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RCA: de Kouï, Nièm-Yelewa et à Besson, la libre circulation est effective après la signature de l’accord de paix

Par Erick NGABA

des commerçants achéminant leurs marchandises au marché hebdomadaire de la commune de Nième 19 septembre 2019@ photo Erick Ngaba
des commerçants achéminant leurs marchandises au marché hebdomadaire de la commune de Nième 19 septembre 2019@ photo Erick Ngaba

Bangui 4 octobre 2019— (Ndjoni Sango): Les localités de la zone Ouest-nord de la République centrafricaine connaissent une amélioration de la situation sécuritaire après la signature de l’accord de paix le 6 février 2019 à Bangui, par le gouvernement et les 14 groupes armés. C’est le cas des localités des communes d’élevage de Kouï, Niem, Yelewa et Besson où la libre circulation des biens et des personnes devient effective, malgré la présence du mouvement 3R de Sidiki Abbas.  

Quelle que part, l’accord de Khartoum pour la paix en République centrafricaine constitue un vecteur de retour à la stabilité dans les localités du pays demeurant sous la coupe des groupes armés signataires dudit accord. Car, les clauses de l’accord font obligation aux parties signataires de faciliter la libre circulation, le retour de l’autorité de l’Etat, et l’élimination des barrières illégalement installées.

Une série de reportages de notre rédaction dans les communes de Kouï, Niem, Yelewa et Besson, a permis d’y toucher du doigt la réalité dans l’esprit de la mise en œuvre de l’accord signé le 6 février 2019 à Bangui. Il ressort de ce travail du terrain le retour de la stabilité dans ces localités en dépit de faible présence de l’Etat.

« Nous vivons bien en ce moment après la signature de Khartoum pour la paix chez. Toutes les communautés vivent ensemble en parfaite cohésion sociale. Je voudrais parler de chrétiens et musulmans, nous vivons tous ensemble. La population vie en paix, car il y a le calme dans la localité. Je ne vois pas un acte de banditisme dans la localité malgré la présence des éléments de 3R », a relaté François Docko, un père cultivateur de la commune de Nième.  

Cette amélioration de la situation est vérifiable à travers les marchés hebdomadaires qui s’organisent dans chaque commune. Des commerçants viennent de tous les horizons pour vendre les marchandises durant ces marchés sans être inquiétés. Ils viennent souvent du Cameroun, du Tchad et du Nigéria pour participer aux marchés hebdomadaires qui animent la région.

Au moment des marchés hebdomadaires, les commerçants quittent une localité pour une autre afin d’écouler leurs produits dont ils acheminent depuis les pays frontaliers précités.

Ce circuit commerçant anime la région ouest-nord, car les barrières illégales sont supprimées dans les localités susmentionnées.