamadou NGAÏNAM

Bangui 21 novembre 2018—Ndjoni Sango : Les groupes criminels qui écument le KM5, célèbre quartier du 3ème arrondissement de Bangui continuent d’imposer leurs lois. Les habitants du secteur sont pris en otage par ses escadrons de la mort qui ne sont pas inquiétés malgré la présence des casques bleus et des forces de sécurité intérieure. Pour illustration, ils ont imposé une ville morte au KM5 le mardi 20 novembre 2018, soit disant pour protester contre une attaque nocturne au domicile du leader criminel, Nimery Matar alias Force, le samedi dernier.

Le grand centre commercial de la capitale centrafricaine, le KM5, est fermé hier mardi à la surprise de plus d’un. Sur ordre des groupes criminels dont les autodéfenses, le commerce et la circulation sont suspendu au KM5 paralysant toutes les activités.

Pris en otage par un groupuscule de criminel, les habitants du secteur ont du mal à digérer cette ville morte imposée en raison d’une attaque nocturne le samedi dernier par des individus non encore identifiés à l’aide d’un drone.

C’est en se réveillant ce matin que les habitants du 3ème arrondissement de Bangui ont appris la nouvelle de la ville morte imposée par Nimery Matar Djamous alias Force et ses sbires qui règnent en maître absolu dans cette partie de Bangui.

D’après Youssouf alias You contacté par nos confrères du RJDH, la ville morte a été décrétée pour protester contre l’attaque de la maison de Force.

« Nous voulons exprimer notre mécontentement suite à l’explosion d’un engin explosif qui serait, à notre avis, un drone qui a causé des dégâts sur la maison de Force et sur quelques maisons mitoyennes » a-t-expliqué au RJDH.

Cette ville morte imposée est observée pendant une journée du mardi 20 novembre 2018. Tout le souhait des habitants est de voir le KM5 libéré de tous des groupes criminels qui prennent en otage les civils. Ce mercredi soir, des tirs nourris d’armes sont entendus dans le secteur dont on ignore encore le détail.

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