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Centrafrique : qui de la Minusca et du mercenaire Ali Ndarass doit imposer des conditions de sécurité ?

Les casques bleus de la Minusca à Bangui@Erick Ngaba

Par Mamamdou NGAÏNAM

La ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka décrétée « ville sans armes » par les Nations Unies est divisée en deux parties.  Celle qui est contrôlé par la mission onusienne (Minusca) et celle par les rebelles de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du mecén          aire nigérien  Ali Darras. Le chef de l’UPC, a interdit aux soldats de la paix de patrouiller le territoire sous son contrôle.

Mais pourquoi les militaires de la mission permettent-ils aux rebelles d’imposer leurs conditions ? La moitié de Bambari reste sans protection de la Minusca de facto. Outre la parenté du commandant du contingent mauritanien avec Ali Darras laisse suspecter le lien entre les soldats de la paix et les rebelles.

Les « casques bleus » ne contesteront pas l’interdiction du groupe militaro-politique et n’apparaîtront pas dans la partie de la ville sous leur contrôle. Mais après tout, c’est là que la MINUSCA est en Centrafrique d’appui le gouvernement à imposer la stabilité. La mission doit contrôler la situation là où les autorités centrafricaines ne peuvent pas le faire. Mais en réalité, il n’y a pas de contrôle.

Evidemment que les soldats de la paix n’essayent pas du tout de prendre contrôle de la situation. L’UPC se sent libre de faire ce qu’ils veulent, comme ça a était avant l’arrivée de la Minusca Souvent, ils n’exécutent pas leurs tâches et ils se trouvent à la base, informent les habitants.

Il y a seulement un mois l’ONG ANA à demander la Minusca de retirer le contingent mauritanien du pays. L’inexpérience de ces soldats ne leur permet pas de résister efficacement à la UPC et cela fait des morts parmi les civils.

Mais le leadership de la Minusca a décidé de ne pas tendre l’oreille au Centrafricains. Les Mauritaniens continuent d’occuper leurs postes. Comme les autres qui n’ont pas démontré leur efficacité. Apparemment, ils n’envisagent pas de protéger les gens et d’aider le gouvernement à contrôler le pays.

Rappelons que le 13 décembre 2018, l’ONU a prorogé le mandat de la mission Minusca, mais elle n’a pas modifié la composition des soldats de la paix. Alors qu’est-ce qui maintient la Minusca en RCA ? Le salaire ou peut-être les « casques bleus » poursuivent d’autres enjeux ? Il semble qu’ils n’attendent que la crise.

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