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RCA: Oxfam ferme sa base à Batangafo suite à un braquage à main armée

Par Erick NGABA

Les déplacés à Hopitale de Batangafo
Les déplacés à Hopitale de Batangafo

Bangui 15 novembre 2019– (Ndjoni Sango) : Dans la nuit du 21 Octobre, la base Oxfam à Batangafo a été à nouveau la cible d’un braquage de la part d’hommes armés. Quatre agents du personnel de l’organisation ont été violenté, dont un grièvement, indique un communiqué d’Oxfam.

« Oxfam est en République Centrafricaine pour assurer une réponse humanitaire de qualité aux populations vulnérables. Mais cette insécurité nous empêche de remplir notre mandat », déplore Ferran Puig, directeur pays de Oxfam en République Centrafricaine, dans un communiqué de l’organisation datée d’aujourd’hui, sans donner les circonstances de l’incident.

« Nous sommes responsable pour la vie de notre staff, et il est inacceptable que les équipes Oxfam travaillent dans la crainte de la prochaine agression », a-t-il poursuivi.

« Nous remercions la mobilisation pacifique de la population et l’engagement des différents acteurs de la ville dans ces moments difficiles», a ajouté ledirecteur pays de Oxfam.

« C’est une situation très difficile pour Oxfam, mais nous nous voyons contraint à fermer la base de BatangafoUne réévaluation sera faite en début 2020», a conclu Puig.

Oxfam est présent à Batangafo depuis 2016, et gère des programmes de sécurité alimentaire (FSL), Eau et Assainissement et protection.

« Entre avril 2018 et mars 2019, Oxfam a fourni de l’assistance à presque 98 000 bénéficiaires à Batangafo », indique le communiqué.

Ce braquage n’est pas la première fois pour Oxfam, victime d’incidents à Batangafo en 2019. En avril, il y a eu une tentative d’intrusion dans la base. En juin, des individus armés ont violenté notre personnel. En juillet, un véhicule a été braqué. Les autres acteurs humanitaires de Batangafo ont aussi subi des nombreux incidents durant cette période.

La ville de Batangafo a demeure dans l’insécurité. Elle est depuis 2013, sous contrôle du mouvement rebelle MPC de Mahamat Alkatim, signataire de l’accord de paix du 6 février 2019.